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PSG-Liverpool : pas de place pour les regrets !

Par Julien Faure
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PSG-Liverpool : pas de place pour les regrets !

S’il a martyrisé Liverpool sur la pelouse du Parc (2-0), le PSG sort de son quart de finale aller avec l’amertume de ne pas avoir déjà plié la confrontation en marquant deux ou trois buts de plus. Vraie problématique, pessimisme à la française ou caprice de pourris gâtés ?

En 1967 sortaient le film Le Livre de la jungle et son single planétaire : « Il en faut peu pour être heureux. » Une phrase qui dit tout ce que le Paris Saint-Germain doit retenir de sa soirée victorieuse au Parc face à Liverpool. Contre des Reds bien pâles et dans la continuité d’une saison décidément bien tristoune, les hommes de Luis Enrique ont fait plus que peu, ils ont fait le job, assumé leur statut de tenants du titre et surtout, pris une énorme option sur la qualification en demi-finales de C1. Pas le temps pour les regrets.

Un glouton jamais satisfait

Ils s’en sont pourtant donné à cœur joie devant les micros après la rencontre. Frustrés de ne pas avoir définitivement enfoncé le clou et tué dans l’œuf tout espoir pour Liverpool de renverser la vapeur, les Parisiens clamaient haut et fort leur amertume d’avoir manqué le coche. Warren Zaïre-Emery d’abord, qui parlait d’une certaine « frustration » ; Achraf Hakimi ensuite, qui évoquait le fait d’avoir « laissé Liverpool en vie » ; alors que Luis Enrique himself se fendait d’un « c’est dommage ».

Alors oui, Désiré Doué, Nuno Mendes, Ousmane Dembélé, Hakimi, Khvicha Kvaratskhelia, Zaïre-Emery ont chacun eu leur chance d’aggraver la marque ; oui José María Sánchez Martínez aurait pu siffler au moins un penalty sur la poussette d’Ibrahima Konaté. Mais finalement, pourquoi s’attarder sur ce qui n’a pas marché, quand tant de choses ont parfaitement fonctionné. Car avec deux buts d’avance et face à un Liverpool brinquebalant, le plus inquiétant… serait justement de s’inquiéter et de regretter ces actes manqués, alors que taper Liverpool n’a rien d’une banalité.

Les regrets auraient peut-être eu voix au chapitre si Nuno Mendes ou Kvaratskhelia avaient écopé d’un carton jaune les privant du match retour. Ou si Paris avait concédé un but sur une des (très) rares occasions situations anglaises. Sauf qu’à pareille époque l’an dernier, un tour plus tôt il est vrai, le PSG préparait un déplacement sur les bords de la Mersey la queue entre les jambes et les idées noires d’un match outrageusement dominé, mais pas enlevé. Il avait plus tiré que ce mercredi, plus cadré aussi, mais il avait surtout perdu.

Souviens-toi l’année passée

La chance, la pièce qui tombe du bon côté était pour les Scousers la saison dernière. Quand le but de Kvara était refusé pour un bout de mollet, quand Allisson sortait le match de sa vie, ou quand Harvey Elliott volait le succès au bout du bout. Au Parc mercredi, on a bien vite vu que le sort avait changé de camp. Dès l’ouverture du score en fait, quand la frappe de Doué a été déviée par Ryan Gravenberch et que cela a suffi à tromper Giorgi Mamardashvili.

À l’occasion de ce quart aller, Paris n’a aucune raison de ressasser ses loupés, de laisser un soupçon de fébrilité s’immiscer dans la préparation du match retour. Hugo Ekitiké devait prendre sa revanche au Parc des Princes ? Willian Pacho et Marquinhos rigolent encore. On allait enfin se rendre compte des manques liés à l’absence prolongée de Fabián Ruiz ? Warren Zaïre-Emery n’a jamais autant ressemblé à celui que la planète foot a encensé à ses débuts.

Ce PSG pourra tout de même jouer les perfectionnistes, mais cela dit d’une certaine façon tout de sa nouvelle identité. Il y a peu, il aurait tremblé, et les observateurs comme les médias anglais le lui rappelleront forcément lors des six prochains jours. Or, les sourires sur les visages parisiens disaient beaucoup au coup de sifflet final. Ils avaient même l’air de dire qu’ils se savaient plus forts. Les mines déconfites dans les rangs adverses ne disaient pas le contraire. Alors le 14 avril, le PSG, ce ne sera pas Gijón, ce ne sera pas Valladolid, ni même Galatasaray et encore moins le PSG de 2017. Ce sera celui de Luis Enrique, celui qui n’est jamais satisfait, même quand il a régné.

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