Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociaux MoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 9 Résultats Classements Options
Abonne-toi à SOFOOT Boutique (Photos, T-Shirt, goodies, etc.)
  1. // Euro 2020
  2. // Gr. A
  3. // Suisse-Turquie

Hakan Yakın : « Cette équipe de Suisse est décevante »

Ancien international suisse (87 sélections, 20 buts) et actuel entraîneur adjoint du FC Schaffhausen aux côtés de son frère Murat, Hakan Yakın revient sur les débuts compliqués de la Nati durant cet Euro et nous donne son regard sur le football local.

Modififié
Quelle opinion portez-vous sur le début de compétition de la Suisse ?
Notre début de compétition est vraiment loin d’être satisfaisant. Cette équipe de Suisse est décevante et méconnaissable. Lorsque l’on voit les joueurs qui composent le groupe et surtout l’expérience dont ils disposent, on se pose des questions sur le jeu produit. Ce n’est pas du tout habituel.

Qu’entendez-vous par « pas habituel » ?
C’est assez bizarre, je trouve. Ces dernières années, la Suisse a toujours eu pour habitude de gratter des points en début de tournoi, tant en Coupe du monde qu’à l’Euro, mais là, on sent que quelque chose coince. On va devoir jouer une finale avant l’heure pour arracher notre billet en huitièmes, et ça, ça nous met déjà sous pression.



Au vu des joueurs qui composent l’équipe, vous pensez qu’ils peuvent ou doivent faire mieux ?
Le constat est simple, nos joueurs évoluent dans les trois principaux championnats : l’Angleterre, l’Italie et l’Allemagne. Ils se connaissent tous et ont déjà disputé de grandes compétitions ensemble. Ce n’est donc pas normal, à mon sens, de se faire balader comme ça en début d’Euro. La défaite face aux Italiens est particulièrement marquante, elle se traduit par un manque de solutions et d’options. À aucun moment nous n'avons senti les joueurs capables de renverser la situation.

« La défaite face aux Italiens est particulièrement marquante, elle se traduit par un manque de solutions et d’options. »

La Suisse semble avoir plus de mal en championnat d’Europe qu’en Coupe du monde. Comment l’explique-t-on ?
L’Euro est la compétition la plus difficile à jouer avec des équipes de niveau à peu près égal. C’est donc plus compliqué pour certaines nations intermédiaires comme la nôtre de réaliser de bonnes performances. En Coupe du monde, c’est différent, et la Suisse a souvent su tirer son épingle du jeu. J’ai par exemple le souvenir de l’Euro 2004 où ce fut vraiment dur. Nous avions hérité d’un groupe avec la France, l’Angleterre et la Croatie : que vouliez-vous faire ? C’était impossible de s’en sortir. Et lorsque tu es éjecté d’un groupe comme ça, tu ne peux même pas être déçu en réalité, car le niveau est vraiment trop élevé.

La finale de groupe que vous évoquiez se déroulera face à la Turquie. C’est un match un peu particulier pour vous.
Évidemment, ce match aura une saveur particulière pour moi, compte tenu de mon histoire personnelle. Je ne prendrai cependant pas parti et je regarderai ce match d’un point de vue plutôt objectif. Après, ce qui serait bien, c’est que la Suisse accède au second tour.

En 2008, toujours à l’Euro, vous refusez d’ailleurs de célébrer un but inscrit contre la Turquie. C’était une marque de respect « obligatoire » ?
J’ai toujours eu un énorme respect pour la Turquie. C’est le pays d’origine de ma famille, celui de mes ancêtres, donc je garde énormément d’humilité à ce niveau. Mais il n’empêche que je suis suisse et que j’en suis extrêmement fier. J’ai choisi de représenter mon pays de naissance, celui qui m’a fait confiance et j’ai toujours fait en sorte de lui faire honneur.

« J’ai choisi de représenter mon pays de naissance, celui qui m’a fait confiance et j’ai toujours fait en sorte de lui faire honneur. »

La Suisse a toujours su bien accueillir les joueurs d’origine étrangère.
Vous savez, comme beaucoup de joueurs qui évoluent ou ont évolué avec la Nati, je suis un enfant d’immigrés. La Suisse a toujours été très bienveillante à ce niveau-là, et je pense que ça se voit même de l’extérieur. On ne peut qu’être fier de jouer pour ce pays, une vraie chance.

