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Le carnet tactique de France-Bosnie

Accrochée par la Bosnie (1-1) mercredi soir à Strasbourg, l’équipe de France a rapidement retrouvé ses mauvais réflexes de l’Euro dans une rencontre sans grande intensité que les Bleus ont bouclée en infériorité numérique. Mais comment dissiper ce flou persistant ?

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Il paraît que Didier Deschamps a cassé ses rétroviseurs. Du moins, c’est ce que le sélectionneur des Bleus s’entête à raconter depuis quelques jours, tout en alimentant ses sorties médiatiques d’un grand murmure : celui d’un retour à ce qui a fait les succès récents de l’équipe de France. « À l’arrivée, il vaut peut-être mieux être un peu moins brillants, mais plus solides » , soufflait-il ainsi à L’Équipe mi-août, à l’heure où il était invité à tirer le bilan d’un Euro dont ses hommes ont été évacués dès les huitièmes de finale. « Je ne suis pas là pour inventer quelque chose, poursuivait-il mardi, avant la rentrée internationale de sa troupe face à la Bosnie, en match de qualification à la Coupe du monde 2022. On va aller à l’essentiel, faire ce qu’on sait faire. L’objectif est clair : je m’attends à ce qu’on maîtrise le plus possible. Ça ne change pas le fait que je cherche toujours à avoir une équipe qui posera des problèmes à nos adversaires, mais sans que ce soit au détriment de notre solidité défensive. » Alors ? Alors, mercredi soir, l’équipe de France n’a répondu à aucun des deux objectifs fixés par son sélectionneur en n’étant pas spécialement solide défensivement et en livrant, ce qui est peut-être le plus préoccupant, l’une de ses prestations offensives les plus pauvres depuis longtemps (9 tirs, 2 cadrés). L’argument d’un Euro accident ne pourra tenir éternellement : ces Bleus avancent toujours à la liberté excessive, ne cessent de remettre leur destin entre les mains du pied droit de Paul Pogba et conjuguent encore le foot aux exploits individuels plutôt qu’aux réponses réfléchies. Mais jusqu’à quand ?

Le silence de la première ligne


Il est évidemment important, d’abord, de replacer ce nul face à la Bosnie (1-1), concédé au bout d’une seconde période quasiment disputée en intégralité à dix contre onze après l’expulsion de Jules Koundé pour un coup de serpe assez fou, dans son contexte. Un match de septembre n’étant pas un match de mars, Didier Deschamps doit jongler en cette rentrée entre les états de forme disparates des uns, les forfaits des autres et l’intégration de quelques nouvelles têtes. Pour ce premier match international de la saison, le boss tricolore a ainsi dû faire sans N’Golo Kanté, touché à la cheville, sans ses deux latéraux titulaires (Pavard et Hernandez) et avec la titularisation forcée d’un petit nouveau : Jordan Veretout, utilisé dans un rôle de sentinelle qui n’est pas le sien. On se dit que pour démêler les nœuds bosniens, cela aurait pu suffire, mais l’équipe de France reste l’équipe de France, et mercredi soir, à Strasbourg, on a retrouvé un spectacle habituel. Pendant 90 minutes, les Bleus, que Didier Deschamps refuse de blinder de consignes avec ballon par peur de brider leur créativité, ont tourné autour du bloc adverse et n’ont jamais vraiment sorti sur la table certains mécanismes du jeu de position qui semblent pourtant indispensables pour faire la différence et emballer la discussion face à un adversaire qu’il semble évident de dominer. Plus embêtant : comme à l’Euro, les joueurs français ont semblé être dans un entre-deux souvent sanctionné par des adversaires mieux organisés.


Difficile d’être rassuré, malgré un scénario imprévu, après ce retour aux affaires, tant l’équipe de France a répété certains mauvais réflexes de l’Euro. Premier d’entre eux : le retour d’une circulation prévisible, allant de Varane à son latéral droit, puis du latéral droit (Koundé mercredi soir) à Varane, qui décale Kimpembe, lequel écarte sur son latéral gauche (Digne mercredi soir), qui revient sur Kimpembe, qui redonne à Varane, avant que Pogba ne vienne surcharger une première ligne déjà bien encombrée... Comme souvent, les Bleus n’ont que trop rarement cherché à plonger là où les rencontres basculent - à l’intérieur du jeu - et il a fallu attendre la 26e minute pour enfin voir Presnel Kimpembe oser cette passe vers Kylian Mbappé. Une passe qui a été suivie d’une autre de Veretout vers Benzema et qui a été au départ d’un mouvement conclu par une frappe sur le poteau de Kylian Mbappé. Comme quoi, le risque peut payer.



