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Bielsa : « L’autocritique révèle les meilleurs »

Depuis maintenant de nombreuses années, Marcelo Bielsa a choisi de ne plus accorder d’interview à la presse, par souci d’équité et de justice entre les médias. Par souci de justice et d’équité envers Marcelo Bielsa, So Foot publie les transcriptions in extenso de ses conférences de presse avec Leeds United. Cinquième, Leeds peut reprendre son trône de leader en cas de victoire à Wigan dimanche après-midi.

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Douglas a joué avec les U23. Est-ce que cela signifie qu’il va jouer dimanche ?
Oui.

Qu’est-ce que Douglas apporte de différent par rapport aux autres latéraux gauches ?
Je ne fais pas de comparaisons, mais je peux vous parler des vertus de Douglas. Vous êtes déjà familiers avec ses capacités, mais je veux bien le répéter. Il possède un excellent pied gauche, particulièrement sur les coups de pied arrêtés et les centres. Ses passes vers l’intérieur et sa capacité à combiner avec ses adversaires sont ses grandes forces. C’est un joueur d’expérience, son niveau global est toujours assez bon et si ce niveau change, c’est toujours vers le meilleur.

En matière de note, c’est donc plus un 7 qu’un 6 ?
(Sourire de Bielsa.) Oui.

Du côté droit, Ayling et Berardi sont absents. Vous avez dit avoir été impressionné par le travail de Dallas dans cette position. Vous le pensez capable d’assumer ce rôle ?
Oui, il jouera. Il contribue réellement au jeu offensif et assure une très bonne première passe. C’est un joueur dynamique, capable de s’adapter rapidement au jeu que nous proposons.

Samu Sáiz n’a pas démarré en tant que titulaire lors du dernier match. Est-il déçu ? De manière plus générale, comment assurez-vous la gestion des joueurs qui passent du onze titulaire au banc des remplaçants ?
Sáiz est un excellent joueur, le plus déséquilibrant au sein de notre équipe. Il est le seul joueur à détenir cette caractéristique dans notre groupe. En prenant en compte les matchs de cette saison, mais aussi ceux de la saison passée que j’ai tous vus en intégralité...

(Bielsa demande à Lamrani de bien traduire un passage clé de son explication.)

Je ne vous fournis pas une simple opinion sur la saison dernière, mais des éléments réels, car j’ai observé tous les matchs de Leeds. Il est le joueur qui crée le plus de déséquilibre dans les phases offensives. Lors du dernier match, la passe la plus importante dans l’action qui amène le but est faite par Samu Sáiz. Sa dernière passe est la plus agressive que nous possédons ici. Après lui avoir fait tant d'éloges, vous devez vous demander pourquoi il ne joue pas. Il ne joue pas parce qu’une compétition de 46 matchs entraîne des hauts et des bas. Parfois, il faut expliquer pourquoi Sáiz est dehors, et d’autres fois Forshaw. Cela explique pourquoi une équipe représente bien plus que onze joueurs.

Pensez-vous que les rivaux apprennent des méthodes pour neutraliser ou frustrer votre jeu ?
(Bielsa profite de la traduction pour s’ouvrir une bouteille d’eau, prendre deux grosses gorgées et refermer la bouteille méthodiquement.)
De toute évidence, la majorité des équipes qui nous affrontent agissent de manière à imposer leur propre style. En principe, le football est créé afin d’observer la régulation de la création et c’est en cela qu’il est le sport le plus suivi au monde : en raison de la beauté esthétique de son jeu et du fait d'engendrer une primauté que le football conserve.
« Naturellement, le fait de jouer nécessite la bonne réalisation. Mais aujourd’hui, vous avez l’autre alternative : profiter de l’erreur. À partir de là, quel est le risque ? Que le spectateur se mette à changer de sport. »
Mais avec le temps qui passe, la victoire a pris le dessus sur la beauté du jeu. Jusqu’à une certaine époque, la beauté du jeu était le chemin le plus court pour parvenir au triomphe. Aujourd’hui, vous avez d’autres moyens, et tous sont aussi réglementaires que valides. Par exemple, certaines équipes réduisent leur temps de jeu au sol et augmentent les ballons aériens, pensent plus convenable de ne pas garder la balle plutôt que de la posséder. Et quand vous n’avez pas la balle, vous n’avez plus qu’un objectif. Est-ce que vous le connaissez cet objectif ?

