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Mohamed Hamidi : « Je ne voulais pas d’un remake foot de Bienvenue chez les Ch’tis »

Dans son dernier film, le réalisateur Mohamed Hamidi (La Vache, Jusqu’ici tout va bien...) a choisi de mixer une histoire centrée autour d’héroïnes féminines avec un jeu cher à son cœur : le football. Emmenée par Kad Merad dans le rôle de l’entraîneur bienveillant, une équipe de filles va venir bousculer les codes dans le milieu très fermé du foot-district. Avec comme résultat, une vraie comédie populaire. Entretien passion avec le metteur en scène d’Une belle équipe, qui sort en salles ce mercredi.

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La thématique du football pratiqué par les femmes en France a récemment été mise en lumière à travers le long-métrage Comme des garçons, sorti en 2018. Il a joué un rôle dans la création d’Une belle équipe ?
Non, tout simplement parce que c’est une idée à laquelle j’ai commencé à réfléchir il y a de cela trois-quatre ans. D’ailleurs, quand j’ai su qu’un film sur les filles de Reims était en cours de développement, j’ai laissé mon projet en suspens. Les deux ne parlent pas de la même chose, le but d’Une belle équipe, c’était de faire un film avec des héroïnes féminines, bien avant même l’idée de parler de foot. Je voulais que des femmes soient représentées et mises en avant, utiliser cette énergie féminine en traitant le rapport des genres et l’équilibre entre les hommes et les femmes. Et cette comédie, au fond, elle cherche à savoir comment perturber les rôles de chacun et que chacun perde ses repères. Dans ce cas précis, ça intervient lorsque les filles prennent le pouvoir. Ce qui, dans le foot, n’est pas commun puisque c’est un milieu qui reste encore très machiste.

Vidéo

Il y a d’autres films qui t’ont inspiré malgré tout ?
Je voulais distinguer le jeu de la comédie. J’ai regardé beaucoup de films français récents comme Les Seigneurs, Les Petits Princes ou La Dream Team. Joue-la comme Beckham m’a aussi beaucoup marqué, mais j’ai également revu des films qui traitent d’autres sports, comme Le Stratège, où l’action se déroule dans le monde du football américain. Finalement, Une belle équipe est un peu un mélange de tout ça, mais aussi de souvenirs personnels. Les couleurs de Clourrières, la ville fictive dans laquelle a lieu l’histoire, sont celles de mon club d’enfance, le Stade de l’Est Pavillonnais, à Bondy.



Les couleurs Sang et Or ! Il faut le savoir, parce qu’au vu du cadre du film, qui se déroule dans le Nord de la France, on pense d’abord logiquement au RC Lens.
C’est vrai !
« J’ai joué avec Patrick Mboma et même avec Wilfried Mbappé au Stade de l’Est Pavillonnais, à Bondy. »
Mais ce sont bien celles d’un club bondynois. J’ai joué avec Patrick Mboma là-bas et même avec Wilfried Mbappé, qui avait commencé à l’AS Bondy, mais a fini par nous rejoindre. Même à notre échelle, on avait un petit mercato entre les deux clubs voisins, et par la suite, quelques noms ont fait une carrière en D1-D2. Il y a eu Mboma bien sûr, mais je pense aussi à Malik Hebbar, qui a joué au Red Star, à Nîmes, à Istres et même un peu au PSG. Et puis aujourd'hui, il y a Kylian.

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SUPER FILM ... #UneBonneÉquipe

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« Du foot, on en voit à longueur de journée à la télé et le rendu est super grâce à tout le matériel mis à disposition. Donc au cinéma, si tu ne fais pas mieux que ce à quoi l’œil est habitué, le spectateur va s’emmerder. C’est pour ça que je me suis entouré de Laurent Dayan, un chef-opérateur qui avait notamment bossé sur Didier. »
Pour l’écriture du scénario, tu t’es entouré de conseillères comme Léa Le Garrec, mais aussi de Corine Petit, qui tient d’ailleurs un petit rôle dans l’équipe. Et pour la partie technique ? On dit souvent que le foot est un sport difficile à filmer.
C’est vrai, parce que du foot, on en voit à longueur de journée à la télé et le rendu est super grâce à tout le matériel mis à disposition. Donc au cinéma, si tu ne fais pas mieux que ce à quoi l’œil est habitué, le spectateur va s’emmerder. C’est pour ça que je me suis entouré de Laurent Dayan, un chef-opérateur qui avait notamment bossé sur Didier. Et comme le film se déroule autour d’une équipe amateur, il fallait que techniquement, ça ne fasse pas trop « professionnel » , pour qu’il n’y ait pas de décalage entre le jeu pratiqué et les moyens mis en place.


Concrètement, ça se passait comment ?
On filmait les matchs avec une caméra à l’épaule et avec un petit quad. Ce que je ne voulais pas, c’était d’être au milieu du jeu, pour ne pas gêner les actions. Je voulais que ça joue. Le plus dur finalement, c’était de refaire les prises. Donc j’ai mis en scène des chorégraphies scénarisées avec Aurélie Meynard et Corine Petit, que chaque joueuse répétait d’abord seule, puis face aux adversaires. Ensuite, tout a été monté par Farid Kada qui a déjà monté des phases de foot. C’était important parce que c’est compliqué de retranscrire la dramaturgie et l’intensité d’un match, c’est beaucoup de boulot, on a énormément de rushs à exploiter. Je voulais éviter de tomber dans la facilité de l’enchaînement première - puis deuxième - mi-temps. Finalement, chaque match dure deux à trois minutes au total.



