Conquérant et euphorique en deuxième période, Liverpool s’est largement imposé à Anfield pour renverser Galatasaray (4-0). Alors que le PSG se profile désormais en quarts de finale, les Reds pourront surtout célébrer le retour aux affaires d’un Mohamed Salah buteur.
Liverpool 4-0 Galatasaray
Buts : Szoboszlai (25e), Ekitiké (52e), Gravenberch (53e) et Salah (62e) pour les Reds
En grand danger après sa défaite à Istanbul huit jours plus tôt, Liverpool n’a pas fait dans le détail pour se qualifier pour les quarts de finale de Ligue des champions en dominant largement Galatasaray à Anfield (4-0). Avec ce succès, Liverpool se rassure, voit Mohamed Salah renouer avec son talent et prend date avec le PSG en vue des quarts de finale.
C’est Szobo pour être vrai
Si le premier acte ne devait se résumer qu’à un seul homme, ce serait inévitablement Dominik Szoboszlai. Dans tous les bons coups, le Hongrois montre la voie aux Reds et insuffle une énergie communicative à ses coéquipiers. S’il s’embrouille un peu avec Victor Osimhen, touché au bras et sorti à la pause après une première période fantomatique, il ne sort pas pour autant de son match, loin de là. Hugo Ekitiké, très en cannes lui aussi, prend sa roue et fait mal à la défense turque à force de pénétrations et de percussions. Le Français tente sa chance de loin, mais la solution vient finalement de l’inévitable Szoboszlai.
SZOBOSZLAI EST UN JOUEUR FANTASTIQUE 🤩
Le Hongrois marque ENCORE, cette fois sur une combinaison parfaite sur corner et ça fait 1-1 au cumulé dans ce match sur CANAL+ 📺#LFCGAL | #UCLpic.twitter.com/BF0J1r6S2I
Sur un corner botté en retrait par Florian Wirtz, le numéro 8 envoie une magnifique frappe du gauche en ouvrant son (mauvais) pied (1-0, 25e). Les Reds sont devant et surtout déchaînés. Heureusement pour Galatasaray, Uğurcan Çakır veille au grain dans les buts et sauve le Cimbom à plus d’une reprise. Le portier met en échec Szoboszlai et Salah, alors que Wirtz voit sa frappe à bout portant déviée au dernier moment. La pression est énorme, et Alexis Mac Allister pense doubler la mise, mais il se montre fautif sur Çakir. Alors la solution vient encore du seul et unique «Szobo», qui gratte un péno au métier devant Ismail Jakobs.
L’occasion parfaite pour Salah de remettre la machine en route ? Raté ! L’Égyptien foire complètement son geste, qui ressemblait à une tentative de panenka, et Çakir brille à nouveau. Dans la foulée, Roland Sallai cadre le premier tir turc du match avant que Çakir ne se mue à nouveau en héros devant Salah puis Wirtz. Liverpool domine de la tête et des épaules, mais le plus dur reste à faire.
Liverpool retrouvé, Salah libéré
Au retour des vestiaires, le show Çakir continue devant un Salah maudit, dont on se demande s’il ne ferait pas mieux de sortir. Sauf que le Pharaon a plus d’un tour dans son sac et surtout de la ressource. Il se montre d’abord décisif en offrant le but de la qualification virtuelle à Ekitiké (2-0, 52e), avant de forcer Çakir à repousser sa frappe sur Ryan Gravenberch, qui enfonce les Turcs (3-0, 53e). La messe est dite, et il faut un hors-jeu minime de Jeremie Frimpong pour que le but contre son camp de Wilfried Singo ne soit pas accordé.
LE PHÉNIX SALAH 💫
Après avoir manqué un penalty, Salah marque d'une frappe magnifique et Liverpool se balade en deuxième période sur CANAL+ 📺#LFCGAL | #UCLpic.twitter.com/4hUA2CuZ7N
Ça n’empêche pas Galatasaray de couler pour autant, par l’intermédiaire de l’homme de cette seconde période : Mohamed Salah. La légende locale combine divinement avec Wirtz, qui lui remet d’une talonnade, avant d’envoyer une grosse sacoche dans la lucarne de Çakir, impuissant contre les coups de bambou des Reds (4-0, 62e). Liverpool et Anfield célèbrent le retour en forme de leurs héros et ovationnent Salah, qui a demandé le changement quelques instants après avoir touché la barre. On ne sait pas si ce dernier souffre d’un quelconque problème physique, mais il a en tout cas débloqué quelque chose mentalement.
La fin de rencontre n’est plus qu’une longue attaque défense des locaux, proches du cinquième à plusieurs reprises. Si on peut souligner l’énorme performance de Çakir, auteur de 10 arrêts, on salive déjà à l’idée de se refaire une deuxième saison de la super série «Paris-Liverpool».