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Danny Ings, Saint parmi les Saints

En déplacement à Southampton ce mardi, Arsenal aura à contenir l'un des plus redoutables canonniers du Royaume en la personne de Danny Ings. L'attaquant de 28 ans a planté 29 buts sur ses 50 derniers matchs de Premier League, rien que ça. Sacrée revanche pour un gamin qui avait été refusé par les Saints à cause de sa taille.

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1790. Voilà le nombre de jours qui se sont écoulés entre les deux premières capes de Danny Ings. Lancé en Lituanie à l’automne 2015 quand le sélectionneur national s'appelait encore Roy Hodgson, l'attaquant a dû patienter près de cinq ans pour renouer avec le maillot anglais, en septembre dernier. À l’image de son histoire avec les Three Lions, le natif de Winchester a connu une trajectoire loin d’être rectiligne. Mais Ings a surmonté chacun des obstacles qu’il a rencontrés comme un hurdler efface chaque haie qui se présente devant lui, à force de travail et de persévérance. Jusqu’à s’imposer comme l’un des meilleurs strikers outre-Manche.

Lever la tête, bomber le torse, sans cesse redoubler d'efforts


Le jeune Danny grandit à Netley, juste à côté de Southampton, en rêvant de porter le maillot des Saints. Premier coup sur la tête à l’âge de dix ans : le club du Hampshire le recale de son Academy, jugé trop petit. Chelsea n’en veut pas non plus, mais Ings se relève et retourne aux sources, savourant le plaisir simple de taper la balle avec le club amateur d’Itchen Tyro. Jusqu’à ses 15 ans, et un essai concluant à Bournemouth. Le pied est dans la porte, hors de question de laisser passer sa chance. Envoyé s'aguerrir à Dorchester, en sixième division, en 2010, il revient chez les Cherries remonté comme un coucou. Résultat : sept buts en League One entre janvier et avril 2011. Ingsy marque même en play-offs contre Huddersfield, mais son équipe s'inclinera aux tirs au but.



« Je savais qu’il allait jouer plus haut. Aussi haut qu’aujourd’hui, peut-être pas, mais il avait l’envie de travailler, se rappelle Mathieu Baudry. J’étais arrivé en janvier et au début, je ne jouais pas beaucoup, donc je faisais des exercices en plus à la fin des entraînements. Lui, il jouait, mais il faisait aussi de l’extra. On travaillait ensemble en un contre un, son jeu dos au but, la finition, etc. Il voulait vraiment progresser. En League One, il fallait se battre contre des mecs de 1,95m, mais il n’allait pas se laisser faire. Il y a des jeunes qui commencent à jouer et puis qui se laissent aller. Les gens te disent que tu es beau, tu te relâches un peu... mais lui a continué à travailler, à faire son truc. »

Ings n'accèdera pas au Championship avec Bournemouth, mais il y mettra les pieds avec Burnley, qui le recrute lors du mercato estival. « Certains joueurs le font savoir quand ils sont sur le point de partir. Lui est resté discret, il a même repris l’entraînement avec nous. Quand son transfert s’est fait, il est parti avec le respect de tout le monde. Jusqu’au dernier moment, il a été professionnel et très humble. C’était un bon gars, Danny. Un mec joyeux, qui aimait bien rigoler, danser... Dans les vestiaires, il faisait souvent du hip-hop. Il est plein d’énergie, et c’est pareil sur le terrain. »


Coups et blessures


Après deux sérieuses blessures chez les Clarets, Ings trouve son rythme de croisière : vingt buts en Championship en 2013-2014, une promotion en Premier League, et onze pions lors de sa première saison dans l'élite. Les portes du Liverpool FC s’ouvrent alors pour celui qui écumait encore les pelouses de D6 cinq ans auparavant. Le numéro 28 plante trois fois entre le 20 septembre et le 4 octobre 2015. Trois buts décisifs, notamment le dernier, dans le derby à Goodison Park (1-1). Sur un petit nuage, il honore dans la foulée sa première sélection en équipe d’Angleterre. La parenthèse enchantée prend brutalement fin deux jours plus tard, avec une rupture des croisés dès sa première séance d'entraînement sous Jürgen Klopp, tout juste nommé à la place de Brendan Rodgers.

