- Serie A
- J34
- Atalanta-Lecce (1-1)
Lecce, en deuil et en colère

Le match de la honte ?
Trois jours après la mort brutale de Graziano Fiorita, physiothérapeute et ostéopathe du club depuis plus de 20 ans, Lecce a dû retourner sur le terrain. Son match face à l’Atalanta, initialement prévu vendredi soir, avait été reprogrammé à dimanche par la Ligue italienne. Un délai bien trop court selon le club, qui a dénoncé dans un communiqué « un manque de respect pour la grave douleur qui a frappé la famille, le club et les supporters de Lecce ».
« Une hiérarchie de la mort se dessine »
« Dans d’autres cas, tout aussi douloureux, des décisions plus raisonnables ont été prises. Une hiérarchie de la mort se dessine en fonction du blason du club touché ou, pire encore, en considération du rôle joué par la personne qui s’éteint », poursuit le texte, particulièrement amer.
Pour protester, Lecce a joué avec un maillot blanc, floqué d’un message sans ambiguïté : « Nessun valore, nessun colore » (« aucune valeur, aucune couleur »). Le club a également rendu hommage à son fidèle membre du staff pendant l’échauffement. « Nous porterons de nouveau notre maillot lorsque Graziano rentrera chez lui et sera honoré, comme il le mérite, par son peuple », a ajouté Lecce, précisant que la dépouille de Fiorita, père de quatre enfants, n’avait pas encore été rapatriée.
Le club est clair : « Ce match n’aurait pas dû se jouer aujourd’hui. Mais toutes les tentatives de report ont été cyniquement rejetées. Il faut remercier le ministre des Sports Andrea Abodi, qui a essayé jusqu’au bout, mais sans succès, de faire jouer le match à une date plus appropriée. »
L’Atalanta a exprimé ses condoléances en concédant le nul.
Gros suspense pour le maintien en Serie ACV

















































