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Karius, une méchante commotion de plus

Atteint d’une commotion cérébrale pendant la finale de C1 à la suite d'un coup de coude de Sergio Ramos, Loris Karius n’aurait jamais dû continuer à jouer. Et sa blessure peut en partie expliquer les deux boulettes qu’il a commises. Mais le cas des commotions reste un problème encore trop pris à la légère dans le foot.

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Le communiqué est tombé. Et tous ceux qui se foutaient ouvertement de la tronche de Loris Karius ont caché la leur en lisant les quelques lignes de conclusion du texte. Touché à la tempe gauche par un coup de coude envoyé par Sergio Ramos au début de la seconde période de la Ligue des champions opposant Liverpool au Real Madrid, le portier était allé se plaindre directement à l’arbitre. Puis avait vécu un cauchemar en encaissant trois buts, donc deux consécutifs à ses boulettes.


Mais ce que personne ne savait à ce moment-là, c’est que le bonhomme venait d’être victime d'une commotion cérébrale. Et que « les principaux symptômes résiduels présentés par Karius suggèrent qu'il y a eu un dysfonctionnement de sa vision spatiale » , de « tels déficits » pouvant « affecte(r) (s)a performance  » , est-il écrit sur le document. Autrement dit, les deux bourdes du gardien ont pu être provoquées par sa blessure.

Vidéo

« Bien sûr que ses performances ont pu être influencées par ce coup. Donc on peut l’excuser, confirme Philippe de Smet, médecin au FC Nantes. Une commotion peut se traduire par pas mal de choses : une perte des repères, une diminution du champ visuel... » Bingo : sur l’ouverture du score de Karim Benzema, Karius semble mal apprécier la présence de l’attaquant juste à côté de lui.


Concernant les gants en peau de pêche – que bien d’autres malheureux ont déjà enfilés – observés sur le caramel du 3-1 signé Gareth Bale, la donne est moins évidente. Mais une baisse d’efficacité des sens peut évidemment avoir joué un rôle.


Reste que cela aurait pu être pire. Bien pire. « Une fois, j’ai vu un gardien faire réellement n’importe quoi et devenir complètement débile à la dernière minute d’un match, prend en exemple le médecin. Il est sorti de ses cages, alors qu’il n’avait absolument pas lieu de le faire, pour faucher un adversaire dans la surface. Ses partenaires disaient qu’il ne savait plus où il était... Mais ce manque de lucidité s’est ensuite justifié : il avait eu une commotion. Ce n’est pas étonnant que les footballeurs américains finissent tous par avoir des problèmes psychologiques... » Flippant.

Will Smith a déjà prévenu


Il suffit en effet de se poser devant le film Seul contre tous ou de jeter un œil sur la biographie du neurologiste américain Bennet Omalu pour se convaincre des conséquences effroyables des commotions cérébrales. « Au-delà de la performance sportive, Karius s’est surtout mis en danger, reprend Philippe de Smet. Il faut quand même savoir qu’une deuxième commotion subie dans les trois jours suivants la première multiplie les risques par dix. En d’autres termes, Karius courait le risque de mourir instantanément s’il prenait un deuxième coup. »


Seule chose rassurante dans l’histoire : Pepe, parti du Real en 2017, n’était pas sur la pelouse du stade olympique de Kiev. Plus sérieusement, voilà pourquoi la règle FIFA indique aujourd’hui que toute commotion envisagée est synonyme de sortie immédiate du terrain pour la victime. Une règle malheureusement pas toujours respectée dans le foot.

Coach vs Doc'


« C’est toujours un grand débat entre le staff technique et le staff médical. Car contrairement à d’autres blessures spectaculaires, une commotion ne se voit pas, regrette le médecin. Donc une rupture des ligaments croisés est très grave aux yeux de certains coachs, mais pas forcément la commotion. Pour nous, c’est facile de faire comprendre à l’entraîneur qu’il faut sortir le joueur s’étant fait les croisés, il suffit de lui dire. Mais si on lui demande de sortir un joueur pour une commotion, l’entraîneur risque de dire non. Il s’agit alors pour le staff médical de ne pas céder, mais des médecins acceptent malheureusement de négocier... »


Et l’ancien du Havre ou des jeunes de l’équipe de France de basket d’ajouter : « J’ai déjà eu le problème une fois dans ma carrière. Avec un gardien, d’ailleurs. À l’époque, ce n’était pas le médecin qui décidait. Maintenant, le médecin peut aller directement parler à l’arbitre, qui décide lui-même de sortir le joueur. » Est-ce à dire que Jürgen Klopp a refusé de remplacer Karius par Simon Mignolet ? Impossible de savoir.

À qui la faute ?


Impossible de savoir, parce que la commotion est très difficile à détecter. Le staff médical des Reds n’était donc sûrement pas au courant de la probabilité d’une commotion cérébrale concernant Karius. « Il y a cinq questions à poser, un test d’équilibre à réaliser... Si c’est une commotion légère, le joueur peut tout réussir. S’il y a le moindre signe, la règle exige de sortir le joueur. Mais je ne peux pas dire que le médecin de Liverpool est nul ! rigole Philippe de Smet. Parfois, une commotion ne se voit pas du tout. »


Surtout que le mal de tête, contrairement à la confusion et l’étourdissement, n’est pas le symptôme le plus fréquent. Et quand bien même la douleur devrait bourdonner, la perspective d’un sacre en C1 peut faire tout oublier. « Quand un joueur est focalisé sur son match, le cerveau fixe en priorité l’enjeu, et est capable d’oublier la douleur dans ce genre de situations, explique Romain Daniel, infirmier libéral spécialisé dans la douleur. L’influx douloureux est donc beaucoup moins ressenti. » Sacrée prise de tête.



Par Florian Cadu Propos de PdS et de RD recueillis par Florian Cadu
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