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Óscar Trejo, premier tango à Toulouse

Par Antoine Mestres
Óscar Trejo, premier tango à Toulouse

Buteur à Reims vendredi, Óscar Trejo a confirmé son joli début de saison avec le TFC. Un début de saison passé à jouer dans les pieds et en marchant. Normal pour un mec qui a été la doublure de Riquelme à ses débuts.

Il paraît que le TFC a changé, qu’il aurait lâché son kick’n’rush historique pour caresser désormais le ballon. On entend Alain Casanova parler de projet de jeu commun, de modèle catalan et d’inspiration piquée à la Juve de Conte. Au milieu des quelques sourires que peuvent déclencher ces références, le TFC trace son sillon après une entame ratée et pointe désormais à la huitième place du classement avec ses quatre victoires en cinq matchs. Plus fort encore, il pratique un football à des années-lumière de ce que l’équipe toulousaine pouvait proposer il n’y a pas si longtemps lorsque Gignac se trimbalait, seul, sur le front de l’attaque toulousaine. Au milieu du 3-5-2 toulousain, la plus belle preuve de cette révolution culturelle est sans aucun doute Óscar Trejo, 1m77, 79 kg sur la balance pour un jeu en une touche et une technique individuelle loin, très loin des remontées de balle hésitantes de Moussa Sissoko qu’il a pourtant remplacé dans le onze de départ.

Joueur des années 80

Déjà titulaire à neuf reprises aux côtés d’Étienne Didot et de Clément Chantôme, l’Argentin a très vite trouvé ses marques dans le milieu toulousain. Dans une équipe qui cherche à tenir la balle avant toute chose, son profil sonne comme une évidence. Trejo récite un autre football et ça se voit. « Oscar fait l’unanimité, sur le terrain comme en dehors. Il a une technique comme on n’en a plus vu ici depuis très longtemps. Il bonifie le collectif par la simplicité de son jeu et la prise de bonnes décisions » , félicite Alain Casanova. En témoigne sa merveille de passe délivrée à Martin Braithwaite dans le dos de la défense olympienne, à l’origine du but de Ben Yedder mi-septembre. En témoigne son but de la tête contre Reims venu concrétiser une performance majuscule du milieu toulousain dans lequel il s’est amusé. Vous l’aurez compris : Óscar Trejo est un joueur d’un autre temps, à savoir un footballeur avant d’être un athlète, qui existe grâce à sa technique individuelle plutôt que par un corps plutôt banal. Un joueur des années 80 en somme. Une jolie anomalie, avec le physique de l’emploi. Depuis le début saison, il n’est en effet pas rare de le voir hocher la tête et traîner les pieds l’heure de jeu passée. Honnête, Alain Casanova ne dit pas autre chose : « Avec un peu plus de puissance et d’efficacité offensive, Oscar ne serait peut-être pas au TFC. »

Un revival Beto Márcico

Il faut dire que l’homme a été formé à Boca Juniors, dans l’ombre d’un certain Juan Roman Riquelme, avec qui il a joué un match en équipe première. À bonne école donc. Mais barré en équipe première, il s’envole pour l’Espagne. En Liga ou Liga Adelante, de Majorque à Elche en passant par le Rayo Vallecano et Gijón, Trejo promène sa technique raffinée, mais reste un secret bien gardé. Apprécié partout où il est passé, il met le cap sur la ville natale de Carlos Gardel – père du tango – l’été dernier. À Toulouse, il marche sur les traces d’un de ses compatriotes : la légende Alberto Márcico. « Bien sûr que je connais Alberto Márcico. Mon papa est un vrai fan de Boca, donc je le regardais tout petit. Il a laissé une bonne image des Argentins, ici, dans la Ville rose (1985-1992). J’espère être à la hauteur, tout en y ajoutant mon grain de sel. » Mais le chemin est encore long pour rivaliser dans le cœur des Toulousains avec le Maradona de l’île du Ramier. Nommé parmi les cinq meilleurs joueurs de la L2 espagnole la saison dernière, Trejo termine de découvrir un championnat plus physique où les artistes n’ont pas toujours le temps de réciter leurs gammes. Du temps, son entraîneur a décidé de lui en donner. Milieu axial ou second attaquant à l’extérieur, Trejo a donc tout loisir de s’épanouir dans une équipe qui fait de la possession de balle son nouveau mantra. Et juste ça, c’est déjà une petite révolution.

Par Antoine Mestres

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