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- PSG-OM (5-0)
PSG, la vengeance était bouillante

Quatre mois après s'être fait surprendre à Marseille, le PSG avait un message à faire passer à son grand rival : la vengeance est un plat qui se mange froid. Et se déguste d'autant plus lorsqu'il est agrémenté d'une humiliation de cette ampleur.
« Que le meilleur gagne » avait timidement lâché Booba en guise de conclusion de son show d’avant-match, histoire de ne vexer personne. Fâché, tout Paris l’était déjà de toute façon, et ce depuis le 22 septembre dernier et une drôle de défaite sur la Canebière, alors qu’une partie de l’équipe célébrait la saison historique tout juste achevée, lors de la cérémonie du Ballon d’Or. Presque cinq mois ont passé et Gonçalo Ramos a eu beau climatiser le Vieux Port au Koweït, rien n’avait effacé cette déception dans l’esprit du public parisien. Alors pour cette « belle », joueurs et supporters avaient un message à faire passer. Résultat : la plus large victoire de l’histoire dans un Classique malgré quatre montants et des occasions à la pelle face à une défense olympienne qui va en faire des cauchemars pendant longtemps.
9 - Ousmane Dembélé a été impliqué dans neuf buts contre Marseille toutes compétitions confondues (5 buts, 4 assists), soit l'adversaire contre lequel il a été le plus souvent décisif dans sa carrière. Bourreau. pic.twitter.com/blu41gQNx3
— OptaJean (@OptaJean) February 8, 2026
Un dimanche soir clairement pas comme les autres, de ce concert du célèbre rappeur en guise de mise en bouche, à un premier quart d’heure extrêmement électrique, à l’image de l’intensité des sifflets accompagnant la moindre touche de balle phocéenne. Jusqu’à cette frayeur en voyant le tacle de Vitinha sur Leonardo Balerdi (qui aurait pu être plus sévèrement sanctionné) et le soulagement, immense, en voyant Ousmane Dembélé ouvrir le score. Un but dont les célébrations auront fait remonter des souvenirs d’une fin de printemps folle aux fondaisons du Parc, mises à rude épreuve. Les fumigènes florissaient alors jusqu’en quart de virage. « On avait à cœur de faire un grand match et de faire passer un message à tout le monde, qu’on est de retour et que sur cette deuxième partie de saison on va tout faire pour gagner les titres », lâchait le n°10 rouge et bleu après coup au micro de Ligue 1+. Déchaîné, le Ballon d’or faisait passer Leonardo Balerdi et Facundo Medina pour des enfants pour s’offrir un doublé, histoire que tout le monde ait bien compris que le thème de la soirée risquait fort de tourner autour de l’humiliation.
Le couteau entre les dents
Capable de s’énerver sur Désiré Doué pour ne pas l’avoir lancé en profondeur alors que l’équipe menait déjà au score, Dembélé aura été le guide d’une équipe déterminée à écraser son adversaire jusqu’à l’absurde. Mais les plus motivés à prendre leur revanche restaient les fans parisiens, à commencer par un virage Auteuil déchaîné. Tout au long de la partie, les banderoles se sont multipliées. Drôles pour certaines (« Élimination en LDC, for sure »), douteuses pour d’autres (les Marseillais tantôt grimés en livreurs DPD ou rats) ou même sérieuses (« Paris contre le racisme »). Ces dernières saisons, l’atmosphère dans les travées du Parc ne sortait pas toujours de l’ordinaire (ou si peu) les soirs de Classique. Cette fois, l’évidence s’imposait au premier venu : ce 8 février avait été coché de longue date sur tous les calendriers de la ville lumière.
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Comme si souvent depuis le début de l’ère qatarie, le choc était plié dès la pause. Comme rarement, les joueurs de la capitale ont continué d’appuyer sur le champignon pour empiler les buts jusque dans le temps additionnel. Il fallait voir Bradley Barcola se dépêcher d’aller chercher un ballon sorti en six mètres pour que ce dernier soit joué vite, ou chaque joueur pressé de disputer la moindre touche, le moindre coup-franc pour repartir de l’avant. De quoi provoquer un véritable sentiment de jouissance dans les travées, jamais rassasiées. « C’était un jour très important pour nos supporters, se félicitait Luis Enrique après le match en conférence de presse. On a marqué l’histoire, on n’avait jamais gagné 5-0 contre Marseille. Nos supporters le méritent. J’ai dit à Rafel (Pol, son adjoint) et Borja (Álvarez, entraîneur des gardiens) avant le match en voyant le tifo que leur niveau était incroyable. » Ceux de l’OM repartent avec la tête basse. Mais comptez sur eux pour ne pas oublier. Et revenir, à leur tour, avec une envie de revanche dans quelques mois, pour leur prochain affrontement avec les deux clubs. Non, la plus grande rivalité du foot français n’est pas encore morte.
Revivez la victoire du PSG contre l'OM (5-0)Par Tom Binet, au Parc des Princes

















































