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Ces joueurs qui n’avaient pas gagné la Ligue des champions à 27 ans

Par Vincent Miffon
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Ces joueurs qui n’avaient pas gagné la Ligue des champions à 27 ans

La malédiction continue. À 27 ans, Kylian Mbappé n’a toujours pas soulevé la coupe aux grandes oreilles et a essuyé ce mercredi soir un nouvel échec après l’élimination du Real Madrid face au Bayern Munich. Mais avant le Kyks, d’autres joueurs n’avaient toujours pas remporté le Graal au même âge. On a retenu douze principaux noms.

  Gianluigi Buffon

Avec Ronaldo, c’est l’un des premiers noms auxquels on pense au moment d’évoquer les légendes malheureuses et malchanceuses en Ligue des champions. À 27 ans, en 2005, « Gigi » Buffon est déjà à la Juventus. Et il pue déjà la lose lorsque l’hymne de la C1 retentit, puisqu’il était déjà malheureux finaliste en 2003 face au Milan de Gattuso, Rui Costa et Shevchenko. Suivront deux autres face au Barça (2015) et au Real Madrid (2017). Le type a même été jusqu’à empêcher le PSG et Mbappé de la gagner en 2019 pour perpétuer la tradition. Le loser ultime.

  Zlatan Ibrahimović

En suédois, on dit « olycksdrabbad ». En français, on se contente de malchanceux. Zlatan Ibrahimović en C1, c’est une histoire de « je t’aime, moi non plus ». À 27 ans, le « Z » joue à l’Inter sous les ordres d’un certain José Mourinho, pas encore dépassé par le foot moderne. Éliminé dès les huitièmes de finale par Manchester United, le géant suédois part chez le champion d’Europe en titre, le Barça. Résultat ? L’Inter gagne la plus prestigieuse des compétitions de clubs dans la foulée en éliminant… Barcelone. Zlatan quitte le club catalan… qui retourne sur le toit du Vieux Continent quelques mois après son départ. Un chat noir.

  Ousmane Dembélé

Lui aussi n’avait pas encore la Ligue des champions à 27 ans. Une élimination inattendue face à la Roma en 2018, des humiliations face à Liverpool en 2019 (avec un joli raté à l’aller) et le Bayern en 2020 (8-2), une élimination contre son futur club, le PSG, en 2021, des passages en Ligue Europa en 2022 et 2023… Dembélé a longtemps galéré sur la scène continentale. Le pauvre a dû attendre ses 28 ans pour tout prendre. Mbappé a un an pour rattraper son grand pote.

  Zinédine Zidane

Ses trois sacres consécutifs en tant qu’entraîneur principal du Real Madrid nous font presque oublier que Zinédine Zidane a longtemps été fâché avec la compétition préférée de la Casa Blanca. Double finaliste avec la Juventus en 1997 et 1998, il perd les deux fois contre Dortmund (1-3) et l’éternel Real Madrid (0-1). Eh oui Zinédine, on ne gagne pas une C1 avec la Vieille Dame… Pour mettre fin à la frustration, Zizou s’en va à Madrid et gagne sa première coupe aux grandes oreilles à 29 ans, en 2002. Leverkusen, reprise de volée, calvitie de plus en plus creusée… Ça vous dit quelque chose ?

  Benjamin Nivet

Un chauve peut en cacher un autre. Presque aussi élégant que Zizou, mais pas la même carrière. Toujours en activité à 49 ans avec les vétérans de l’ESTAC, il n’a pas choisi le chemin le plus simple pour enfin soulever la C1. Faut peut-être commencer à se faire une raison. Mais peut-être qu’il la gagnera à 72 ans avec la nouvelle réforme de la retraite. En tout cas, on salue l’effort et la longévité.

  Thierry Henry

Une autre légende française. Comme ZZ, Thierry Henry a longtemps galéré à aller au bout en Ligue des champions. À 27 ans, Titi vient de se faire sortir dès les huitièmes de finale par le Bayern Munich de Martín Demichelis. Un an plus tard, il échoue en finale contre le Barça de Ronaldinho, Eto’o et Giuly (1-2). En huit ans avec les Gunners (1999-2007), le meilleur buteur de l’histoire du club londonien échoue à quatre reprises en huitièmes et deux fois en quarts. Arsenal est un club de losers qui ne transpire pas assez la gagne, il en a marre et choisit la facilité : il rejoint le Barça de Messi, gagne sa première C1 en 2009 à 31 ans et part prendre une retraite de rêve aux States et chez les New York Red Bull. Le type n’a aucun fun.

Franz Beckenbauer

Un Championnat d’Europe des nations avec la Mannschaft en 1972, trois sacres de champion d’Allemagne (1969, 1972 et 1973), quatre Coupes d’Allemagne entre 1966 et 1971, une Coupe des coupes en 1967 et même un enfant en 1968. Franz Beckenbauer a longtemps réussi tout ce qu’il a entrepris. Pourtant, la défunte légende du football allemand a aussi longtemps couru après la coupe aux grandes oreilles. Le gars a dû attendre ses 28 ans et l’année 1974 pour enfin décrocher une Coupe du monde et sa première C1. Finalement, il ira prendre trois Coupes des clubs champions de suite, dont une mythique face à l’AS Saint-Étienne le 12 mai 1976 à Glasgow. Parfois le foot, c’est comme le ketchup : ça vient pas même quand tu secoues, et puis d’un coup ça explose de partout.

  Robert Lewandowski

Une autre légende du Bayern que la C1 a longtemps fui. Malheureux finaliste avec le Borussia Dortmund en 2013 face au grand méchant bavarois (1-2), Robert Lewandowski rejoint le Bayern un an plus tard. Malgré des buts et des records à gogo, il échoue quatre fois en cinq saisons sur les clubs espagnols (Barça, Atlético et Real). Incapable de gagner la compétition reine dans un format normal, « Lewangoalski » a dû attendre ses 32 ans et le coup de pouce d’un virus pour aller gagner la « Covid Cup ». Une compétition au rabais avec des matchs secs et sans public. Un succès sans saveur.

Pelé et Maradona

C’est donc ça, votre roi du foot et votre dieu ? Même pas fichus d’aller chercher le trophée le plus prestigieux avec leur club. L’un a eu la frousse et a préféré rester quasiment toute sa vie au Brésil, l’autre préférait les soirées arrosées aux grandes soirées européennes. Ils ont beau compter quatre Coupes du monde à eux deux, ils ne peuvent pas être forts de partout.

Jimi Hendrix

Il n’y a pas que Maradona parmi les rock stars sans Ligue des champions. Virtuose de la guitare électrique, Jimi Hendrix n’a pas gagné la C1 à 27 ans. Ni après, malheureusement. Malgré des solos remarquables, aucun débordement côté gauche, aucun sauvetage, rien. Simplement le même numéro que Javier Pastore au PSG. Mais pas pour les mêmes raisons.

Joselu

Natif de Stuttgart mais international espagnol avec un nom on ne peut plus hispanophone. Une anomalie à l’image de sa carrière : Joselu a longtemps été un joueur anonyme à la carrière discrète et sans éclat. À 27 ans, l’attaquant espagnol joue le maintien au Deportivo La Corogne et est très loin de s’imaginer embrasser plus tendrement le trophée de la Ligue des champions que la belle-sœur de Carvajal (qui n’est autre que sa femme). Finalement, il accomplira son rêve à 34 ans. Prends-en de la graine, Kyky.

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