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Endrick-Nwaneri : à la Ligue 1 d’en profiter
Brillantes sur les pelouses françaises ce week-end, les deux recrues hivernales Ethan Nwaneri (OM) et Endrick (OL) semblent déjà s’être parfaitement acclimatées à la Ligue 1. Si ces prêts secs peuvent frustrer les supporters (et encore...), il faut surtout voir les bénéfices qu’ils peuvent apporter aux joueurs, mais aussi aux clubs.

« Le match qu’il fait, c’est monstrueux. Il va nous apporter énormément. » Comme les supporters de l’Olympique lyonnais, le défenseur central rhodanien Moussa Niakhaté n’avait d’yeux que pour la recrue hivernale Endrick, après son premier triplé face à Metz ce dimanche (2-5). Il faut dire qu’en à peine trois matchs, l’ailier du Real Madrid a déjà considérablement changé le visage des Gones, qui peuvent désormais viser légitimement le top 4 et une qualification en Ligue des champions avec une telle arme offensive. Les supporters phocéens, eux, sont tombés sous le charme d’Ethan Nwaneri, prêté par Arsenal et déjà buteur avec son nouveau club lors de la démonstration face à Lens samedi soir (3-1). Ces deux prêts secs viennent combler les manques des deux formations et donner du temps de jeu à des jeunes talents qu’aucun club de Ligue 1 ne pourrait s’offrir. Alors, autant en profiter.
La Ligue des talents venus d’ailleurs
Toujours empêtrées dans une situation économique délicate, les formations françaises du haut de tableau ont deux solutions pour se montrer compétitives : parier sur des joueurs expérimentés en fin de carrière, avec le risque que ces derniers soient plus facilement sujets aux pépins physiques ou n’apportent pas pleine satisfaction, ou opter pour des prêts secs de jeunes prospects, en manque de temps de jeu, qui ont tout à prouver pour gagner leur place chez les cadors européens. Le choix a vite été fait pour Lyon, qui avait été rétrogradé en Ligue 2 en juin dernier. « C’est un attaquant différent, décisif. J’avais déjà dit plusieurs fois qu’il nous manquait des initiatives, de la profondeur… Maintenant, avec lui, nous l’avons », a soufflé Paulo Fonseca, ravi d’avoir obtenu la seule pièce qui manquait à son puzzle.
Ce qu’il y a de remarquable avec ces arrivées, c’est que les deux jeunes à fort potentiel s’imbriquent aussi facilement dans ces effectifs, déjà qualitatifs. Il faut saluer le travail des cellules de recrutement qui ont parfaitement ciblé les besoins et ont bien compris que c’était la seule manière d’attirer ce profil de joueurs. Puisque, pour rappel, sans les affaires judiciaires de Mason Greenwood, jamais l’Olympique de Marseille, dont la recrue la plus chère s’appelle Paixão (environ 35 millions d’euros), n’aurait pu imaginer s’offrir un tel talent, auteur de 42 buts et 12 passes décisives en 64 matchs sous le maillot phocéen et actuel meilleur buteur du championnat (12 pions).
Ethan Nwaneri is a baller 🏴 pic.twitter.com/IVkgih2oYK
— Ligue 1 English (@Ligue1_ENG) January 25, 2026
Un win-win à tous les étages
Ces deux prêts racontent aussi ce qu’est devenue la Ligue 1. Un championnat toujours capable de former des jeunes joueurs à fort potentiel, mais qui ne parvient jamais à les garder bien longtemps, en attestent les départs récents de Robinio Vaz à l’AS Roma, de Jaydee Canvot à Crystal Palace ou encore d’Éli Junior Kroupi à Bournemouth. Aujourd’hui, si les six mois d’Endrick permettent aux Gones de remporter la Ligue Europa, soit leur premier trophée depuis 2012, les rares supporters lyonnais qui ne sont pas tombés dans l’Endrickmania ne pourront plus faire la moue. Même chose pour les Olympiens si Nwaneri, plus jeune joueur à disputer un match de Premier League (à 15 ans et 181 jours), parvient à développer son potentiel et à apporter sa pierre à l’édifice dans la meilleure attaque du championnat. La Ligue 1, toujours en quête de visibilité, ne peut que se réjouir de l’arrivée, même éphémère, de tels talents. Le football il a changé, et il faut s’y accoutumer.
Tu sais que t'as suivi le premier quart du 21e siècle de foot quand...Par Thomas Morlec






















































