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Le carnet tactique de Liverpool-Real

Au terme d’une finale jouée sur un rythme dicté par son Real, Carlo Ancelotti a remporté samedi soir la quatrième Ligue des champions de sa carrière d’entraîneur et a vu ses piliers, notamment les poumons historiques de son milieu et les bras tentaculaires de son gardien, empêcher Liverpool de répéter les temps forts.

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Une scène pour l’histoire : alors que Clément Turpin siffle à trois reprises dans la nuit de Saint-Denis, deux hommes s’allongent instantanément sur la pelouse du Stade de France, séchés par l’émotion d’une conquête effroyable pour les nerfs et enivrante pour les esprits. Puis, un troisième s’approche. Il se couche sur le dos du premier, le serre dans ses bras et le fait tourner sur le gazon. Le second viendra quelques secondes plus tard se joindre à ses deux potes. Ces trois types ont déjà tout gagné ensemble, mais l’épopée qui a pris fin samedi soir, au bout d’une campagne marquée par une maîtrise mystique des temps forts et des temps faibles, ce qu'une finale où ils auront majoritairement su être les maîtres du temps a symbolisée, sera rangée dans un tiroir à part. Alors que les cotillons étaient en train de tomber sur les têtes, Dani Ceballos, entré dans les dernières minutes et qui a croqué une balle de 2-0 dans le temps additionnel, a tenu à préciser une chose : « Hier soir, ils jouaient tranquillement aux cartes, alors que je ne pouvais même pas dormir... » La force de l’habitude, sûrement, mais ainsi va la vie : samedi soir, le Real Madrid a une nouvelle fois pris un paquet de coups (24 tirs, dont 9 cadrés), vu Liverpool enchaîner les centres dans le vide (21 tentés pour 3 réussis) et Thibaut Courtois multiplier les exploits hors normes (quand trois coéquipiers vous sautent dessus après un arrêt, c'est en général bon signe, mais le patron de ce tournoi a également su grimper le plus haut col de sa saison avec calme et assurance, à l’image de son trio Modrić-Casemiro-Kroos, 98 ans cumulés. « Je crois qu’on a bien géré cette finale, a appuyé Carlo Ancelotti face à la presse après la rencontre. Les attaquants de Liverpool n’ont jamais réussi à prendre la profondeur dans le dos de notre défense. Lors des matchs précédents de notre campagne en Ligue des champions, j’ai pu douter, mais pas ce soir, ne serait-ce que parce qu’on n’a pas encaissé de but. » Le quatorzième sacre en C1 de l’histoire du club madrilène est bien plus qu’une simple histoire de chance. Cette finale en a été la preuve.

La guerre du sablier


Alors bien sûr, le Real Madrid a de nouveau moins tiré au but que son adversaire (4 tirs, 2 cadrés), mais il y a aussi eu quelque chose de bien différent cette fois : au cours de ce sommet qui n’en a pas été totalement un, la troupe d’Ancelotti n’a jamais vraiment semblé perdre la main sur la rencontre et s’est payé le luxe d’empêcher Liverpool d’enchaîner les temps forts. « Je respecte l’approche du Real. Ce qui compte dans le foot, c’est le résultat et on peut l’obtenir de différentes manières » , a salué, beau joueur, un Jürgen Klopp déjà battu par la Maison-Blanche en finale en 2018 et dont le groupe boucle la saison avec aucun but inscrit lors des trois finales qu’il a eu à disputer. Question : aujourd’hui, l’Allemand peut-il reprocher quelque chose à ses joueurs ? Rejouons le film d’une rencontre que les Reds ont d’abord attaqué tous crocs sortis, Jordan Henderson partant à la chasse à plusieurs reprises, notamment en direction de Toni Kroos, et le Real étant dans un premier temps condamné à allonger : un festin pour la paire Konaté-Van Dijk, qui s’est goinfrée et a poussé pour enfermer les Madrilènes dans leur camp une large partie de la première période (le Real n'a pas touché le moindre ballon dans la surface adverse lors des 35 premières minutes). Un problème pour le Real ? En aucun cas, seulement un temps de la rencontre comme un autre.


Mise en lumière sur cette séquence du rôle de bélier de Jordan Henderson : ici, le capitaine des Reds va sortir sur Courtois et forcer le gardien belge à s'allonger en catastrophe. Derrière, le ballon va être facilement récupéré par Van Dijk.


Autre aspect du plan défensif de Liverpool : la décision de confier une partie de la gestion de Vinicius à Ibrahima Konaté, qui a été impérial tout au long de la soirée, lorsque Alexander-Arnold sortait cadrer Ferland Mendy. Face à un Real asymétrique, Liverpool a pu se le permettre sans prendre trop de risques.