Contre une Bosnie sérieuse et organisée en 5-3-2 sans ballon, dont le bloc n’a jamais été vraiment bousculé, ce mouvement a été une rareté, et l’équipe de France a plutôt cherché à éviter le cœur du jeu, Varane, Kimpembe et Veretout, qui a souvent décroché entre les deux centraux, se contentant principalement de passes latérales peu déstabilisantes et n’ayant aucun réel impact sur le rythme des échanges. Résultat, en surchargeant la relance, les Bleus se sont rapidement coupés de solutions plus hautes sur le terrain, ce qui est pourtant essentiel pour mettre à mal un bloc aussi compact que celui de la Bosnie.


Mercredi soir, l’équipe de France s’est souvent retrouvée dans cette configuration avec un Varane et un Kimpembe très proches de Veretout, ne permettant ainsi pas de profiter de la supériorité numérique créée (3 contre 2) face à la première ligne de pression de la Bosnie. Pogba et Lemar ont alors décroché avec excès, réduisant automatiquement le nombre de joueurs impliqués dans la phase offensive.


Symbole sur cette séquence : Raphaël Varane a tout le loisir de progresser balle au pied, mais va préférer jouer rapidement avec Paul Pogba, privant tout de suite la France d’une solution plus haute sur le terrain.


Sur le but de la Bosnie, on retrouve d’ailleurs au départ un décrochage inutile de Thomas Lemar (Varane n’est pas à l’écran, mais est plus bas encore, à droite de Veretout)...


... derrière, la passe du milieu de l’Atlético vers Veretout est imprécise et va être interceptée par Demirovic. Au bout, Džeko va ouvrir le score.


Conséquence naturelle : Paul Pogba a été condamné à évoluer très bas sur le terrain et a souvent dû se contenter de son jeu long (11 flèches tirées hier), arme première des Bleus pour avancer au-delà des quelques combinaisons entre le milieu de Manchester United et Benzema.

Dribbler pour exister


Autre réflexe de l’Euro : mercredi soir, le principal problème des Bleus aura été leur occupation des zones en phase offensive. À plusieurs reprises, on a ainsi vu Kylian Mbappé, Thomas Lemar et Lucas Digne se marcher sur les pieds, Antoine Griezmann complètement sortir du cadre, Benzema parfois décrocher sans que ses déplacements ne soient compensés... L’équipe de France a eu la tête à gauche, mais n’a jamais su se servir de ce pari, encore plus avec un Jules Koundé de nouveau positionné latéral droit, poste auquel il n’a aucun réel repère pour occuper parfaitement son couloir et auquel il a souvent été abandonné.


Après une récupération haute de Lucas Digne côté gauche, l’équipe de France va basculer côté droit sur cette séquence, mais Jules Koundé va se retrouver face... au vide.


Une minute plus tard, autre séquence, même constat : qui pour venir fixer l’axe et apporter une solution à Koundé, alors que Pogba semble mettre la pression en solitaire à la ligne défensive adverse ?


Au quart d’heure de jeu, autre mouvement : Thomas Lemar, Lucas Digne et Kylian Mbappé se rassemblent dans la même zone. Aucun mouvement, aucune profondeur, aucune occupation du demi-espace gauche : comment progresser ?


Autre souci : lorsqu'une situation de centre a été rendue possible, la France s’est souvent retrouvée en infériorité numérique dans la surface (4 contre 6 ici, Lemar étant derrière Pogba, au deuxième poteau).


