S’abonner au mag
  • France
  • Monaco/Nice

Monaco et Nice : la côte pas sûre

Par Léo Tourbe
4 minutes

À une semaine de la reprise, les bancs de Monaco et Nice sont toujours inoccupés. Quelques jours après la fin de saisons décevantes, les deux clubs azuréens n’abordent pas le nouvel exercice de la meilleure des manières.

Monaco et Nice : la côte pas sûre

En cette fin de mois de juin, les resplendissantes plages de la Côte d’Azur commencent à se remplir pour rapidement devenir le cauchemar des juillettistes et des aoûtiens, plus serrés sur ces étendues de sable brûlant que dans une rame de métro en heure de pointe. Pourtant, il y a deux endroits où personne ne se bouscule : sur les bancs de l’Allianz Riviera et de Louis-II. Tandis que la reprise a lieu lundi prochain pour les Aiglons et pour les Asémistes, il n’y a toujours personne pour diriger le groupe, donner des consignes, insuffler une philosophie nouvelle ou donner ses préférences pour le mercato. Depuis le licenciement de Philippe Clément, à l’issue d’une saison achevée à une décevante sixième place qui les prive d’Europe, les Monégasques n’ont toujours pas animé le marché des transferts des techniciens. En même temps, le départ du directeur sportif, Paul Mitchell, n’a pas aidé.

Monaco attend ses ailes

À ce poste, le club du Rocher attend le Brésilien Thiago Scuro, toujours en poste au Red Bull Bragantino. Celui qui a été choisi par son prédécesseur ne devrait donc pas avoir le temps de nommer un coach d’ici lundi, puisqu’il atterrira en Principauté ce week-end. Et le futur ex-directeur sportif a déjà indiqué à RMC Sport qu’il donnerait son avis sur l’identité du nouvel entraîneur, mais qu’il n’aura pas le dernier mot : « J’ai trois ans d’expérience ici, ce serait idiot de ne pas s’en servir. Même si on ne me demandait pas mon avis, je le donnerais quand même au vu de mon engagement ici auprès du club. » Scuro, qui n’a œuvré qu’au Brésil, est, comme Mitchell, issu de la filière Red Bull, et possède donc déjà un répertoire de coachs associés à la marque au taureau. Notamment Jesse Marsch, dont le nom est revenu plusieurs fois du côté de l’ASM. Dernièrement, le blase d’Adi Hütter, passé par l’Eintracht Francfort et le Borussia Mönchengladbach, a aussi circulé.

À cela s’ajoute un mercato qui sera forcément agité, avec les dossiers Axel Disasi, Wissam Ben Yedder, Youssouf Fofana, mais aussi la recherche d’un gardien numéro un, Alexander Nübel et son manque de confiance retournant au Bayern Munich. Malgré le chantier, Karel Geraerts, qui n’a pas renouvelé son contrat à l’Union saint-gilloise, pourrait être tenté par l’expérience, même si Monaco serait concurrencé par un paquet de clubs de Ligue 1. Comme Strasbourg, qui va passer sous pavillon américain, ou bien… Nice. Les Aiglons, qui partagent pas mal de pistes avec les Asémistes, n’abordent pas cette présaison beaucoup plus sereinement que leurs voisins. Didier Digard ne restera pas sur le banc, et le nom de son successeur n’est toujours pas connu. Outre l’entraîneur belge, Graham Potter, Marcelo Gallardo et même le nouveau Marseillais Marcelino, c’est surtout Régis Le Bris que convoitait le club, qui s’est heurté au refus catégorique de Loïc Féry, le président de Lorient.

Les Aiglons dépendent des Red Devils

À la différence de Monaco, le Gym a un directeur sportif, Florent Ghisolfi, bien en place, et qui aurait déjà délégué la préparation de la saison à la cellule performance. Un an après un été déjà mouvementé et l’arrivée tardive de Lucien Favre, les Niçois sont bien partis pour bosser dans l’urgence, à nouveau. L’arrivée de l’entraîneur débloquera un peu le mercato azuréen. « Un peu » seulement, parce que les ambitions sur le marché des transferts sont suspendues au rachat de Manchester United par Ineos. Le groupe pétrochimique et Jim Ratcliffe, son propriétaire, ne devraient toutefois pas être fixés tout de suite sur la décision des Red Devils quant à leur candidature. Selon L’Équipe, Ghisolfi a déjà imaginé les contours d’un mercato sans folie, voire moins ambitieux que les années précédentes. Il faudra tout de même trouver un remplaçant à Khéphren Thuram, qui devrait quitter la Promenade des Anglais, peut-être pour se promener en Angleterre. Si même le soleil n’attire plus…

Valère Germain, l’ombre de la retraite

Par Léo Tourbe

À lire aussi
Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers
  • Enquête
Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers

Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers

Une famille sort réveillonner et ne rentre jamais chez elle. C’était il y a 50 ans, et personne n’a jamais retrouvé la moindre trace ni le moindre indice sur ce qui est aujourd’hui la plus vieille affaire du pôle cold cases de Nanterre. On refait l’enquête.

Les grands récits de Society: Les disparus de Boutiers
Articles en tendances
Logo de a compétition Ligue 1
ENDRICK of Olympique Lyonnais and Benjamin ANDRE of Lille  during the Ligue 1 McDonald's match between Lyon and Lille at Groupama Stadium on February 1, 2026 in Lyon, France. (Photo by Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport)   - Photo by Icon Sport
ENDRICK of Olympique Lyonnais and Benjamin ANDRE of Lille during the Ligue 1 McDonald's match between Lyon and Lille at Groupama Stadium on February 1, 2026 in Lyon, France. (Photo by Philippe Lecoeur/FEP/Icon Sport) - Photo by Icon Sport
  • France
  • Olympique lyonnais
« L’OL est le meilleur scénario pour Endrick »

« L’OL est le meilleur scénario pour Endrick »

« L’OL est le meilleur scénario pour Endrick »

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

C'est une putain de bonne question !

La Coupe de France vous intéresse-t-elle toujours ?

Oui
Non
Fin Dans 2j
70
40

Nos partenaires

  • Vietnam: le label d'H-BURNS, Phararon de Winter, 51 Black Super, Kakkmaddafakka...
  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.
  • La revue de presse foot des différents médias, radio et presse française/européenne, du lundi au vendredi en 3 à 4h!