Car s’ils ont su forcer quelques relances blanches, les Reds ont en revanche échoué à prendre l’avantage dans un domaine essentiel face au Real : le contrôle du rythme. Une grande partie du scénario de cette finale s’est jouée sur ce point, dépliable en deux éléments. Le premier : passé le premier quart d’heure, les Madrilènes, qui ont une nouvelle fois dégagé au loin l’idée d’une structure fixe lors des phases avec ballon et dont le plan a été sans surprise de vouloir mettre coûte que coûte Vinicius Junior sur orbite, ont inversé le rapport de force en déchargeant un Casemiro brouillon balle au pied de la construction - un classique, le Real l’ayant notamment parfaitement fait lors de sa victoire contre Liverpool en 2021 - et en demandant à Modrić et Kroos, deux petits princes du sablier, de décrocher de part et d’autre d’Alaba et Militão pour faciliter les sorties de balle, puis ouvrir des espaces à l’intérieur et ainsi faire respirer leur boutique. Les idées des interprètes habituels, les jambes de Valverde, qui a dominé Robertson physiquement tout le match, l'audace de Carvajal et les précieux décrochages de Benzema ont ensuite fait le reste. Une séquence (18e), consécutive aux premières cartouches de Liverpool, a alors donné le ton et servi de bande-annonce à celle de l’ouverture du score.


18e minute : le Real a pris la mesure de l’organisation de Liverpool, Modrić et Kroos commencent à décrocher pour faire respirer le onze madrilène. On voit alors Kroos demander à Ferland Mendy de grimper d’un cran pour attirer Henderson.


Le Real se retrouve alors dans cette configuration : le bloc de Liverpool est un peu plus éparpillé, et des espaces vont s’ouvrir entre les lignes, où les Madrilènes vont rapidement être en surnombre.


Toni Kroos le sait et vient proposer un relais à Modrić...


... sur un pas, Modrić va alors pouvoir toucher Casemiro à gauche de Fabinho. Pendant ce temps, Robertson a grimpé sur Carvajal et un espace à attaquer s’est ouvert pour Valverde, placé dans le dos de Thiago...


... Casemiro l'a détecté et va parfaitement lancer le numéro 15 du Real, dont le ballon en profondeur pour Vinicius sera ensuite trop long.


Si ce premier élément a embrouillé Liverpool, pourtant deuxième équipe qui a le plus pressé et équipe qui a le plus taclé dans le dernier tiers adverse depuis le début de la compétition, dans la pose de son pressing, le second élément a avant tout reposé sur les Reds. À savoir : de nombreuses erreurs techniques lors des phases avec ballon, Trent Alexander-Arnold bouclant notamment la rencontre avec un petit 78% de passes réussies, et une incapacité à prendre à répétition de la vitesse à l’intérieur du jeu.

L'araignée Casemiro, les mains de Courtois


Il faut ici aussi inviter à la table le plan défensif du Real, qui, au contraire de sa demi-finale aller bordélique contre Manchester City, a refusé de s’ouvrir et a principalement avancé à l'aide d'un bloc bas, compact. Liverpool n’a alors connu aucune difficulté à progresser jusqu’au dernier tiers adverse, Fabinho a souvent pu jouer avec un cure-dent coincé entre les incisives, mais les Reds, principalement organisés en 4-2-4 (Henderson grimpant souvent d'un cran) pour faire face au 4-2-3-1 défensif du Real, n’ont jamais vraiment réussi à trouver de profondeur. Lors des rares séquences où ils ont réussi à le faire, Carvajal, aidé par Valverde, a souvent dévoré Luis Diaz et Casemiro, également chargé de contrôler les décrochages de Sadio Mané, a brillé dans ce qu’il sait faire de mieux : boucher les trous. « C’est le rôle d’un pivot, surtout au Real, expliquait le Brésilien cette semaine dans El Pais. Il faut se sacrifier pour les autres, ne pas être sous les feux des projecteurs. Les gens veulent marquer des buts, donner des passes décisives, faire des beaux gestes, mais moi, je dois me sacrifier, aider mes coéquipiers, voler des ballons... Parfois, le public ne voit pas ça (...), mais je pense que je cours encore plus aujourd’hui qu’il y a cinq ans. »


Le plan sans ballon du Real, où l’on voit un Fabinho libre d’avancer, mais aussi beaucoup de joueurs de Liverpool derrière le ballon et peu de possibilités de pénétrer le bloc madrilène.


Sur cette séquence, on voit l'implication permanente de Casemiro sans ballon, ici venu couvrir le dos de Carvajal, sorti au duel avec Luis Diaz, alors que Militão se charge de Mané au point de penalty.


