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Morata le résistant

En difficulté depuis le début de l’Euro, Álvaro Morata semble remonter la pente doucement, mais sûrement. Un véritable parcours du combattant pour l’attaquant espagnol, peu épargné par les critiques acerbes venues de l’autre côté des Pyrénées.

En inscrivant le quatrième but de la Roja face à la Croatie en huitièmes de finale (3-5 ap), Álvaro Morata a fait taire les critiques liées à son niveau de jeu et enfin lancé un Euro qui prenait, jusque-là, des airs de cauchemar. Sa célébration rageuse poing serré témoigne de la ténacité d’un homme meurtri, poussé dans ses derniers retranchements. Celle d’un footballeur de 28 ans qui aura vécu une semaine éprouvante, condamné par la vindicte populaire.

Les jours sombres


Il aura suffi d’un face-à-face manqué contre la Suède pour qu’Álvaro Morata devienne la cible d’une machine à moquerie lancée à toute allure. Le match nul de l’Espagne (0-0) fait alors de lui le bouc émissaire d’un échec collectif que sa réalisation contre la Pologne (1-1) n’atténue en aucun point. «  Je n'ai pas dormi pendant neuf heures après le match contre la Pologne, confie-t-il dans un entretien accordé à la radio COPE. J'ai reçu des menaces de mort et de violentes insultes qui ne m'étaient pas simplement adressées, mais qui visaient également mes enfants et ma famille. » Le natif de Madrid n’est évidemment pas un buteur chevronné. Il manque parfois de finesse dans la zone de vérité, quand son physique imposant lui facilite rarement la tâche au moment de convertir ses occasions. Il n’en reste pas moins un attaquant de grande qualité, combatif et capable de belles fulgurances techniques. Dès lors, comment peut-on expliquer ce déferlement de haine, que même la bêtise humaine ne saurait justifier ?



À vrai dire, personne, encore moins son coéquipier Koke, ne semble comprendre : « Des limites ont été franchies. Mais que cherchent ces gens ? Jusqu'où irons-nous ? Après le match contre la Slovaquie, j’ai couru dans les vestiaires pour le prendre dans mes bras. C’est plus qu’un coéquipier, c’est mon ami et je serai toujours là pour lui. » Cette rencontre face à la Slovaquie marque en effet un autre tournant pour Morata. Hué par le public de La Cartuja à Séville durant son échauffement, il a, malgré lui, été contraint de garder son calme. « Durant l’échauffement, j’ai aperçu ma femme et mes enfants arriver en tribunes. Ils avaient des maillots floqués "Morata" et ont été sifflés par tout le stade. Vous imaginez ? Une femme seule et deux petits garçons qui se font insulter par des supporters ! » De supporters, il n’en est en réalité aucunement question. Une simple poignée d’imbéciles rejetant colère et frustration sur leur tête de Turc habituelle, sans se soucier des conséquences.

Courage et aérodromphobie


À l’image de son équipe, le numéro 7 a su faire le dos rond et monter en puissance au cours de la compétition. Faisant fi des critiques, il a su s’entourer des bonnes personnes pour résister à cette charge mentale. « Je tiens à remercier Joaquín Valdés (le psychologue de la sélection espagnole), s’émeut l’ancien Madrilène. C’est tellement apaisant de trouver une personne à votre écoute, qui vous comprend. » Loin de sa famille, l’avant-centre a en effet noué une véritable relation fraternelle avec celui qu’il considère comme son grand frère. C’est pourtant loin de ce contexte délicat que ce lien a vu le jour. « J’ai commencé à vraiment discuter avec lui en préparant l’Euro, racontait-il. La vérité, c’est que j’ai une phobie atroce de l’avion. J’en ai donc parlé à Joaquín, qui m’a énormément conseillé, et c’est de là que notre histoire est partie. » Alors au moment de faire face aux insultes et autres troubles personnels, les deux hommes ont naturellement su se trouver.



Sans se cacher, le joueur de la Juventus a ainsi pris conscience du rôle de son psychologue dans cette spirale noire. « Je n’étais pas en dépression, mais honnêtement, j’en étais tout proche. Il y avait tellement de commentaires négatifs que je n’osais plus ouvrir mon téléphone, j’avais peur. Le fait d’en avoir parlé m’a probablement sauvé. » Une fragilité assumée que les footballeurs osent rarement évoquer, souvent par crainte d’être moqués ou d’être jugés à tort, ironiquement victimes de leur statut de privilégiés. Tout cela, Morata l’a compris et en a fait une force. « Il y a quelques années j’aurais définitivement craqué, c’est sûr. Mais aujourd’hui, c’est différent. Peut-être parce que je mûris et que j’ai appris à me maîtriser. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai décidé de frapper le penalty contre les Slovaques, bien qu’il ait été manqué. Malgré ce qu’il s’est passé en début de match, j’ai tout fait pour rester impassible. » En quarts de finale face à la Suisse, un Álvaro Morata ragaillardi fera donc son apparition. Un garçon dévoué, qui, comme à son habitude, donnera tout pour son pays, peu importe le résultat et, surtout, peu importe les mots.

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    Par Adel Bentaha Propos d'Álvaro Morata tirés de la COPE.
    Propos de Koke tirés d'une conférence de presse.
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