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Hissez haut, Santi Hidalgo !

Par Suzanne Wanègue
5 minutes

Il n’était pas le petit préféré de Carlos Tévez en Argentine, mais il commence à être apprécié au TFC, où Santiago Hidalgo est arrivé l’été dernier. Une arme de plus pour Carles Martinez Novell et pour un TFC qui peut être ambitieux cette saison.

Hissez haut, Santi Hidalgo !

Si Julián Vignolo a profité de la manita infligée à l’OGC Nice (5-1) pour marquer pour la première fois avec le Téfécé le mois dernier, c’est un autre Argentin de la Ville rose qui s’est retrouvé sous les feux des projecteurs ce soir-là : Santiago Hidalgo. Le natif de Santiago del Estero s’est illustré à deux reprises : d’abord pour ouvrir le score, puis pour planter le troisième. Deux buts d’attaquant de surface, deux buts pour vraiment lancer son aventure dans le championnat de France et pour bousculer la hiérarchie des offensifs chez les Violets.

Un Argentin qui se plaît à Toulouse, c’est une histoire que l’on connaît déjà. Il n’est ici pas question de Fabian Ordonez, le père de Bigflo et Oli. Non, l’international U20 succède à Eduardo di Loreto (vainqueur de la Coupe de France 1957 avec le Tef), Alberto Tarantini (champion du monde 1978), ou plus récemment à Mauro Cetto ou Óscar Trejo. Arrivé en juillet dernier au TFC en provenance de l’Independiente contre 2,5 millions d’euros, Hidalgo a le poids d’un nom sur les épaules. Pas celui de la dame qui a garni Paris de pistes cyclables, mais celui d’un jeune Argentin pétri de promesses et venu tout droit de Buenos Aires pour montrer ce qu’il a dans le ventre sur le Vieux Continent.

Boudé par Tévez, adoubé par De Paul

Les choses sérieuses commencent au centre de formation de San Lorenzo, où le petit Santiago fait ses gammes avant de rejoindre à 11 ans celui du Club Atlético Independiente. C’est en 2022 que le gamin rejoint l’équipe première et dispute ses premières minutes avec Los Diablos Rojos, mais il n’y a pas que le football dans la vie du jeune homme. Très investi dans ses études, il ne lâche pas l’école malgré ses prouesses sur les pelouses. Comme lors de cette scène racontée par la Nación : le jeune Santi tient absolument à aller en cours après avoir marqué et gagné avec l’équipe réserve d’Independiente. « Ils étaient surpris de me voir , raconte-t-il au canard argentin. Ici, rien n’est acquis. On ne peut pas se contenter de se réjouir d’avoir marqué un but important. »

Il se la donne, mais il peine à convaincre son monde à Buenos Aires. Rarement aligné au poste d’avant-centre, le jeune Argentin ne peut exploiter pleinement son potentiel. Son profil, peu apprécié par Carlos Tévez (oui oui, LE Carlos Tévez, à la tête d’Independiente de 2023 à 2024), l’empêche d’être reconnu comme une solution offensive fiable pour l’équipe première.

La suite, c’est un bras de fer contractuel avec le club, une mise à l’écart du groupe au début de l’année 2024 et finalement un accord trouvé entre les deux parties à un moment où le club, en grande difficulté financière, n’a pas d’autres choix que de s’appuyer sur sa jeunesse. Plus qu’avec Independiente, c’est avec les sélections de jeunes que Hidalgo s’éclate (4 buts en 12 apparitions avec les U20), se permettant même de lâcher un tacle rugueux sur Rodrigo De Paul à l’occasion d’un match amical contre les champions du monde argentins, en mars dernier. Un geste provoquant des polémiques au pays, mais défendu par le milieu de l’Inter Miami, content de voir des jeunots se mettre le cul par terre pour un simple match d’entraînement.

Une nouvelle arme pour le TFC

Hidalgo n’avait pas attendu tout ça pour voir son nom sonner comme une promesse, même s’il a fallu prendre son temps pour confirmer les espoirs. Si le Guardian l’a classé parmi les 60 jeunes talents à suivre en 2022, aux côtés de Désiré Doué, Kenan Yildiz ou encore Arda Güler, il n’est pas encore au niveau de ses camarades cités et il a préféré s’adapter à la vie européenne en passant par la case club intermédiaire et sud de la France, à Toulouse, où le directeur sportif Viktor Bezhani l’a décrit comme « un talent offensif enthousiasmant ».

Petit à petit, il comprend mieux la partie défensive et je suis très content pour lui. Il est prêt à tout moment dans la surface pour marquer des buts.

Carles Martinez Novell

Il n’était pas question de brûler les étapes pour le numéro 11 du TFC, grattant surtout des entrées en jeu jusqu’au mois de décembre et faisant en sorte de se faire à sa nouvelle vie, avec son accessoire préféré, le maté, et un rapprochement avec les rugbymen argentins du Stade toulousain (Santiago Chocobares, Juan Cruz Mallia, Efrain Elias) pour ne pas être trop dépaysé.

Sur le terrain, l’absence de Franck Magri (CAN) et la suspension d’Emersonn (3 matchs) lui ont permis de montrer ce qu’il avait dans le bide et de devenir « un bon problème » pour son entraîneur, Carles Martinez Novell. « Santiago a été très efficace, avec toujours l’idée d’attaquer. Il est arrivé récemment. C’est normal que l’adaptation ici, à l’équipe, prenne du temps, développait le technicien après son doublé contre Nice. Mais petit à petit, il comprend mieux la partie défensive et je suis très content pour lui. Il est prêt à tout moment dans la surface pour marquer des buts. » Son but égalisateur contre l’OM au Vélodrome dans le temps additionnel n’aura pas été anecdotique et une bonne raison de faire des vannes sur la maire de Paris : depuis, ce fan de Sergio Agüero s’est un peu plus épanoui et le TFC est revenu dans la course à l’Europe, en plus de rallier les huitièmes de finale de la Coupe de France. L’hiver n’est pas si rude, dans la Ville rose.

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