Un but de Khvicha Kvaratskhelia, un autre d’Ibrahim Mbaye et les nombreux arrêts de Matvey Safonov ont permis au PSG de l’emporter à Lens (0-2), sur la pelouse de son dauphin, dans un match qu’on aurait aimé voir se disputer en avril. Pour la cinquième année d’affilée, le Paris Saint-Germain est champion de France.
Lens 0-2 PSG
Buts : Kvaratskhelia (29e) et Mbaye (90e+3) pour le PSG
Il manquait quelque chose dans ce Lens-PSG qui aurait dû être la grande affiche de cette saison de Ligue 1. Une atmosphère pesante, une ambiance particulière, un air de tournant au sommet du championnat. Ce match devait se jouer un samedi d’avril, il s’est finalement disputé un mercredi de mai, et le club de la capitale a définitivement éteint un suspense qui n’existait plus que dans les esprits tordus : le Paris Saint-Germain est champion de France pour la cinquième fois d’affilée, après une victoire pas si simple sur la pelouse de son dauphin (0-2). L’issue aurait peut-être été la même sans cette affaire de report, mais on aurait aimé le savoir sans que la LFP et le champion d’Europe ne prennent la décision de dénigrer un peu plus une L1 en souffrance au profit des compétitions continentales. Ainsi va la vie du foot français, qui ne changera pas de patron cette saison.
Safonov a dit non
Le public de Bollaert n’a pas oublié de rappeler à coups de banderoles qu’il n’avait pas trop digéré le cinoche un mois plus tôt (et tout le reste), même si cela avait permis d’organiser une belle fête pour Reporters sans frontières et en soutien à notre ami Christophe Gleizes. Notre quiche a sans doute fait en sorte de suivre la rencontre de son club favori, venu dans le Pas-de-Calais avec des absents, mais avec un trio offensif de luxe Bradley Barcola – Ousmane Dembélé – Khvicha Kvaratskhelia. Les deux derniers cités, habitués à briller en milieu de semaine, ont fait mal en une action provoquée par un mauvais contrôle de Malang Sarr. Le Ballon d’or a pu lancer dans la surface le Géorgien, à l’aise pour finir devant Robin Risser (0-1, 29e) et faire oublier les premières petites opportunités de Désiré Doué et de João Neves.
🔥 Kvaratskhelia ouvre le score !
Dembélé lance le Géorgien qui punit le RC Lens ! pic.twitter.com/2FuxCU5lkd
Dans un premier temps sans Florian Thauvin, entré à l’heure de jeu, Lens n’a pas manqué de répondant dans un match sans grande tension, mais avec de la vie (25 tirs à 10 pour les locaux !). Si Risser s’est distingué en présentant son gant sur le tir croisé de Dembélé (44e), Matvey Safonov a confirmé qu’il n’y avait plus aucun débat possible sur le gardien numéro un du PSG. Le Russe a enchaîné les arrêts (8 au total), de celui réflexe sur une reprise de Wesley Saïd (45e+2) à ceux écœurant le pauvre Abdallah Sima (38e, 46e, 54e), un peu plus malheureux en trouvant le poteau sur un beau service de Thauvin (74e).
Lens et le PSG, chacun dans son monde
Quand ce n’était pas Safonov, c’était Illya Zabarnyi, qui avait placé sa tête pour empêcher Adrien Thomasson de finir (20e) ou son mollet pour calmer Allan Saint-Maximin, entré sur la pelouse avec l’envie d’en découdre (72e). Le but de Thauvin logiquement refusé pour une position de hors-jeu, puis la glissade de l’international français dans le temps additionnel ont confirmé que le Racing ne parviendrait pas à marquer devant son public, quand le jeune Ibrahim Mbaye a montré comment on faisait sur un contre en allumant un pétard sous la barre de Risser pour boucler le succès parisien (0-2, 90e+3). Lens a perdu un match, le titre et, plus préoccupant ce soir, Samson Baidoo, sorti touché avec le visage très fermé à dix jours de la finale de Coupe de France, dernier objectif des Sang et Or le 22 mai pour que cette saison soit un rêve total. Le PSG, avec ses 14 titres de champion, a coché une autre date, celle du 30 mai pour faire le doublé en Ligue des champions. La meilleure preuve que ces deux rivaux d’une saison ne vivent pas vraiment dans le même monde.