S’abonner au mag
  • Ligue 1
  • J33

Voici les cinq enjeux du multiplex

Par Mathis Blineau-Choëmet
5' 5 minutes
Réactions
Voici les cinq enjeux du multiplex

Course à l’Europe, maintien, exploits d’une jeunesse affamée, les enjeux sont nombreux ce dimanche soir pour le multiplex de la 33e journée de Ligue 1. Sortez le pop-corn, ça va être un régal.

 Les mises au vert, solution gagnante ou énième cirque pour l’OM ?

Les Marseillais à Marbella saison 1 épisode 2 avaient été un bide. Cette semaine, une nouvelle comédie est sortie sur toutes les plateformes : Cauchemar à la Commanderie. Si Philippe Etchebest ne s’est pas déplacé jusqu’au centre d’entraînement de l’OM pour hurler sur le staff marseillais « Votre recette ne marche pas ! », cette mise au vert de quatre jours n’a pas semblé être bénéfique sur le plan mental, comme sportif. Certains joueurs en ont eu marre d’être pris pour des boucs émissaires, la relation Mason Greenwood – Habib Beye ne s’est pas apaisée et la séance de mercredi a même été écourtée. La raison : l’attitude trop nonchalante des Phocéens.

C’est dans ce contexte brûlant que l’OM se déplace au Havre ce dimanche. Huit jours après le fiasco à Nantes, les acteurs de cette comédie affrontent une équipe également en panne de résultats, cinq matchs nuls consécutifs. Les Marseillais n’ont donc pas le choix : c’est les trois points ou rien. Bon dernier de la course à l’Europe derrière Lyon, Lille, Rennes et Monaco, l’OM n’a plus droit à l’erreur si le Vélodrome veut ne serait-ce qu’entendre la musique de la C3 ou de la C4 en 2026-2027. Sinon tous les mardis, mercredis et jeudis de la saison prochaine, les Phocéens poseront leurs fesses sur leur canapé pour regarder une comédie bien plus emballante que celle qu’ils ont proposée tout au long de la saison : la Coupe d’Europe.

 Monaco est-il vraiment le prince de la dernière ligne droite ?

L’AS Monaco semblait lancée vers l’une de ces remontées fantastiques dont le club de la principauté connaît tous les secrets. Comme souvent au printemps, les Monégasques accéléraient au bon moment, prêts à fondre sur le podium dans un sprint final maîtrisé. Et puis, le moteur s’est brutalement enrayé. Trois matchs sans victoire, un succès poussif à Metz et une dynamique qui se crashe au pire des moments. Au fond de la grille de la course à l’Europe, Monaco se retrouve ce soir face à un rendez-vous décisif contre un concurrent direct : le Lille de Bruno Genesio, au pied du podium avec quatre points d’avance sur l’ASM.

Malgré les résultats en dents de scie de ces dernières semaines, les hommes de Sébastien Pocognoli l’ont montré cette saison : ils savent manœuvrer face aux grandes écuries. Rien que ces dernières semaines, les Monégasques ont battu Marseille, Lyon, Lens et, cerise sur le Rocher, le PSG. Pour battre un Lille de retour aux affaires, ils ne devront pas retomber dans leurs travers, irrégularité, fébrilité défensive, incapacité à tuer les matchs…, sous peine de finir à la place du con et de transformer une saison longtemps prometteuse en un véritable fiasco. Alors rendez-vous au dernier virage et attention à ne pas finir dans le décor.

  Auxerre ou Nice, qui pour le barrage ?

En début de week-end, Nantes a rejoint Metz en Ligue 2 après sa défaite face à Lens. Reste désormais à distribuer le ticket du barrage. À ce jeu-là, le résultat de ce dimanche soir entre Auxerre, 16e avec 28 points et Nice, 15e avec 31 points, s’annonce décisif. Les Auxerrois restent sur un succès probant contre Angers, et compteront notamment sur leur public pour déstabiliser la bande de Claude Puel. Cette atmosphère des grands soirs à l’Abbé-Deschamps ne devrait pas pour autant déstabiliser Elye Wahi, habitué à climatiser les stades hostiles ces derniers temps. Entre un maintien à assurer et une finale de Coupe de France à préparer face à de voraces Lensois, les Aiglons et leur buteur en forme du moment jouent aux chaises musicales. Alors attention à ne pas se retrouver sans siège lorsque la musique s’arrêtera, au risque de laisser sa place à un club de Ligue 2 et le trophée aux Sang et Or.

Tenter de marquer moins de 18 secondes après sa première entrée en jeu

Quoi qu’il se passe ce dimanche soir sur les huit pelouses de Ligue 1, le highlight de cette 33e journée restera les débuts tonitruants de Mezian Mesloub, 16 ans. Dix-huit secondes après son entrée en jeu, le fils de Walid Mesloub a délivré Lens face à Nantes, pour sa première apparition dans le monde professionnel. Dans les groupes des seize équipes de Ligue 1 en lice ce soir, quelques jeunes joueurs sans aucune minute professionnelle peuvent espérer un destin similaire. Ils ont même l’opportunité de faire mieux, comme marquer au bout de dix-sept secondes de jeu, histoire de battre le record désormais détenu par la pépite lensoise. Autre banger, ils feront sonner le fameux jingle du multiplex. Mezian Mesloub leur a donné le droit de rêver. À eux de le transformer dans la réalité.

Ne pas prendre un carton rouge pour louper ses adieux

59, ce n’est pas le nombre de pintes englouties par George Best en une semaine, mais bien le nombre de joueurs de Ligue 1 en fin de contrat le 30 juin prochain au sein des seize combattants de ce multiplex. Leur mission ce dimanche : ne pas écoper d’un carton rouge bêtement sous peine de rater les adieux à leur club. Cette tâche est d’autant plus importante pour un néo-retraité de notre bonne vieille Ligue 1 comme Pierrick Capelle. Elle l’est aussi pour les vieux briscards qui ont animé les soirées du championnat ces dernières saisons : Chancel Mbemba, Frank Magri, Vincent Marchetti, Thomas Meunier, ou encore Sofiane Boufal dont l’avenir reste incertain. Ça serait con de tout gâcher à un match de la fin, alors patience messieurs : vous pourrez découper vos adversaires une dernière fois la semaine prochaine.

Bastia-Le Mans définitivement arrêté après des incidents en tribunes

Par Mathis Blineau-Choëmet

À lire aussi
Les grands récits de Society: Les multiples visages de Corinne Berthier
  • Grand Récit
Les grands récits de Society: Les multiples visages de Corinne Berthier

Les grands récits de Society: Les multiples visages de Corinne Berthier

Ces 40 dernières années, sa photo a été utilisée pour représenter la France, son nom pour usurper des identités et détourner des millions d’euros, sans que personne ne sache vraiment qui était Corinne Berthier, ou même si elle avait jamais existé. Jusqu’à cette enquête.

Les grands récits de Society: Les multiples visages de Corinne Berthier
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.