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Yohan Cabaye, l’énigme parisienne

Par Mathieu Faure
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Yohan Cabaye, l’énigme parisienne

Arrivé dans les dernières heures du mercato hivernal en provenance de Newcastle, l'international Français Yohan Cabaye – très bon avec les Bleus – peine pourtant à se faire une place dans le onze du PSG. En six mois, l'ancien Lillois n'a pas réussi à bousculer la hiérarchie au milieu de terrain alors que Laurent Blanc avait fait de son arrivée une priorité. Pourquoi ?

Question : Yohan Cabaye a-t-il déjà réussi un bon match de Ligue 1 sous les couleurs du PSG ? Réflexion. Souvenirs. Et voilà ce qui en ressort. À l’exception d’une partition honnête contre Saint-Étienne au Parc des princes en mars dernier (2-0, 63 minutes de jeu), Yohan Cabaye cherche toujours son match référence sous les couleurs parisiennes après 18 matchs de championnat (10 titularisations). Alors que Thiago Motta est en train de souffrir depuis deux matchs, l’ancien Lillois se voit proposer une opportunité de ne plus rester scotché sur le banc jusqu’à l’heure de jeu où, très souvent, il entre à la place d’un milieu de terrain pour faire des passes latérales.

Censé amener plus de concurrence au milieu de terrain, Cabaye n’a jamais réussi à bouleverser quoi que ce soit à l’exception des comptes bancaires du club. La faute à la saison 2013-2014 fantastique du trio Motta-Verratti-Matuidi, mais également aux performances parisiennes délivrées par l’ancien Magpie. Sauf qu’actuellement, l’homme aux Mizuno manque un peu d’essence dans le moteur. Idéal pour lancer Cabaye et prier pour qu’il sorte enfin un gros match. Oui, sauf si le Français, à 100%, se montre incapable de faire mieux qu’un Motta sans jus. Le cas échéant, le drame serait proche.

En théorie, il peut remplacer Motta

Ce qui est invraisemblable et frustrant avec Yohan Cabaye, c’est qu’il est capable de jouer à tous les postes du milieu de terrain. Le Français est interchangeable avec Motta, Verratti ou Matuidi, mais avec les Bleus, c’est au poste de sentinelle – celui de Thiago Motta donc – qu’il a franchi un palier depuis le match retour contre l’Ukraine. En club, c’est sous la houlette de Claude Makelele, qu’il a cotoyé pendant six mois à son arrivée au PSG, que le garçon va continuer d’apprendre sur la manière de jouer à ce poste.

D’ailleurs, durant la Coupe du monde au Brésil, le joueur se livre sur son rôle dans les colonnes de L’Équipe : « Un joueur de mon gabarit doit toujours être en mouvement, dans l’anticipation, toujours courir, être bien sur les appuis, sur la pointe des pieds pour gicler. C’est important d’aller gratter le ballon dans les pieds, ou alors, par le placement, couper une passe ou ralentir une contre-attaque. » Mais de la théorie à la pratique, il y a un énorme pas que le joueur peine à franchir avec la liquette francilienne. Soit c’est un problème physique, soit on touche là à un véritable problème de niveau. Dans les deux cas, c’est inquiétant.

Logiquement numéro 4

À Lille ou à Newcastle, le joueur avait pourtant toutes les qualités pour s’imposer au PSG avec le jeu prôné par Laurent Blanc. Après tout, Cabaye se déplace bien, il a cette faculté à bien situer ses partenaires quand il a le ballon et quand il le perd. Et puis le numéro 4 parisien aime faire joueur les autres. Placé en sentinelle, il doit toucher la gonfle et organiser le jeu. Mais le mec a besoin d’être protégé par ses deux milieux. En gros, pour briller, Cabaye a besoin des autres. D’un collectif. D’une assise. Au PSG, il a tout ça. Malheureusement pour lui, il n’a pas l’assurance ni le talent des trois milieux qui sont devant lui et peine à s’affirmer dans ce collectif qui semble presque trop gros pour lui. Et comme il n’a jamais réussi à faire la différence sur ses qualités – on pense notamment à sa frappe de balle – Cabaye se retrouve logiquement numéro 4 même quand les trois autres sont un peu moins bien. Et pour le moment, on peut même admettre que son recrutement est un fiasco. L’avantage dans le football, c’est que rien n’est jamais définitif.

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Par Mathieu Faure

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