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  • JO 2012 – Groupe D – Japon/Maroc

Le Maroc, c’est le jour et la nuit

Ali Farhat
3' 3 minutes
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Le Maroc, c’est le jour et la nuit

Cette équipe olympique du Maroc version 2012 est vraiment étrange. Tantôt capables d’avoir les plus belles inspirations et de réussir les plus beaux gestes, tantôt capables de se trouer dans les grandes largeurs, les Lionceaux de l’Atlas donnent l’impression de vouer un culte à Double-Face. On pourrait évoquer le jeûne observé par certains joueurs, mais il n’y pas que ça. Clairement, les Marocains devront corriger quelques détails s’ils veulent survivre au Japon et entretenir un espoir de qualification pour les quarts de finale.

Cette année, le mois de Ramadan est particulièrement difficile. Ne rien boire ni manger de 3h30 à 21h30 environ, c’est long. Dans certains pays, il faut également compter avec la chaleur. Les joueurs de l’équipe olympique du Maroc ont eu un peu de chance : à Glasgow, la température avoisine la vingtaine de degrés. Supportable pour ceux qui ont décidé de mettre leur foi à l’épreuve plutôt que leur foie, en tombant les pintes de houblon les unes après les autres tout en matant les petits culs à peine recouverts d’un tissu en jean qui pourrait presque faire office de ceinture.

Oui, on a beau être dans un tournoi olympique, certains joueurs marocains ont tenu à observer le jeûne. Cela ne semble pas déranger plus que cela Pim Verbeek, même s’il ne savait pas trop à quoi s’attendre. « C’est un nouveau monde pour moi et je ne sais pas comment [le Ramadan] va influencer mes joueurs. […] Peut-être que la moitié d’entre eux va être fantastique et que l’autre va être désastreuse. […] ça me les choses quelque peu imprévisibles » , avait déclaré le coach néerlandais à la BBC.

Tout pour l’attaque…

Sur le terrain, on a vu un peu de tout ça. Globalement, les sujets de Mohammed VI ont fait le jeu face à des Honduriens dont c’était seulement la troisième participation à un tournoi olympique (contre sept pour les Marocains). Devant, il y a eu des choses très intéressantes, notamment avec Zakarya Labyad et Nordin Amrabat qui ne cessaient de changer de côté, avec Bidaoui devant, le tout soutenu par l’ancien Parisien Abdelaziz Barrada. Houcine Kharja, en bon daron qu’il est, surveillait tout ça de loin. Du coup, ça a pressé, pressé, et ça a fini par trouver la faille suite à une très jolie combinaison Bergdich-Labyad-Barrada. Boum.

Vidéo

… et rien pour la défense

On va pas se mentir: le Marocain est joueur. Qu’il ait grandi à Agadir, Oujda ou Rotterdam, le ressortissant du royaume chérifien adore taquiner le cuir. D’ailleurs, les Marocains sont peut-être les joueurs les plus techniques du monde arabe. Robin van Persie lui-même a été élevé « à la marocaine », footballistiquement parlant (cf. So Foot n°94). Le problème, c’est que le Marocain a tendance à bazarder un peu les tâches défensives pour privilégier le spectacle… Exemple avec Zakarya Bergdich. Capable d’envoyer le centre qui amène le but, l’arrière gauche a été catastrophique derrière : problèmes de replacement, prise de risque maximale, une défense contaminée par son absence de sérénité et qui prend deux buts coup sur coup. Zakarya Labyad a beau entretenir l’espoir en égalisant à 2-2, Bergdich plombe l’ambiance dans le salon marocain et laisse ses potes à 10 pendant vingt minutes.

Clairement, le Maroc s’est tiré une balle dans le pied. Alors qu’ils auraient pu s’imposer face à une équipe hondurienne courageuse mais limitée, les Lionceaux ont paniqué et ont galéré pour accrocher le nul. Il faudra éviter de tels errements défensifs face à un Japon aussi tranchant qu’un sabre Kurosawa. En plus, au fond d’eux, les joueurs savent : s’ils battent les Samurai Blue cet après-midi, le manger et le boire d’après le coucher du soleil seront appréciés à leur juste valeur.

Billetterie : le bonheur est dans l’appli ?

Ali Farhat

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