(Le journaliste s’essaie à une réponse.)

Sans avoir la balle, vous n’allez rien créer...
Si je vous ai donné cette question, il y a une réponse. La réponse, c’est que l’équipe qui ne possède pas la balle ne se trompe pas. Voilà la vraie raison. Naturellement, le fait de jouer nécessite la bonne réalisation. Mais aujourd’hui, vous avez l’autre alternative : profiter de l’erreur. À partir de là, quel est le risque ? Que le spectateur se mette à changer de sport. Écoutez, je ne suis pas un spécialiste dans le domaine de la NBA, mais le règlement évolue pour éviter la spéculation, ou du moins qu’elle ne prédomine pas. Les autorités du football sont en train d’évoluer à la manière d’une justice envers les arbitres, comme la VAR. Mais ce que les autorités du football n’arrivent pas à contrecarrer, c’est de pénaliser la réduction du jeu de manière intentionnelle. (Il boit une nouvelle gorgée d’eau.) Ce n’est pas parce qu’il n’essaie pas de l’empêcher, car la règle des six secondes imposées au gardien montre clairement que le spectateur souhaite voir les équipes jouer.
« Si le temps est interrompu de manière constante, dix minutes supplémentaires ne vont rien changer avec une telle segmentation. Je ne me plains pas. Je comprends parfaitement que ce processus puisse se passer, et mon obligation est de m’adapter à résoudre cela. D’ailleurs, je ne suis pas un puriste et je ne renie pas que parfois, il soit bon d’agir ainsi. »
Mais il y a de nombreux recours autorisés par les règles qui permettent de réduire ce jeu. Dès lors, quelle parade possède l’arbitre dans ce cas ? Le temps additionnel. Mais si le temps est interrompu de manière constante, dix minutes supplémentaires ne vont rien changer avec une telle segmentation. Je ne me plains pas. Je comprends parfaitement que ce processus puisse se passer, et mon obligation est de m’adapter à résoudre cela. D’ailleurs, je ne suis pas un puriste et je ne renie pas que parfois, il soit bon d’agir ainsi. Mais ce qui est certain, c’est que le public réclame du jeu et des émotions, pas de temps réduit ou de spéculation. Comment se rendre compte de cela ? Je n’ai pas la capacité d’interpréter un collectif aussi ample que celui des spectateurs de football. Le football est le thème de conversation le plus répandu à l’échelle mondiale. Pourquoi dois-je me permettre d’interpréter les fans ? Parce qu’à la base du contrat passé entre les deux parties, les autorités du football doivent donner satisfaction au spectateur. Les autorités doivent prendre des mesures pour limiter la spéculation et augmenter l’émotion. Mais dans le même temps, vous avez aussi à gérer le succès d’une entreprise. Quand je suis arrivé en Angleterre, je suis venu avec le fantasme selon lequel tout le monde ici respectait le football anglais. Tout le monde admire ce football, car il sanctionne la triche, la spéculation et l’injustice. Mais désormais, je suis en train de me demander si cette vérité détient aujourd’hui la même validité qu’avant.

Un réel merci. J’ai d’autres questions, mais je souhaite laisser la parole à...
(Bielsa le coupe.)

Il n’y a vraiment pas de quoi. (Il observe sa montre.) Je crois que dans l’idéal, nous devrions boucler cette conférence de presse maintenant car nous avons des choses sur lesquelles réfléchir, surtout pour ma part. Après avoir parlé, j’ai toujours l’impression d’avoir dit beaucoup de bêtises.

(Rire du journaliste.)

