Il n’y a pas eu de match : Lille a marché sur le RC Lens samedi soir dans le derby (3-0). Les Dogues peuvent plus que jamais croire à une qualification pour la Ligue des champions, tandis que les Sang et Or voient le titre s’éloigner.
L’affront du match aller est lavé. Humilié 3-0 à Bollaert en septembre, Lille a redoré son blason en remportant le derby contre Lens ce samedi à Pierre-Mauroy (3-0). Avec la manière, en étouffant totalement son voisin. Une bonne habitude puisque le LOSC a désormais gagné ses quatre derniers matchs à domicile contre les Sang et Or. Invaincus depuis huit rencontres en Ligue 1, les Dogues ont le vent en poupe. Leur démonstration du soir étoffe un peu plus leur statut de prétendant à une place en Ligue des champions. En revanche, les rêves de titre du Racing prennent du plomb dans l’aile…
Robin déboîte
Les vagues rouges ont déferlé sur la cage de Robin Risser, dès les premières secondes de jeu. Heureusement pour le Racing, le match a été stoppé à la 10e minute en raison des fumigènes lillois, dont la fumée provoquait des problèmes de visibilité. Résultat : cinq bonnes minutes pour souffler un bon coup et se remettre les idées en place. Cela n’a pas empêché le LOSC de reprendre là où il s’était arrêté et, au bout d’un superbe mouvement collectif, Hákon Haraldsson a buté sur Risser à bout portant (20e). Le gardien lensois a ressorti le grand jeu avec un arrêt réflexe face à Matías Fernández-Pardo, qui avait bénéficié d’une déviation d’Aïssa Mandi pour se retrouver seul à cinq mètres de la cage (26e).
Le Racing a eu besoin d’un gros coup de pouce adverse pour enfin se montrer menaçant : Felix Correia a totalement raté sa passe, interceptée par Odsonne Edouard, et Berke Özer a repoussé la frappe pied gauche de l’attaquant (32e). Après une nouvelle interruption, cette fois pour des chants injurieux visant Florian Thauvin, le LOSC a fini par crocheter la serrure. Oublié par la défense lensoise, Haraldsson a concrétisé la domination lilloise en poussant au fond le centre rasant de Fernández-Pardo (1-0, 44e). Amplement mérité pour les hommes de Bruno Genesio, tant Lens a peiné à poser son jeu dans le camp lillois.
Le LOSC a enfoncé le clou dès le retour des vestiaires sur une mésentente lensoise : Nidal Čelik a laissé filer la passe de Matthieu Udol, sans savoir que Felix Correia traînait par là… Le Portugais a devancé la sortie de Berke Özer et fait rugir le stade Pierre-Mauroy avec son cinquième but de la saison (2-0, 49e). Dans la foulée, il aurait même pu s’offrir un doublé si Robin Risser n’avait pas remporté leur face-à-face (52e). Un répit de courte durée : François Letexier a désigné le point de penalty à la suite d’une main d’Ismaëlo Ganiou, et Fernández-Pardo a exécuté la sentence en prenant Risser à contre-pied (3-0, 58e).
Lens a continué à jouer avec le feu, notamment sur la relance manquée de Malang Sarr (68e), mais sans souffrir de nouvelle brûlure. Le LOSC s’en contentera amplement, d’autant qu’il a enregistré le retour de Benjamin André, absent lors des trois derniers matchs. Lille dormira à la troisième place du classement, en attendant les matchs des deux Olympiques dimanche. Pour Lens, déjà battu à Lorient mi-mars, la mission titre se complique avec quatre points de retard sur le PSG, et un match en plus. Finalement, au moment où il sera joué, le choc que toute la France attendait n’aura probablement plus grand intérêt. On applaudit les génies de la LFP.
Les grands récits de Society: Touche pas à son poste
Les grands récits de Society: Touche pas à son poste
Cyril Hanouna. On ne parle que de lui. Et rarement pour en dire du bien. Adoré par ses très nombreux fans mais détesté par le milieu, le héros de Touche pas à mon poste est devenu en quelques mois le parrain du PAF. Mais combien de temps cela durera-t-il? La question se pose. Et la réponse, pour beaucoup, est évidente.