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Un quinquennat de lose

Le 24 octobre 2013, il y a donc cinq ans et un jour, les Girondins venaient à bout de l’APOEL Nicosie grâce à un coup de tête d’Henrique. Depuis ? Le néant ou presque, puisque Bordeaux n’a depuis plus connu le succès en phase principale d’une compétition européenne.

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C’est ce qu’on appelle « une belle semaine de merde » . C’est ce qu’a dû se dire François Hollande en ce 24 octobre 2013. Entre une courbe du chômage qui ne veut fléchir, la petite Leonarda qui lui en fait voir de toutes les couleurs, les grosses fortunes qui lui en mettent plein la casquette pour sa taxe à 75%, Christiane Taubira qui se frite avec le FN, Ségolène Royal déguisée en Liberté guidant le peuple l’exhortant à faire preuve de courage, sans compter Bachar el-Assad qui reprend du terrain sur les rebelles... Ça fait beaucoup pour un seul homme. Mais une chose aura pu arracher un petit sourire à ce fan de football au moment de se poser sur son canapé : Lyon et Bordeaux, les deux clubs français engagés en Ligue Europa, ont gagné. Le premier contre les Slovènes de Rijeka (1-0), le second contre les Chypriotes de l’APOEL Nicosie (2-1). Pas des ogres continentaux, c’est sûr, mais en ces périodes de trouble, on apprend à se satisfaire de peu. Le problème, c’est que depuis, Bordeaux a enregistré lors d’un tour principal de compétition européenne autant de victoires que l’ancien président de la République. C’est-à-dire aucune.

Balbirophobie


Car dans cette édition 2013-2014, le dernier vainqueur de la Coupe de France est en plein freestyle. Têtes de série au milieu des poids lourds que sont l’Eintracht Francfort, le Maccabi Tel-Aviv et donc l’APOEL, les hommes de Francis Gillot ne peuvent donner tort à ceux qui regrettent que les clubs français prennent cette compétition à la légère. Après une gifle avec le recto de la main en Allemagne (3-0), puis le verso contre les Israéliens au retour (1-2), le match face aux Chypriotes n’est pas vraiment abordé comme celui qui permettra de se relancer dans la compétition. « Ce match de C3, je l’ai zappé, lâche l’entraîneur au lendemain de la défaite face au Maccabi. La L1 n’a rien à voir, il faut se rappeler ce que l’on a fait de bien contre Évian. L’année dernière, on s’est fait fracasser trois jours après nos exploits. [...] La C3 cette année, on ne peut pas la jouer, je ne vais pas inventer un effectif. » Voilà pour le condensé des excuses entendues pour justifier ce désintérêt, avec la particularité de s’appuyer sur des « exploits » passés. Lesquels ? Ceux conduisant à un huitième de finale perdu contre le Benfica, rien de bien méchant. Contre les Chypriotes, Henrique arrivera tout de même par mégarde à arracher la victoire à la dernière minute, sur un service de Diego Rolán. Oups, pardon. Derrière, Bordeaux prendra le soin de terminer dernier de son groupe, avec ces trois points qui font tache. Finalement, le club aquitain ne coulera pas en Ligue 1 et terminera à la septième place. Juste ce qu’il fallait pour ne pas se coltiner une nouvelle campagne européenne.


Pourtant, avec le mandat doré de Laurent Blanc, les Girondins avaient pris goût à ces soirées de semaine, atteignant les quarts de finale de Ligue des champions – avec le Bayern et la Juve au tableau de chasse, s’il vous plaît. Assez pour affirmer que Bordeaux est alors un club « à l’ADN européen » , ou du moins rien pour présupposer les déroutes à venir. En 2015, cette sixième place de L1 rendue qualificative par la razzia du PSG dans les coupes nationales est un cadeau empoisonné : après avoir rossé l’AEK Larnaca et le redoutable Kairat Almaty en tour préliminaire, les troupes de Willy Sagnol ne peuvent faire mieux qu’un bilan de 4 nuls et 2 défaites face à Liverpool, Sion et Kazan. En 2017, avec Jocelyn Gourvennec, les Bordelais sont enfin en phase avec leur philosophie, puisqu'ils évitent le ridicule en quittant la compétition dès les barrages face à Videoton. Benoît Costil feindra parfaitement la déception : « L’équipe a beaucoup travaillé pour jouer l’Europe. Et quand on arrive, on se réjouit de jouer l’Europe. Sur les deux matchs, nous, je dis bien nous, nous nous sommes enlevé cette possibilité de la jouer. C’est dommage pour tout le monde. » On y croirait presque.

La ferveur un soir de Bordeaux-Videoton

Bouchonné


Aujourd’hui, avec deux défaites en deux journées, le Bordeaux cuvée 2018 ne déroge pas à sa tradition et s’impose comme le dernier bastion du je-m’en-foutisme des clubs français en Ligue Europa. Au point qu’on ne donnait pas cher de sa peau cet été face à Ventspils, Marioupol ou La Gantoise. Visiblement, Gustavo Poyet n’a pas souhaité se débarrasser du fardeau européen, puisque avant de claquer la porte, l’Uruguayen a tenu à terroriser des clubs des anciennes républiques soviétiques et laisser ses successeurs tomber face à un mur dès les poules. Alors, quel est le problème ? Un effectif trop limité ? Peut-être. « L’effectif n’est pas une excuse, balaie David Bellion, joueur à Bordeaux entre 2007 et 2014. Combien de fois a-t-on pu voir des petites équipes faire des parcours incroyables ? Chaque année, il y a des performances. » En parallèle de ces campagnes souvent chaotiques, les Girondins ont pu assister aux petits frissons vécus par Lyon, Guingamp, Saint-Étienne ou Marseille dans la compétition.



Et pendant ce temps, la sclérose a eu le temps de s’installer dans les tribunes de Chaban-Delmas, puis du Matmut-Atlantique, trop souvent clairsemées les jeudis soir. « Les performances de Bordeaux sont à l’image des mentalités en France, j’ai vécu à l’étranger et c’est totalement différent, résume Bellion. Les clubs français jouent trop souvent pour ne pas perdre. Dans le vestiaire, les coachs ont tendance à répéter : "Quand on n’a pas le ballon, on fait comme ça", "l’essentiel, c’est de bien défendre", etc. » L’essentiel, cette saison, serait déjà d'éviter de terminer une nouvelle fois à la dernière place d’un groupe composée de Copenhague, du Slavia Prague et du Zénith Saint-Pétersbourg. Et ça passe déjà par retrouver la saveur d’une victoire automnale en C3. On peut bien s’autoriser ce petit plaisir une fois tous les cinq ans.



Par Clément Gavard et Mathieu Rollinger Propos de David Bellion recueillis par CG
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