Dans cette configuration, Kylian Mbappé a souvent été trouvé à l’arrêt, condamné au dribble pour exister (il en a réussi 4 sur 10 tentés). Plus important encore, l’association entre l’attaquant du PSG, Karim Benzema et Antoine Griezmann a encore été tout sauf fluide, le troisième nommé peinant même à plusieurs reprises à trouver la bonne hauteur pour respirer. Comme à l’Euro, la triplette a jonglé mercredi soir entre deux dispositions : l’une laissant la percussion à un Mbappé au large (bouchant alors automatiquement le couloir à Digne) et Griezmann se balader entre les lignes autour de Benzema ; l’autre voyant les trois hommes se rapprocher au maximum, ce qui nécessite d’avoir un latéral droit de métier, ce qu’est Nordi Mukiele, convoqué jeudi matin.


Rare séquence où Griezmann, Benzema et Mbappé se sont assemblés. Veretout peut toucher Griezmann, mais Lucas Digne est notamment trop loin pour attaquer la profondeur pendant que Thomas Lemar ne déclenche aucun appel.

La deuxième option semble celle recherchée par Deschamps et pourrait permettre, une fois le bon latéral droit trouvé, une meilleure occupation des zones et de la largeur, ce qui est un vieux casse-tête chez les Bleus et avait notamment été un problème face à la Hongrie à l’Euro, entre autres.

Choisir ou rouler dans le brouillard


Dernier souci majeur observé lors de cette rentrée : face à la Bosnie, l’équipe de France a de nouveau voyagé avec un bloc étiré sur une cinquantaine de mètres et a parfois laissé Pjanić, excellent mercredi soir, se marrer entre les lignes. Si Didier Deschamps souhaite laisser la liberté parler en phase offensive, cela ne peut être le cas en phase défensive, surtout si le sélectionneur des Bleus veut retrouver son imperméabilité passée. Il faut choisir : presser, être en bloc médian, être en bloc bas... Sur plusieurs séquences (une peu avant le quart d’heure de jeu, une autre en fin de première période), certains récents souvenirs ont alors été réanimés et plusieurs éléments semblaient ne pas avoir reçu les mêmes consignes.


Fin de premier quart d’heure et passe autorisée à Pjanić vers Demirovic, dont la déviation va ensuite laisser Džeko allumer au-dessus.


Sur cette séquence, Cimirot décroche, laisse Kolašinac monter dans son couloir et, sans pression, peut jouer avec Hadžiahmetović (88 ballons touchés mercredi soir) face au jeu et sans pression...


... Pjanić peut alors être trouvé, lui aussi libre alors que Lemar attend dans le rond central...


... quelques secondes plus tard, un triangle peut être installé dans le camp français, laissant toujours un Bosnien face au jeu et sans pression forte.


Petit soleil, malgré tout, de la soirée. Entré à la pause à la place d’un Thomas Lemar complètement hors sujet, Aurélien Tchouaméni a amené de la personnalité, une volonté de chasser, de la qualité technique (3 passes manquées seulement sur 27 tentées, 100% de réussite dans son jeu long, 3 interceptions) et a marqué des points alors que les Bleus étaient à dix. Il sera intéressant de le revoir, peut-être en 6 à la place de Veretout, plus habitué à jouer un cran plus haut et qui pourrait être vu dans un autre rôle aux côtés de Paul Pogba. C’est, au fond, toujours mieux de voir les joueurs à leur poste, et c’était une promesse de Didier Deschamps à l’Euro ( « mettre les joueurs dans leurs meilleures dispositions » ). Le déplacement en Ukraine et la réception de la Finlande serviront aussi à ça. Il y a quelques jours, Arrigo Sacchi disait dans L’Équipe ceci : « Cet été, la Nazionale a réalisé quelque chose de prodigieux. Ses joueurs en sont arrivés à l’intériorisation, c’est-à-dire à avoir des réponses automatiques. » Une histoire de synergie, de circuits répétés, de réflexes travaillés. L’inverse d’un Didier Deschamps qui disait il y a quelques jours : « Un plan, ça marche, ça marche pas... Quand ça marche pas, je fais en sorte de changer. Je ne vais pas m’entêter non plus. » Avant de tourner la page de l’Euro, même si le sélectionneur ne jure que par le résultat, il faudra choisir sa route. Au risque de rouler dans le brouillard.

Par Maxime Brigand
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