Coup de massue supplémentaire un an plus tard : à peine revenu sur les terrains avec la réserve, une nouvelle blessure au genou le renvoie de longs mois à l'infirmerie. La chance n’est pas avec lui, mais la force, si. « Il possède une force de caractère fantastique, souligne Michael Beale, entraîneur des U23 des Reds à l’époque. Je me souviens qu'au cours de sa rééducation, il avait décidé de nager 34 kilomètres, comme un défi qu'il s'était fixé, afin de garder son corps en forme pour son retour. Il était extrêmement professionnel. Il aime son travail et vous le voyez chaque jour. C'était fantastique de travailler avec lui. »



« Après un match contre Ipswich où il avait inscrit un triplé, Mick McCarthy, le manager d'en face, était venu le féliciter dans le vestiaire, glisse le technicien, aujourd'hui membre du staff de Steven Gerrard aux Rangers. Danny a été excellent ce jour-là, mais c'est surtout par son attitude qu’il a brillé. C’était un match de réserve contre de jeunes joueurs, il n'avait rien à prouver, et il a montré sa classe. » Il n'aura malheureusement que trop peu l'occasion de se montrer une fois ses pépins physiques de côté, barré par l'infernal trio offensif formé par Sadio Mané, Roberto Firmino et Mo Salah.

Home sweet home


Après trois saisons et un total de 25 apparitions avec l'équipe première, Ings fait donc ses valises. Cap sur le Sud et... Southampton. Retour aux sources, retour au top. Depuis août 2019, seuls Jamie Vardy (34), Mohamed Salah (32) et Harry Kane (30) comptent plus de buts que lui en Premier League (29). En excluant les penaltys, il grille même la politesse à tous ses rivaux. « Ses plus grandes qualités sont sa lecture du jeu et son côté tranchant dans la surface. Il n'a pas peur de prendre un risque ou de tirer dans n'importe quelle position sur le terrain. Il a une confiance en sa capacité à marquer, que tout bon attaquant doit avoir » , juge Michael Beale.


« Il est tout le temps à fond, toujours en mouvement, appuie Mathieu Baudry. Quand il va presser le défenseur, tu vois l’intensité qu’il met. C’est très intense, ce qui est dur pour un défenseur. Il n’arrête pas. Il y a peut-être des joueurs plus talentueux, mais son état d’esprit et son application ont toujours été irréprochables, c’est ce qui fait la différence pour lui. » Un engagement qui rend la vie difficile à l’arrière-garde adverse, en témoigne son but contre Tottenham en 2019, fruit de son pressing devant Hugo Lloris.



Avec 7 buts et 3 passes décisives en 13 matchs de PL cette saison, Ings est sans surprise l'atout offensif n°1 de sa formation. Le pourcentage de victoire des Saints chute drastiquement en son absence : 37% de succès avec lui, 21% sans. D’où son retour en sélection, aussi, avec en prime son premier but international, d'un retourné remarqué face aux Gallois en octobre. « Ce qui lui arrive n’a rien d’un hasard, martèle Mathieu Baudry. Ça n’a pas été facile pour lui, ça n'a pas été un long fleuve tranquille. Après des épreuves comme celles qu’il a traversées, il y a beaucoup de joueurs qu’on ne reverrait plus. Mais il a continué à travailler. Même l’été, pendant ses vacances, il bosse avec un préparateur physique. On ne peut que lui tirer notre chapeau. »

Un sens du travail certainement transmis par son maçon de paternel, indissociable de sa réussite, à tel point que le torse du joueur arbore un tatouage représentant un père et son fils se donnant la main, le bambin tenant aussi un ballon. Recalé par les Saints quelques années plus tôt, l'attaquant en est devenu le phare. « Jouer pour l'équipe de chez moi, être là où nous sommes maintenant, battre tant de bonnes équipes, tout en marquant des buts, cela signifie tellement pour moi » , confiait-il au Daily Echo l'an passé. Comme le dit si bien le tatouage sur son bras gauche, « la différence entre l'impossible et le possible réside dans la détermination de l'homme » .



Par Quentin Ballue Tous propos recueillis par QB, sauf mentions.
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