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L’Angleterre sacrée face à l’Espagne !

Par Alexandre Lazar
4' 4 minutes
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L’Angleterre sacrée face à l’Espagne !

Vingt-neuf ans après, l'Angleterre renoue avec le titre de champion d'Europe espoirs face à l'Espagne (1-0), en réalisant une compétition placée sous le signe du clean sheet. Insubmersibles, les Young Lions ont piégé une Rojita beaucoup moins efficace que face à l'Ukraine, et qui n'a pas pu compter, pour une fois, sur l'inspiration d'Abel Ruiz.

Angleterre 1-0 Espagne

But : Jones (45e+6) pour les Young Lions

L’Angleterre n’est plus maudite. Du moins, chez les jeunes. Victorieuse d’une formation espagnole fidèle à son identité de jeu (1-0), mais terriblement stérile, la troupe emmenée par l’Irlandais Lee Carsley, comme un symbole, a remis les Young Lions sur le toit de l’Europe, pour la troisième fois de l’histoire, après quasiment 30 ans de sevrage. Alors que Santi Denia espérait signer un triplé historique à Batumi, après les sacres des U17 et des U19, la Rojita aura pour une fois loupé la dernière marche, malgré le match impeccable de son portier, Arnau Tenas.

Palmer à ma main

Contrairement à leur demi-finale ronronnante face à Israël, les Young Lions choisissent de partir pied au plancher, en pressant haut et fort. Le portier ibérique, Arnau Tenas, doit ainsi s’interposer une première fois devant Anthony Gordon, sur une percée (5e), avant de voir Gibbs-White se montrer trop court pour couper le centre à ras du même Gordon (6e). Sur son contrôle, le bomber de Newcastle s’est en tout cas payé le luxe d’aspirer l’âme de son vis-à-vis, Aitor Paredes. Après avoir laissé passer l’orage, la Rojita réplique par Álex Baena, dont la tentative osée frôle le montant de James Trafford (13e). Pas au top défensivement, Paredes croise un poil trop sa tête sur un corner impeccable de Sergio Gómez (19e). L’Espagne a désormais le pied sur le ballon et multiple les séquences de possession. Levi Colwill a même la bonne idée de légèrement dévier en corner une praline menaçante de Rodri à l’entrée de la surface, bien aidé par la subtile déviation d’Abel Ruiz (33e). Et pourtant… alors que la pause s’approche à grands pas, Colwill parvient à taper l’arête, de la tête, sur coup franc (44e). La sentence tombe dans le temps additionnel de 8 minutes : sur un coup franc dévié par le bien heureux Curtis Jones, Cole Palmer débloque la partie grâce à sa patte gauche (1-0, 45e+6).

Et Ruiz s’évapora

Au retour des vestiaires, les corners s’enchaînent pour l’Espagne, mais c’est sur un coup franc venu de la gauche qu’Abel Ruiz exulte et pense égaliser, à la suite d’un coup de casque au point de penalty. Manque de bol, la VAR annule son pion pour un hors-jeu légitime (51e). L’Angleterre sort timidement de son camp, à l’image du second acte du quart de finale face au Portugal, mais Curtis Jones est tout proche de crucifier l’Espagne. En choisissant de profiter des appels de ses coéquipiers pour se créer une fenêtre de tir, il étend Tenas au sol, sur sa gauche, qui dégaine une manchette de grande classe (65e). Pas mal, pour un joueur libre de tout contrat. De nouveau mis sur orbite par l’œil de lynx de Sergio Gómez, Abel Ruiz ne dévie pas assez la galette de son comparse, et l’offrande s’en va mourir au pied du montant droit de Trafford (69e). Dès lors, le match se débride dans le dernier quart d’heure. L’entrant Rodrigo Riquelme n’attrape que le petit filet extérieur droit (77e), mais c’est bien Tenas, de l’autre côté du terrain, qui s’efforce de briller avec une parade de classe mondiale (90e). Noni Madueke a le temps d’ajuster le portier de la Rojita, mais Tenas tacle le cuir sur sa ligne, et laisse un dernier (maigre) espoir à ses coéquipiers. Un espoir qui s’amenuise au fur et à mesure que les 6 minutes de rab défilent… pourtant, Ruiz obtient de manière miraculeuse un penalty après un contact avec Colwill. Proche des 100 minutes de jeu, Trafford dégoûte le buteur de Braga qui a voulu se faire justice lui-même, avant de lâcher une double parade face à un de ses coéquipiers. Rideau, et c’est une Angleterre peut-être moins talentueuse que ses aînées, mais compacte et létale en transition, qui triomphe en Géorgie.


  Angleterre (4-4-2) : Trafford – Garner, Harwood-Bellis, Colwill, Aarons – Palmer (Elliott, 83e), A. Gomes (Skipp, 73e), C. Jones, Smith-Rowe (Madueke, 66e) – Gibbs-White (Archer, 73e), Gordon (Doyle, 83e). Sélectionneur : Lee Carsley.

Espagne (4-2-3-1) : Tenas – V. Gómez (Barrentexea, 73e), A. Paredes, Pacheco, J. Miranda – Blanco (Camello, 83e), Baena (Oroz, 59e) – Rodri (R. Riquelme, 59e), Sancet (Veiga, 59e), S. Gómez – A. Ruiz. Sélectionneur : Santi Denia.

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Par Alexandre Lazar

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