En résumé, il n’y a rien de mieux que de disputer un tournoi international ? Peu importe la nation.
Représenter son pays dans une compétition internationale reste la meilleure sensation pour un footballeur. Pour l’anecdote, c’est à l’occasion de la Coupe du monde 2006 que j’ai pu rencontrer Zinédine Zidane. Nous avions retrouvé la France en phase de groupes, et j’ai pu récupérer son maillot. Je ne voulais pas lui demander sur le terrain, alors je l’ai suivi jusqu’aux vestiaires, et il a été super sympa. Je le garde précieusement !

« Pour l’anecdote, c’est à l’occasion de la Coupe du monde 2006 que j’ai pu rencontrer Zinédine Zidane. Nous avions retrouvé la France en phase de groupes, et j’ai pu récupérer son maillot. »

Vous êtes issu de la fameuse génération 1975-1977, aux côtés de Patrick Müller, Johan Vogel, Stéphane Henchoz ou Alexander Frei. Quels souvenirs gardez-vous de cette époque ?
Des moments fabuleux ! Tous ceux que vous citez faisaient partie du gratin. L’équipe nationale connaissait un creux au début des années 2000, mais nous avons permis de la relancer. Après le Mondial 1994, les gens pensaient que la Suisse avait atteint le maximum de ses capacités. Heureusement, nous avons eu un groupe de joueurs issus de la même génération, qui a toujours évolué ensemble. Le premier exploit a été d’atteindre l’Euro, puis d’enchaîner avec une Coupe du monde. Il faut dire que nous étions dirigés par un génie en la personne de monsieur Köbi Kuhn. Il nous connaissait par cœur et faisait en sorte de créer un noyau dur. D’ailleurs, quand on regarde les différentes listes, on retrouvait souvent les mêmes joueurs.


Pensez-vous être supérieurs à la génération actuelle ?
C’est difficile à dire. Je dirais que c’est du 50/50. Nous étions d’excellents manieurs de ballon, mais nos footballeurs actuels sont beaucoup plus athlétiques. Ils courent plus vite et sont plus puissants. Donc ça reste compliqué de comparer ces deux époques.



L’un des points mémorables de votre longue carrière, c’est la relation étroite que vous entretenez avec votre frère Murat.
Tout ce que j’ai réalisé au cours de ma carrière, je l’ai fait en fonction de mon frère. Nous avons une confiance aveugle l’un en l’autre. Sur le terrain, nous avions à peine besoin de communiquer, tout était fluide. Murat a été et restera mon mentor. Je réalise d’ailleurs que j'ai toujours été collé à « Muri » au cours de nos carrières respectives. Il a été mon coéquipier en club et en sélection, puis mon entraîneur et aujourd’hui je suis son adjoint. C’est sûrement un fait inédit dans le football, mais c’est surtout un parcours incroyable !

« Sur le terrain, nous avions à peine besoin de communiquer, tout était fluide. Murat a été et restera mon mentor. »

Peut-on considérer Hakan Yakın comme une figure du football suisse ?
À ma petite échelle, je suis fier d’avoir accompli tant de choses pour le football de mon pays. Le rayonnement sportif suisse est surtout symbolisé par Roger Federer qui porte en lui beaucoup d’espoirs. Il faut également dire que la Suisse est un pays qui respecte énormément ses athlètes, donc parvenir à obtenir une reconnaissance internationale, même de moindre envergure, c’est un élément d’autant plus fort.

  • Analyse, paris à prendre & meilleurs bonus : Retrouvez notre pronostic Suisse - Turquie sur l'affiche de 18h !

    Propos recueillis par Adel Bentaha
    Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
  • Modifié


    Dans cet article


    Partenaires
    Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons
    Hier à 18:50 La justice donne raison à Canal contre beIN, la LFP réagit immédiatement 42
    Partenaires
    Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Olive & Tom MAILLOTS FOOT VINTAGE Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Tsugi
    Hier à 11:34 Football Manager intégrera bientôt le foot féminin 39
    Hier à 09:57 Libertadores : l'Olimpia Asunción sort l'Internacional aux tirs au but 12