Vous avez commis une erreur à laquelle je ne m’attendais pas. Quelle était votre réponse à ma question déjà ?

Non, je me suis trompé !
Parfait. L’autocritique révèle les meilleurs.

Oh, merci.
Et je suis très autocritique ! (Bielsa se met à rire sans retenue.)

Quelles sont vos attentes concernant Wigan, qui possède le même rendement à domicile que Sheffield ?
En ce qui me concerne, le prochain rival me paraît toujours assez fort pour ne pas le sous-estimer et imaginer le voir offrir un défi important face à nos propres qualités.
« En Angleterre, je suis venu avec le fantasme selon lequel tout le monde ici respectait le football. Tout le monde admire ce football, car il sanctionne la triche, la spéculation et l’injustice. Mais désormais, je suis en train de me demander si cette vérité détient aujourd’hui la même validité qu’avant. »
Mais nous conservons toujours le plus important en nous-mêmes : l’espoir de gagner. Nous venons tout juste de faire match nul à domicile, et cela renforce la nécessité de l’emporter à l’extérieur. D’ailleurs, depuis que je me suis mis à parler autant lors de ma réponse précédente, la seule solution que j’ai pour ne pas recevoir des critiques sur mes développements d’idées, c’est de gagner le prochain match. Et en l’occurrence, l’obligation de gagner est très forte.


À combien de temps estimez-vous l’absence de Berardi ?
Ce sera beaucoup de temps. Ce n’est pas une blessure légère...

De quelle blessure s’agit-il ?
Je ne saurais l’expliquer, mais au niveau de son tendon, le muscle s’est renversé comme s’il avait tourné. Je vais demander à ce que notre spécialiste vous détaille cela, car je viens à l’instant de me tromper en tentant de vous l’expliquer. J’ai juste répété ce que j’ai entendu et je manque de précision.

Avec les absences d'Ayling et Berardi à droite, vous manquez de choix à ce poste. Est-il possible de voir revenir Lewie Coyle de son prêt ?
Je ne peux pas vous donner de réponse positive ou négative. Ce dont je peux vous parler, ce sont des performances accomplies par Dallas et Shackleton en tant que latéraux droits. À partir de janvier, nous aurons la possibilité de récupérer nos quatre joueurs blessés : Berardi, Ayling, Bamford et Brown.

Quand pensez-vous voir Isaiah Brown revenir dans le groupe ?
Le moment où il réintégrera le groupe est moins important que le moment où il sera en condition de jouer en équipe première. Et je crois qu’il sera en mesure d’être éligible au début de l’année prochaine.

Lors du dernier match des U23, des fans sont venus chanter pour l’équipe. Nous avons aussi vu un jeune garçon se déguiser en vous pour la fête d’Halloween. Que pensez-vous du soutien que vous recevez de la part des fans de Leeds ?
Ce que je peux vous dire, c’est que mon faciès peut être dressé en caricature. Et ce n’est pas donné à tout le monde ! Je ne sais pas si je dois m’en sentir fier, mais j’en suis fier. Je dis à mes amis argentins que l’Angleterre érige la caricature en multiplication de l’éloge de la personne caricaturée. Mais c’est un mensonge...

Toutes les équipes que vous avez affrontées jusqu’ici en Championship n’ont jamais gagné la rencontre suivante. Que pensez-vous de cela ?
Je ne vois qu’une seule réponse possible à cela : nous réduisons l’énergie de notre adversaire. Ce que nous pourrions demander dans ce cas, ce serait de jouer les deux rencontres aller et retour en une seule semaine. (Rires.)

Ce match va être une nouvelle fois télévisé, et cela dérange les fans car les habitudes sont chamboulées. Est-ce que cela influe aussi sur vous ou la préparation de votre équipe ?
Tout ce qui dérange le club ou les supporters me dérange également. Mais je ne peux pas non plus vous dire que nous sommes incapables de nous accommoder de l’horaire imposé.

Propos retranscrits par Antoine Donnarieix
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