Au terme d’un match complètement fou et marqué par de nombreux rebondissements, il aura fallu attendre la séance de tirs au but à Koweït City pour décerner le 45e Trophée des champions au PSG, son 12e sur les 13 dernières éditions (2-2, 4-1 TAB). Cruel pour les Marseillais qui, malgré leur domination et leur folle remontée en fin de match, sont tombés sur un Lucas Chevalier en état de grâce.
PSG 2-2 (4-1 TAB) OM
Buts : Dembélé (12e), Ramos (90e+5) pour les Parisiens // Greenwood (76e), Pacho (CSC, 87e) pour les Marseillais
Malgré une ambiance aussi étrange que feutrée en tribunes, on ne s’est pas ennuyé ce jeudi soir au Jaber al-Ahmad International Stadium. Malgré le manque d’intérêt général de cet énième Trophée des champions délocalisé et le boycott du déplacement par les supporters des deux camps, Parisiens comme Marseillais ont fait honneur à leurs hôtes koweïtiens et se sont livré une sacrée bataille, comme c’est souvent le cas entre les deux formations. Doté cette fois de ses meilleurs éléments, au contraire du Classique perdu au Vélodrome en septembre dernier (1-0), le PSG a plié (plus d’une fois), a rompu (par deux fois), mais s’adjuge finalement à Koweït City le 45e Trophée des champions de l’histoire au bout de la séance de penaltys.
Rulli, profession goal volant
Ce match, les Olympiens l’ont pourtant pris par le bon bout. Intéressants techniquement et animés par un pressing haut destiné à gêner les sorties de balle des Parisiens, l’OM domine l’entame de partie et enchaîne les corners, aussi bien frappés par le pied droit d’Amine Gouiri que par la patte gauche d’Emerson Palmieri. Sur l’un de ceux frappés par le Brésilien, il faut même un arrêt réflexe d’un Lucas Chevalier impérial pour éviter que le coup de casque du capitaine Léo Balerdi finisse au fond de ses filets (7e). Un sacré coup de chaud pour les Parisiens, pour qui le doute ne s’installe toutefois pas longtemps. Il ne faut qu’une poignée de minutes à Ousmane Dembélé pour sonner la révolte et ouvrir le score, sanctionnant d’un subtil lob du gauche les errements de Geronimo Rulli, étrangement fébrile depuis quelques minutes (1-0, 12e).
C’est cher payé pour l’OM, mais les hommes de Roberto De Zerbi n’ont d’autre choix que repartir au charbon et continuent à tenir tête à leurs meilleurs ennemis, enchaînant les frappes plus ou moins dangereuses via les offensifs Greenwood (18e), Paixão (30e) ou Weah (39e). C’est pourtant via Emerson que l’OM est tout proche de recoller au score, une frappe à bout portant repoussée par Lucas Chevalier, à nouveau inspiré et décisif (33e). Au bout de 45 minutes rythmées, et malgré de rares tentatives de Mendes (20e) et Dembélé (26e), le PSG peut donc se satisfaire de regagner les vestiaires en tête à la pause (1-0).
Une statue pour Chevalier
Le deuxième acte reprend d’ailleurs mollement, et il faut attendre une dizaine de minutes pour que la rencontre s’emballe à nouveau, et que le show Chevalier reprenne : une double parade monumentale, d’abord, sur une tête de Paixão et la reprise de «second poteau Pavard» (56e), puis une superbe détente quelques secondes plus tard sur la belle frappe d’Amine Gouiri, en jambes malgré sa longue convalescence. Les fêtes de fin d’année ont semble-t-il fait du bien à l’ancien gardien lillois, et l’histoire ne dira pas si Matveï Safonov, toujours blessé à la main, a réellement apprécié la performance magistrale de son acolyte et concurrent. Si le PSG, sur courant alternatif une bonne partie du match, ne se montre véritablement dangereux que sur des frappes de loin, via Neves (61e) ou Doué par deux fois (61e, 66e), ce sont bien les Marseillais qui poussent le plus dans ce second acte et sont finalement récompensés : quelques minutes seulement après être passé tout proche de la correctionnelle sur une sortie hasardeuse dans les pieds d’Aubameyang mais bien rattrapée par Pacho (69e), Chevalier a finalement dû concéder l’égalisation sur un penalty (très) généreux qu’il avait lui-même provoqué, et transformé par Mason Greenwood (1-1, 76e).
Pire, alors qu’il commençait tout doucement à se projeter sur une cruelle séance de tirs au but, c’est son coéquipier Pacho qui a détourné dans sa propre cage le bon centre de Traoré, qu’Aubameyang ne demandait qu’à reprendre (1-2, 86e). On sent pourtant que l’on n’est pas encore au bout de nos surprises, et alors qu’il ne reste qu’une poignée de secondes de temps additionnel à tenir pour les Phocéens, le supersub Gonçalo Ramos, lui aussi entré en jeu quelques secondes auparavant, ne se fait pas prier pour conclure une offrande de Barcola et provoquer l’ébullition d’un Jaber al-Ahmad International Stadium tout à coup bruyant (2-2, 90e+5).
Direction les tirs au but donc, et à ce petit jeu-là, c’est Lucas Chevalier qui se montre à nouveau plus déterminant que son homologue Geronimo Rulli, stoppant les tentatives successives d’O’Riley et de Traoré. Il ne reste plus qu’à conclure pour Désiré Doué (à nouveau lui, remember Liverpool…), et ainsi permettre au PSG de conserver sa couronne et de continuer de rafler tous les trophées (ou presque) sur son sillage.
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Le 19 juillet 2013, Julie Michel, une jeune Auxerroise de 27 ans partie seule sur les routes du Sud-Ouest, disparaissait dans les Pyrénées, laissant derrière elle sa voiture, quelques indices attestant d'une inquiétante emprise sectaire et beaucoup de mystères. Douze ans plus tard, la justice vient de rouvrir l'enquête sur ce cold case tombé dans l'oubli.