- Mondial 2026
- Barrages
- Bosnie-Italie (1-1, 4-1 T.A.B.)
La gueule de bois de la presse italienne après l’élimination de la Nazionale

« Disastro Italia ». Nul besoin de traduire cette notification de La Repubblica, apparue sur les téléphones de millions d’Italiens sitôt le coup de sifflet final, pour comprendre la stupéfaction de la presse transalpine après la troisième absence de rang de la Nazionale à un Mondial.
Gode la Bosnia ai rigori: Italia fuori dai Mondiali per la terza volta di fila: VIA TUTTI ‼️😡 Buongiorno con la prima pagina di Tuttosport di mercoledì 1 aprile pic.twitter.com/7bxh1Te8o1
— Tuttosport (@tuttosport) April 1, 2026
Sur sa une, la Gazzetta dello Sport ne fait pas dans la dentelle, titrant « Tous à la maison », en cœur avec Tuttosport, qui lâche « Tous dehors ! ». « En profondeur, le football italien est au plus bas de son histoire : c’est une tragédie sportive née et construite en dehors du terrain », écrit le quotidien turinois en blâmant les responsables de la Fédé.
« La troisième apocalypse, la pire de toutes : l’élimination de l’Italie de la Coupe du monde devient la norme », regrette de son côté la Gazzetta dello Sport. Avant de rabâcher le constat, toujours le même, toujours aussi dramatique : « Nous en reparlerons en 2030, seize ans après notre dernière participation. Pour la première fois, des enfants grandiront sans jamais avoir vu l’Italie en Coupe du monde. »
« La qualification était devenue une question de dignité nationale »
Directeur du Corriere dello Sport, Ivan Zazzaroni pointe quant à lui « l’échec manifeste d’un système » : quand on manque un Mondial une fois, c’est peut-être un accident ; la troisième, « c’est une crise structurelle ». « La qualification était devenue une question de dignité nationale : ne pas participer à un tournoi ouvert à 48 nations (et 16 européennes, NDLR) est même humiliant », poursuit-il.
Plus poétique, la Repubblica utilise la métaphore musicale pour décrire la catastrophe : « C’est un déclin impressionnant, avec des chefs d’orchestre désorientés et des musiciens dépassés. Aurait-on mérité une petite épopée sur un terrain médiocre, sous les balcons ? Peut-être. On l’aurait prise, on l’aurait célébrée. […] Ce n’est pas l’échec d’un projet : c’est l’absence même de projet. »
Allez, on se console, l’Italie en a profité pour boycotter Poutine, le Qatar et Trump.
L’amertume de Spinazzola, 33 ans et toujours aucun MondialCMF














































