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Lens dompte Nice et soulève sa première Coupe de France !

Par Clément Gavard, au Stade de France
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Lens dompte Nice et soulève sa première Coupe de France !

Ce trophée après lequel le club courait depuis une éternité ne pouvait pas lui échapper. Le RC Lens a remporté la première Coupe de France de son histoire, ce vendredi soir au Stade de France, dans une finale qui n’aura pas toujours été simple face à Nice (3-1). La récompense d’une saison absolue pour l’équipe de Pierre Sage.

Lens 3-1 Nice

Buts : Thauvin (25e), Édouard (42e) et Sima (78e) pour les Sang et Or // Coulibaly (45e+3) pour le Gym

Après tout ce temps, le Racing Club de Lens peut enfin ramener la Coupe de France à la maison. C’était une anomalie, dans l’histoire du foot français, qu’un club de cette trempe n’ait jamais remporté cette magnifique vieille dame hexagonale plus que centenaire. C’est fait, les Sang et Or sont au paradis, au bout d’une soirée où le trophée ne pouvait pas leur échapper (3-1) et d’une saison où ce club, cette équipe et cette ville méritaient bien une telle récompense. L’OGC Nice s’est pourtant bien battu et n’a pas ressemblé à un potentiel relégué en Ligue 2, mais la vague lensoise était trop puissante, de la plaine du Stade de France à l’enceinte dyonisienne, largement acquise à la cause de Lens, et qui a pu chavirer de bonheur en célébrant le premier trophée majeur du siècle de leur club de cœur. Un match et un soir à mettre au musée. Une saison à placer au panthéon.

Thauvin, comme une icône

Il y avait tout pour vivre une grande finale, ou au moins une vraie finale. Celle-ci a vraiment pu commencer après un show toujours trop long, le temps de voir le président Emmanuel Macron raconter sa vie aux 22 joueurs sans apparaître sur les écrans géants pour limiter les sifflets. On ne peut pas renier la grande tradition de la Coupe de France ni occulter le stress d’entrer dans une telle soirée. Les guiboles lensoises étaient plus lourdes que celles niçoises, dont les membres du club n’avaient cessé de faire comprendre qu’ils n’avaient pas grand-chose à perdre, après avoir vu la famille de notre journaliste et ami Christophe Gleizes donner le coup d’envoi, avec des sourires, de la vie et l’envie de remercier l’irréprochable FFF sur cette affaire. Voilà pour le symbole, la place était libre pour le foot dans une atmosphère de rêve. Les Niçois auraient pu éteindre très rapidement l’immense majorité lensoise, Elye Wahi croquant deux belles occasions, dont une énorme après une mésentente entre Robin Risser et sa défense (3e, 14e), quand le troisième gardien des Bleus a dû sortir son gant ferme pour sortir la frappe de Sofiane Diop (21e) ou choper la tête de Dante (22e). Il y avait de meilleures manières pour entrer dans une finale, pour les Lensois.

La bande de Pierre Sage s’est peu à peu mise à l’endroit, profitant de la sérénité d’Ismaëlo Ganiou derrière pour se présenter sur les rampes de lancement pour Wahi. Lens pouvait enfin se tester, comme sur cette frappe d’Allan Saint-Maximin (12e) ou ce pétard de Mamadou Sangaré (17e). L’attaquant arrivé du Mexique a même manqué d’ouvrir le score après avoir éliminé Maxime Dupé sur une passe parfaite d’Odsonne Edouard, Kojo Peprah Oppong se trouvant sur le chemin de son tir qui n’était pas cadré (19e). Il suffisait d’une étincelle, du bon geste au bon moment et donc de Florian Thauvin. Tout est parti d’un contrôle de la poitrine de Matthieu Udol le long de la ligne et d’une passe qui était destinée à Adrien Thomasson, mais sur laquelle a sauté FloTov pour faire sa magie et enchaîner un contrôle semellle-frappe croisée pour tout débloquer (1-0, 25e). La célébration était au moins aussi iconique que le but dans l’histoire du Racing : un sprint à l’autre bout du terrain, pour poser devant un virage sang et or qui ne savait plus vraiment où il était.

Lens, petits frissons et grande récompense

Les fumigènes dans la tribune réservée aux Niçois ont laissé le Gym dans le brouillard, Melvin Bard passant plusieurs minutes au sol, Jonathan Clauss ne transformant pas la belle passe de Hicham Boudaoui (38e) et Risser dégainant encore l’arrêt sur un coup franc proche de Diop (45e+2). Dante et ses copains pouvaient bien commencer à fulminer contre l’arbitrage, Edouard a fait le boulot en plantant le deuxième. Un corner de Thauvin, encore lui, pour voir l’attaquant s’élever dans les airs et faire plier Dupé (2-0, 42e). Cela ressemblait au début (ou à la suite) du cauchemar pour le Gym, d’une longue soirée, redevenue intéressante à quelques secondes de la pause, quand le très jeune Djibril Coulibaly, 17 ans et 185 jours, est devenu le plus jeune buteur dans une finale de Coupe de France depuis plus de 100 ans en plaçant sa tête au premier poteau sur un corner de Jonathan Clauss (2-1, 45e+3).

Il y avait une quinzaine de minutes pour préparer Les Corons en tribunes et chasser les doutes dans les vestiaires, surtout que les Lensois sont revenus avec les mêmes hésitations que la première entame. Wahi a encore chauffé Risser (47e) et la foule nordiste devait gérer cette boule au ventre. Celle-ci a semblé un peu plus encombrante quand, sur un ballon anodin dans la surface, Antoine Mendy a bondi pour envoyer son coup de caboche sur la barre et voir le ballon rebondir devant la ligne (61e). C’était le signe que ça ne pouvait pas mal tourner pour Sage, qui a sans doute été plus inspiré que son homologue Claude Puel dans son coaching, le technicien azuréen sortant Diop, Coulibaly ou Bard. Les petites occasions de Thauvin, Thomasson ou Saud Abdulhamid étaient moins spectaculaires que le retour de Ganiou devant Wahi, célébré comme un but avec Risser.

Un but, un vrai, est arrivé pour délivrer tout ce petit monde et enterrer définitivement les espoirs niçois. L’angoisse de se faire remonter commençait à se dissiper et Thauvin, ovationné par tout un peuple à sa sortie, n’avait pas encore enfilé son survêtement quand il a vu Abdallah Sima se frayer un chemin vers la surface après une bévue de Dante pour marquer en déséquilibre (3-1, 78e). Les démons étaient partis et le poteau de Kevin Carlos (84e) restera anecdotique pour les deux camps, qui l’auront oublié cette nuit ou demain. La semaine à venir sera interminable pour Nice, qui jouera deux finales plutôt qu’une pour sa survie dans l’élite. Tout cela est loin pour Lens, dont la nuit, les jours à venir et la vie seront désormais éternels.


Lens (3-4-3) : Risser – Antonio, Ganiou, Sarr – Abdulhamid, Sangaré, Thomasson, Udol – Thauvin (Sotoca, 77e), Édouard (Sima, 65e), Saint-Maximin (Saïd, 65e). Entraîneur : Pierre Sage.

Nice (3-1-4-2) : Dupé – Mendy, Dante (Louchet, 80e), Oppong – Boudaoui – Clauss, Coulibaly (Sanson, 67e), Diop (Abdi, 67e), Bard (Kevin Carlos, 80e) – Cho (Boudache, 67e), Wahi. Entraîneur : Claude Puel.

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