S’abonner au mag
  • France
  • Trophées UNFP

Doué, Neves, Zaïre-Emery : dans la cour des petits

Par Evan Margerin
4' 4 minutes
26 Réactions
Joao NEVES, Warren ZAIRE-EMERY, Desire DOUE and Khvicha KVARATSKHELIA of PSG prior the UEFA Champions League match between Paris SG and Bayern Munich at Parc des Princes on April 28, 2026 in Paris, France. (Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport)  - Photo by Icon Sport
Joao NEVES, Warren ZAIRE-EMERY, Desire DOUE and Khvicha KVARATSKHELIA of PSG prior the UEFA Champions League match between Paris SG and Bayern Munich at Parc des Princes on April 28, 2026 in Paris, France. (Photo by Johnny Fidelin/Icon Sport) - Photo by Icon Sport

Avec une Ligue des champions sur la cheminée, glanée en étant que titulaire, peut-on vraiment être considéré comme un espoir ? João Neves, Warren Zaïre-Emery et Désiré Doué sont tous les trois nommés pour le titre du meilleur espoir aux trophées UNFP, aux côtés de Valentín Barco de Strasbourg et Ayyoub Bouaddi de Lille. Une distinction qui récompense le meilleur joueur de moins de 21 ans au 1er avril de l’année en cours.

Dans le dictionnaire du foot, le mot « espoir » désigne un jeune joueur prometteur, souvent encore en formation ou au début de carrière, qui montre un fort potentiel pour devenir un grand nom à l’avenir. Plus de 109 matchs en Ligue 1 pour Doué, 112 pour Zaïre-Emery et 97 pour João Neves (plus 50 dans le championnat portugais), c’est trois-là n’ont rien d’une découverte pour les fans de football, qui ont déjà vu l’étendue de leur talent tout au long d’une campagne européenne historique. Et pourtant, ils seront bien présents le 11 mai au Palais Brongniart , à Paris pour la 34e édition des trophées UNFP, nommés pour le titre de meilleur espoir. Personne ne remettra en cause leur talent ou leur prestation, cependant le mot « espoir » peut-il encore vraiment les catégoriser ?

Au vu du règlement, aucune aberration : pour y concourir il faut jouer en Ligue 1 et être âgé de moins de 21 ans au 1er avril de l’année en cours. En tout cas, pour Jimmy Briand, « leur présence est légitime à partir du moment où ils ont l’âge, même si ce sont des joueurs plus que confirmés ». Cependant, celui qui a été nommé pour le même titre en 2007 lorsqu’il évoluait à Rennes pense « qu’il serait plus judicieux de revoir les critères. Par exemple, pourquoi ne pas fixer un nombre de matchs disputés à 50 maximum en Ligue 1 ? » Tiens, en voilà une idée brillante.

L’idée d’un bal des débutants

Ne tenir compte que de l’âge a de moins en moins de sens dans un monde où les jeunes pousses font leur première apparition en pro de plus en plus tôt. Dernier exemple en date à Strasbourg où Tyrese Noubissie a fait son baptême du feu face à Rennes, le 19 avril dernier, à seulement 16 ans. Théoriquement, il pourrait être dans les cinq meilleurs espoirs de la saison pendant cinq ans. Un peu boring, non ? Changer les règles en ouvrant cette catégorie qu’aux rookies – ceux qui ont disputé leur première saison pleine dans l’élite – permettrait, d’après Jimmy Briand, « de donner chaque saison l’opportunité à de nouveaux joueurs d’être récompensés », sans être barré par la concurrence de jeunes de 21 ans avec une expérience du carré vert qui s’apparente à celle de Dante et un palmarès déjà bien garni.

Surtout, il y a de quoi faire en Farmers League sans que ce prix ne perde de son intérêt. Cette saison, on aurait ainsi pu mettre en valeur Afonso Moreira de Lyon, Rudy Matondo qui a posé son style à Auxerre puis le Paris FC ou encore Ismaëlo Ganiou de Lens. Pour le premier, 25 matchs en Ligue 1, quatre buts et huit passes décisives ainsi qu’un soir où il a tout simplement crevé l’écran face au PSG, le 19 avril dernier. Rudy Matondo, lui a 18 ans, s’est fait petit à petit une place de titulaire au sein de l’effectif parisien en enchaînant les performances au milieu de terrain depuis son arrivée en janvier. Quant à Ismaëlo Ganiou, il s’est imposé dans la deuxième meilleure défense du championnat à seulement 21 ans. Depuis la 12e journée, il a disputé toutes les minutes qu’a jouées le club nordiste. Ça mérite bien une petite place dans les cinq ça non ?

Des joueurs sortis de nulle part qui ont gravi les échelons, jusqu’à atteindre les onze titulaires de leur club respectifs sont donc barrés par des joueurs qui ont déjà remporté le trophée et « qui auraient pu être nommés pour le titre de meilleur joueur », rappelle l’ancien buteur lyonnais. De plus, Warren Zaïre-Emery, en 2024, et Désiré Doué, en 2025, ont déjà été lauréats de ce trophée. Le terme « espoir » est temporaire chez un joueur de foot alors pourquoi les considérer ainsi. L’homme au 100 buts en Ligue 1 estime « qu’on devrait pouvoir être nommé qu’une seule fois pour ce trophée, surtout si on l’a déjà remporté ». Au moins, l’idée a été lancée, et comme on dit : « L’espoir fait vivre. »

Pas de grandes surprises dans le groupe du PSG pour retrouver le Bayern

Par Evan Margerin

À lire aussi
Les grands récits de Society: La tuerie de chevaline
  • Grand Récit
Les grands récits de Society: La tuerie de chevaline

Les grands récits de Society: La tuerie de chevaline

Qui a tué cette famille de touristes anglais et ce cycliste français le 5 septembre 2012 à Chevaline? Après dix ans d’enquête et un dossier judiciaire qui dépasse les 90 tomes, la vérité n’a toujours pas émergé.

Les grands récits de Society: La tuerie de chevaline
Articles en tendances

Votre avis sur cet article

Les avis de nos lecteurs:

Nos partenaires

  • #Trashtalk: les vrais coulisses de la NBA.
  • Maillots, équipement, lifestyle - Degaine.
  • Magazine trimestriel de Mode, Culture et Société pour les vrais parents sur les vrais enfants.