Sans trembler, dans un match qui sentait la reprise et le grand froid, le PSG, porté par Doué et Dembélé, s’est imposé face au PFC pour le grand retour du derby parisien dans le championnat de France (2-1). Lens reste en tête du classement de Ligue 1, mais les hommes de Luis Enrique suivent le rythme.
PSG 2-1 Paris FC
Buts : Doué (43e) et Dembélé (53e) pour les locaux // Geubbels (51e, SP) pour les visiteurs
La première de l’année, mais surtout une première depuis plus de 37 ans ! Opposés au Parc des Princes pour la première fois depuis décembre 1978, le PSG et le PFC ont ouvert leur année 2026 en clôture de la 17e journée de Ligue 1. Si l’attente était grande autour d’un derby parisien monté en sauce essentiellement de par l’identité des différents actionnaires et la proximité des deux stades (30 mètres), sur le terrain, le PSG a rappelé pourquoi il était champion d’Europe et le PFC promu de Ligue 2 en s’imposant tranquillement (2-1).
Doué-Dembélé, rayon de soleil hivernaux
Qui dit soirée de première dit aussi première titularisation en championnat pour Ousmane Dembélé depuis le 29 octobre dernier, alors que les anciens de la maison (Jonathan Ikoné et Kevin Trapp) du camp d’en face démarrent aussi. Sous un froid sec, sur une pelouse où l’on perçoit encore quelques traces de gel et après un hommage à Jean-Louis Gasset, Paris pose d’entrée de jeu sa patte sur la rencontre. Il ne faut pas longtemps à Senny Mayulu, Vitinha ou Nuno Mendes pour se mettre en évidence. Mais les deux hommes de ce premier acte se devinent assez rapidement. Même si on le sent encore un poil rouillé, Ousmane Dembélé, d’abord, a des fourmis dans les jambes et ça se voit, alors qu’il est dans tous les bons coups parisiens. C’est lui, d’un délicieux contrôle orienté en roulette, qui met João Neves sur orbite dans une bonne position de frappe avant que le Portugais ne choisisse étonnamment de lui remettre, pour une action gâchée. Un symbole du manque de réalisme parisien, où les contrôles mal assurés dans les 20 derniers mètres sont légion et les approximations plus régulières qu’à l’accoutumée.
Pourtant, on voit du spectacle et des beaux gestes, notamment sortis des pieds du deuxième larron de cette première période : Désiré Doué. En une minute, il électrise le Parc de deux dribbles parfaits et croit même obtenir un péno sur une faute d’Otávio finalement signalée à l’extérieur de la surface. Si Paris n’arrive pas encore à faire la différence, il peut compter sur ses deux artistes pour accélérer dans le dernier quart d’heure. S’il réussit un joli sombrero sur Maxime Lopez, Dembélé manque encore de justesse à la finition alors que les gants de Kevin Trapp commencent à chauffer. Si le PFC s’applique à ne pas balancer à la relance et met beaucoup de densité dans sa surface, Paris enchaîne les situations. Doué et Dembélé sont toujours là où il faut, que ce soit pour Fabian Ruiz ou Mayulu, à la récup ou d’une déviation du talon, tandis que le Golden Boy cherche à titiller la lucarne de Trapp par deux fois.
Bien plus que 30 mètres d’écart
On approche de la pause, et les deux équipes sont toujours dos à dos. Sauf que cette fois-ci, les artistes accordent leurs violons pour 10 grosses minutes qui résument à elles seules le gouffre entre les deux formations. Après une perte de balle au milieu de terrain, Vitinha décale Ruiz qui lance Doué : l’international français allume la cage, et voilà Paris devant (1-0, 45e). Tout va alors trop vite pour les visiteurs, qui ne sont pas loin d’encaisser un ou deux nouveaux pions après un cafouillage et une bonne tête de Willian Pacho. C’est la pause au Parc, mais le match a basculé. Pas autant qu’on le croit, car dès le retour des vestiaires, Alimani Gory, lancé en profondeur, prend le meilleur sur Illia Zabarnyi, encore lui, et provoque un péno. Stupeur Porte d’Auteuil ! Si l’Ukrainien échappe au rouge, Lucas Chevalier ne peut rien sur la tentative de Willem Geubbels, qui égalise en force (1-1, 51e).
Un but pour tout relancer ? Que nenni ! Deux minutes plus tard, c’est un peu la panique dans l’arrière-garde rouge et bleu. Et pourtant, après une intervention salvatrice de Pacho à la course, Paris reprend les devants avec un poil de chance : bien décalé par Warren Zaïre-Emery, Dembélé trouve enfin le chemin du but, bien aidé par une déviation malheureuse de Mamadou Mbow (2-1, 53e). En dix minutes, à cheval sur deux périodes, tout s’est joué. Il en reste 40, et on a déjà l’impression de connaître le score final. Le rythme redescend, le champion a mis KO un adversaire qui a à peine eu le temps d’y croire, et les bancs s’ouvrent largement. Surtout côté PSG, où l’on prévoit déjà les futures échéances. Vincent Marchetti tente bien de changer le cours des choses, mais c’est peine perdue, le PSG s’impose au petit trot (2-1). Sans être ridicule, loin de là, le PFC n’avait pas les armes pour faire mieux ce dimanche au Parc. Finalement, qu’importe Paris, le leader s’appelle Lens.