Sur celle-ci, on le retrouve, au soutien de Militão, alors que Carvajal se replace.


Là, c'est un angle de passe d'Alexander-Arnold que Casemiro vient couvrir.


Avec le ballon, en revanche, le Brésilien est souvent le milieu le plus avancé, déchargé de la construction, seulement parfois utilisé pour combiner.


Évidemment, tout n’a pas été parfait côté Real, et Liverpool a su se créer de belles opportunités en première période grâce à quelques bonnes passes trouvées dans les bonnes zones par Robertson et Thiago. Ces zones, les deux demi-espaces autour de Casemiro derrière Modrić et Kroos, étaient connues avant la rencontre et ont été matraquées par d’autres adversaires du Real cette saison. C’est notamment là que Sadio Mané a été trouvé par Thiago avant de forcer Courtois à une parade miracle sur son poteau droit.


Modrić sort sur Thiago, un espace s’ouvre, Mané s’insère, et Casemiro le laisse seul. Militão est ici très loin, alors qu’il aurait pu prendre le relais de son pivot.


Autre situation, même problème, que le Real a ensuite corrigé en faisant grimper sa ligne défensive d’un cran.


En seconde période, la ligne défensive du Real a été moins passive et sur plusieurs séquences, on a vu Alaba, Militão et Carvajal venir agresser les offensifs reds.


Le bilan de la prestation défensive du Real, très rigoureux tout au long de la soirée, obsédé par la densification des couloirs (principalement côté Alexander-Arnold, pour contrôler ses lancements) et majoritairement impeccable dans la défense de sa surface (22 dégagements, une maîtrise des phases arrêtées), est néanmoins positif, même si cette approche minimaliste a souvent forcé le duo Benzema-Vinicius à des exploits et même si Thibaut Courtois a dû sortir le meilleur match de sa carrière. La dernière demi-heure, où Casemiro a fait grimper encore d’un cran sa copie, où Modrić est redescendu d'un cran défensivement et où la paire Alaba-Militão a continué son show, a été un modèle du genre, représentation parfaite de ce qu’est le Real d’Ancelotti : la photo d'un foot à l’état brut, joué par un groupe de potes, tous intimement convaincus de porter les couleurs d’un club au destin à part et de pouvoir créer de la magie à partir de rien. Il est impossible de le nier et la séquence du seul but de la rencontre l’a prouvé, si seulement il fallait encore le prouver.



Point de départ : une touche, côté gauche, joué par Ferland Mendy.


Dès la remise de Kroos, Liverpool va flancher une première fois sur une passe pied droit de l’ambidextre Ferland Mendy en direction de Militão, tout de suite pressé par Luis Diaz...


Malin, Militão lit parfaitement la situation, feinte une remise vers Courtois...


... et peut écarter vers Carvajal côté droit.


Phase 2 de la situation : après une bonne percussion de Carvajal, Modrić est trouvé côté droit par Casemiro, où il va être serré de près par Robertson et Luis Diaz...


Le Croate ne peut progresser, va alors reculer pour conserver le ballon et attendre le bon déplacement intérieur de Carvajal...


Sur la deuxième feinte de passe en retrait de la séquence, Modrić va réussir à éliminer trois joueurs de Liverpool...


... le décalage est ensuite fait. Cette fois, le Real a progressé côté droit et bousculé la répartition des rôles entre Van Dijk et Konaté. Au bout : le centre de Valverde va trouver Vinicius, lancé dans le dos d’Alexander-Arnold.


Au terme de cette campagne irréelle de C1, difficile de savoir la trace que laissera dans les esprits la victoire de ce Real, qui a survécu au sang-froid et à l'héroïsme plutôt qu'au contrôle permanent de ses rencontres (peut-il le faire sur 100% d'une rencontre, d'ailleurs ?). Si on n’est pas face à la meilleure équipe du plateau, on a sans aucun doute assisté à l’énième sacre d’un club qui ne se sent jamais autant chez lui que dans cette compétition. Ce succès a été celui des étincelles des hommes sur les circuits automatisés, la victoire d’une autre idée du jeu, de l'exploitation au maximum des forces d'un effectif, ce que Carlo Ancelotti, qui a su masquer les faiblesses de son groupe, a résumé simplement il y a quelques semaines : « Je me moque qu’on dise que le Real joue bien ou mal. Nous, ce qu’on veut, c’est gagner des titres. Tout le monde peut donner son avis, mais la réalité, ça reste les titres, les matchs. Le reste n’a pas d’importance. » Ainsi va la vie, au pays du Real : un pays où, plus qu'ailleurs, le football appartient avant tout aux footballeurs.

Dans Paris, une soirée à oublier pour les Reds


Par Maxime Brigand
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