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  • Côte d'Ivoire/Portugal (0-0)

Match nul, match de dupes

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Match nul, match de dupes

A la suite d'un match rythmé mais avare en occasions, Portugais et Ivoiriens sont repartis dos à dos. Si les Ivoiriens sont apparus très en jambes mais en manque de réalisme, il est clair que les Lusitaniens, moyens et décevants, possèdent en Ronaldo un joueur capable de les emmener très haut.

On s’attendait au meilleur match de ce début de Mondial. On assista avant tout à un face à face entre les deux entraîneurs parmi les plus tricards de la planète. D’un côté, Sven Goran Eriksson, connu pour avoir gâché pendant six ans la plus belle génération anglaise de l’histoire. De l’autre, Carlos Queiroz, l’éternel adjoint de Ferguson, méprisé jusque dans son propre pays. L’un comme l’autre savaient à l’avance que leur avenir dans la compétition avait de grandes chances de se jouer lors de cette rencontre. Il y a en effet peu de chances pour que le Brésil ne compte pas déjà trois points ce soir. Logiquement, ils ont donc demandé à leurs ouailles de jouer dur. Peu dire que le message est bien passé : le premier carton du match fut brandi pour Zokora, dès la sixième minute.

Le début de rencontre donna donc lieu à une succession de contacts musclés, souvent à la limite de la régularité, mais rarement sanctionnés. Et à ce petit jeu-là, les Ivoiriens se sont montrés supérieurs, chaque duel se résumant à un calvaire pour les milieux de poche de l’entrejeu portugais face à l’impact des Eboué, Tiéné ou Yaya Touré, particulièrement alertes. Autre nouveauté, les Éléphants ont eu la bonne idée de jouer vite et collectif. On apprécia la vitesse de Gervinho et Kalou, qui ont longtemps mis à mal la défense vieillissante de la Selecçao (Paulo Ferreira, voyons). Cette dernière n’a d’ailleurs dû son salut qu’à la maladresse et au manque de lucidité des Ivoiriens dans les 20 derniers mètres. Et à la blessure de Drogba, qui n’a pu disputer que la dernière demi-heure du match. A la décharge des hommes d’Eriksson, il n’est pas simple d’attaquer une compétition avec son meilleur joueur sur le banc.

Le Portugal n’a pas ce souci. Autant le dire tout de suite, Cristiano Ronaldo est chaud bouillant. Certes, le Madrilène n’a pas été brillant. Peu importe, il n’est pas là pour ça. Le truc, c’est qu’il faillit faire gagner son équipe, à deux reprises : en frappant le poteau en début de match à la suite d’un enchaînement d’une rare classe, puis en marquant un but refusé pour un duel aérien un peu limite. On comprend mieux pourquoi son sélectionneur l’a qualifié du Superman en conférence de presse. En fait, Ronaldo, c’est Olivier Atton : il porte le brassard au nez et à la barbe des trentenaires Deco et Carvalho, il frappe tous les coup-francs et semble être le seul joueur de l’effectif à même d’emmener le Portugal très loin. D’ailleurs, on comprend mieux pourquoi cette équipe naturalise des Brésiliens à tour de bras depuis deux ans.

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