Ce côté amateur, c’est un peu un hommage au foot de ton enfance ?
Exactement, parce qu’il y a toujours des histoires à raconter autour du foot du dimanche. Dans mon cas, ça a fait partie de mon éducation, quasiment autant que l’école. Dans mon club, on était assez peu et le président venait nous ramasser devant chez nous à la cité pour être sûr qu’on assiste aux entraînements et aux matchs. Ce sont des éléments réels comme celui-là que j’ai eu envie de remettre dans mon film.


C’est quoi tes souvenirs de ballon quand tu étais jeune ?
Sans exagérer, pendant les vacances, on pouvait jouer huit à dix heures par jour. On sortait le matin et on rentrait à la tombée de la nuit. C’était le seul truc qui pouvait nous rassembler facilement et qui en plus rassurait nos parents, car ils nous voyaient jouer depuis leur fenêtre.

Il y avait des filles qui jouaient avec vous ?
Non. En dehors de quelques parties disputées dans la cour de l’école ou au centre de loisirs, on n'était qu’entre garçons. C’était une activité très genrée. J’ai six grandes sœurs, mais je n’ai jamais joué avec elles, elles avaient d’autres hobbys. Il devait y avoir une ou deux filles qui demandaient à jouer avec nous, mais c’était exceptionnel et d’ailleurs, elles se faisaient souvent mal voir par les autres filles !



L’environnement d’Une belle équipe n’a rien à voir avec celui dans lequel tu as grandi, au milieu des cités de Bondy. Au contraire, il a un côté très « gaulois » .
Je voulais qu’il se déroule dans un milieu populaire. Mais je ne voulais pas que la question du rapport hommes-femmes soit entachée de préjugés sur la banlieue. C’est un milieu que j’ai déjà exploré dans Jusqu’ici tout va bien. Là, je voulais que ce soit plus universel, et le cadre d’un petit village était parfait : on se connaît suffisamment pour pouvoir se juger et avoir des différends, mais aussi de l’intérêt pour l’autre. Parce que si tu montes une équipe de filles dans un club de garçons dans une grande ville, tout le monde s’en fout !

Ç'aurait malgré tout pu être ailleurs que dans le Nord.
Au départ, j’avais pensé au Grand Est. J’ai un oncle qui vit du côté d’Amnéville et c’est là que j’ai fait mes premiers repérages d’écriture, justement parce que je voulais ce milieu ouvrier, populaire, avec une usine qui révèle un grand passé avec le foot, qui rassemblait tout le monde, y compris ces jeunes vigoureux qui arrivaient d’Italie ou d’Algérie dans les années 1970 et se retrouvaient le soir et le dimanche pour taper la balle. Mais au cinéma, on a aussi l’impératif de l’image et à ce niveau-là, il n’y a rien de mieux que le Nord, qui a une forte identité visuelle. Dans l’Est malheureusement, les habitats sont moins marqués. Ce sont surtout des petits pavillons que tu pourrais aussi bien trouver à Melun ou à Dijon. On s’est donc établi à Vitry-en-Artois, autour de Douai. Lens n’était pas très loin, il y a d’ailleurs quelques clins d’œil au club dans le film.

Cependant, tu ne joues pas sur le côté « nordiste » du club.
Non, c’est vrai,
« Dans mon club, les mecs de ma cité côtoyaient des profs ! Ce n’est pas comme au tennis. C’est con, mais quand j’étais gamin, je ne pouvais pas jouer au tennis parce que c’était trop cher. »
il n’y a pas d’accent, pas de « biloute ! » , je ne voulais pas d’un remake foot de Bienvenue chez les Ch’tis. Ce qui m’intéressait, c’était la simplicité du football et sa dimension universelle. Même s’il s’est un peu « cleanisé » avec les années, ça reste encore aujourd’hui le seul cadre où le dimanche, tu verras un vrai brassage, avec le médecin et l’ouvrier assis côte à côte. Dans mon club, les mecs de ma cité côtoyaient des profs ! Ce n’est pas comme au tennis. C’est con, mais quand j’étais gamin, je ne pouvais pas jouer au tennis parce que c’était trop cher.



Pour finir, le film raconte l’histoire d’une équipe de filles qui va tenter de sauver un club de garçons et - sans dévoiler l’intrigue - pas mal de galères qu’elles rencontrent sont d’ordre administratif. Tu t’es renseigné sur le règlement de la FFF ? Un tel projet pourrait exister en vrai ?
J’ai effectivement consulté les textes et interrogé des journalistes, la vérité c’est qu’au-dessus de quinze ans, les filles ne peuvent rencontrer des garçons dans un championnat homologué. Ce qui signifie concrètement : pas de mixité au sein d’une équipe et donc, pas de mixité entre adversaires non plus.

C’est donc une histoire purement fictionnelle.
En France oui, mais dans le monde, il y a des endroits où les lignes commencent à bouger. Au Canada ou en Australie par exemple. Et d’ailleurs, quand on pose la question chez nous, les gens peinent à trouver une explication à cette situation.
« Franchement, pourquoi une fille super forte ne pourrait pas jouer dans l’équipe masculine de son village ? »
Franchement, pourquoi une fille super forte ne pourrait pas jouer dans l’équipe masculine de son village ? Regarde l’exemple des jeunes filles du FC Nantes qui gagnaient des matchs 40-0 et qu’on a empêché d’intégrer dans un championnat garçon. À la fin, elles s’emmerdent ! À l’échelon amateur, je crois sincèrement que la mixité peut se développer. Quand on a fait des repérages, on a rencontré les joueuses de Saint-Malo et certaines nous disaient qu’après les U15, elles devaient parfois faire 50 bornes pour trouver un club alors qu’il y avait une équipe masculine qui battait de l’aile juste à côté de chez elles. Ça n'est pas logique.



Propos recueillis par Julien Duez, à Montpellier Photos : Cinémed, Roger Do Minh - Quad Films - Gaumont - Kissfilms.
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