S’abonner au mag
  • Éliminatoires
  • Mondial 2014
  • Groupe I
  • Finlande/France

Valbuena, le mal-aimé

Antoine Mestres
Valbuena, le mal-aimé

Mathieu Valbuena a une sale image. Réincarnation du joueur un peu beauf cumulant les fautes de goût, du joueur comédien souvent au sol, toujours à râler, cette réalité ne devrait cependant pas en cacher une autre. Petit Vélo n'a jamais été mauvais. Mieux, il est souvent bon.

Chaque décennie a sa tête de turc. Les années 90 ont haï David Ginola. Les années 2000 ont pourri Jérôme Rothen. Les années 2010 se moquent sans cesse de Mathieu Valbuena. C’est vrai que Mathieu n’a rien du gendre idéal. Une coupe de cheveux de pré-ado avec du gel à outrance, un short qui ressemble sur lui davantage à un pantacourt, une marque de caleçon de très mauvais goût, appelée Kahmo Sutra, comme propre initiative personnelle, et une attitude sur le terrain plus proche de la pile électrique que du joueur élancé et élégant, Mathieu Valbuena concentre à lui seul tous les désirs refoulés qui entourent le footballeur. On l’espère beau joueur, homme de goût, on le déteste truqueur et plus simplement beauf. Et c’est tout ce qu’il est. Pour ses détracteurs, il est pourtant difficile de ressortir un match durant lequel il a été franchement mauvais sur le pré. Car il joue souvent juste, il joue souvent bien.
Mathieu Valbuena est un vrai milieu offensif. Polyvalent, il est capable de jouer partout, à droite, à gauche, derrière l’attaquant. Il crée, provoque, remise et déséquilibre. Mieux, il harcèle, se bat et ne rechigne jamais devant l’effort. De temps à autre, il colle même des buts qui comptent. Contre Liverpool, en 2007, il offre à un club français sa première victoire à Anfield Road. Contre Bordeaux, en finale de la Coupe de la Ligue 2010, il offre à l’OM son premier titre depuis perpète. Contre Dortmund en décembre dernier, il lui refile son seul et unique frisson de la saison 2012-2013. Contre Munich il y a quelques mois, lors du quart de finale aller de la Ligue des champions, Didier Deschamps l’a même nommé capitaine en l’absence de Mandanda. Souvent critiqué depuis son arrivée en 2006, il est aujourd’hui l’un des plus anciens du vestiaire de l’OM. Cette année de vache maigre, plus personne ne trouve à redire sur sa place de titulaire.
En équipe de France, c’est la même histoire. Lors de ses 13 sélections, Mathieu Valbuena n’a jamais eu peur de tenter, et il n’a jamais déçu. Parfois, il a même été bon. Contre l’Allemagne en mars, lors du match qui fait figure de point culminant du mandat Blanc, celui qui a cristallisé ce que cette équipe pouvait faire de mieux, avant le retour sur terre, il a été excellent, percutant, pertinent, et à l’origine du premier but. Jamais indispensable, il est souvent appelé. Sans être attendu, il fait toujours bonne figure. Le genre à être bon lors des matchs amicaux où rien ne se joue, à faire de bonnes entrées lors des matchs de préparation et à ne pas quitter le banc durant la compétition. Comme lors de l’Euro 2012. Parce qu’on attend forcément moins d’un Valbuena que d’un Ménez, qui vient du sérail. Lui vient de Libourne, du National, et a été recalé du centre de formation de Bordeaux. On en oublierait presque son parcours atypique. Didier Deschamps a montré qu’il n’hésitera pas à compter sur lui, car il sait déjà pratiquer ce football rigoureux qui a fonctionné à merveille à Marseille. Déjà titulaire contre l’Uruguay, appelé pour le match contre la Finlande, il pourrait définitivement devenir un habitué des joutes internationales. Peut-être, alors, cesserait-il d’être mal jugé.

Antoine Mestres

Articles en tendances
11
Revivez le nul entre Paris et Rennes (1-1)
  • Ligue 1
  • J23
  • PSG-Rennes
Revivez le nul entre Paris et Rennes (1-1)

Revivez le nul entre Paris et Rennes (1-1)

Revivez le nul entre Paris et Rennes (1-1)
Logo de l'équipe Lille
Bastien DECHEPY during the Ligue 1 Uber Eats match between Paris Saint-Germain Football Club and Stade Rennais Football Club at Parc des Princes on February 25, 2024 in Paris, France. (Photo by Daniel Derajinski/Icon Sport)
Bastien DECHEPY during the Ligue 1 Uber Eats match between Paris Saint-Germain Football Club and Stade Rennais Football Club at Parc des Princes on February 25, 2024 in Paris, France. (Photo by Daniel Derajinski/Icon Sport)
  • France
  • Arbitrage
Ces arbitres qui cachent une forêt d'erreurs

Ces arbitres qui cachent une forêt d'erreurs

Ces arbitres qui cachent une forêt d'erreurs
41
Revivez OM-Montpellier (4-1)
  • Ligue 1
  • J23
  • OM-Montpellier
Revivez OM-Montpellier (4-1)

Revivez OM-Montpellier (4-1)

Revivez OM-Montpellier (4-1)
00
Revivez la qualification de l'OL face à Strasbourg
  • Coupe de France
  • Quarts
  • OL-Strasbourg
Revivez la qualification de l'OL face à Strasbourg

Revivez la qualification de l'OL face à Strasbourg

Revivez la qualification de l'OL face à Strasbourg
Logo de l'équipe France féminines
Players of France during the semi-final UEFA Women's Nations League football match between France and Germany at OL Stadium on February 23, 2024 in Decines-Charpieu, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport)
Players of France during the semi-final UEFA Women's Nations League football match between France and Germany at OL Stadium on February 23, 2024 in Decines-Charpieu, France. (Photo by Hugo Pfeiffer/Icon Sport)
  • Ligue des nations
  • Demies
  • France-Allemagne (2-1)
Les Bleues enfoncent l'Allemagne et s'envolent pour la finale

Les Bleues enfoncent l'Allemagne et s'envolent pour la finale

Les Bleues enfoncent l'Allemagne et s'envolent pour la finale

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

Dernières actus

Nos partenaires

  • Vietnam: le label d'H-BURNS, Phararon de Winter, 51 Black Super, Kakkmaddafakka...
  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.
  • Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine