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Egidio Arévalo : « On veut réaliser le même exploit qu’en 1950 »

Propos recueillis par Thomas Goubin, au Mexique
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Depuis le Mondial 2010, Egidio Arévalo, le régulateur de l'entrejeu celeste, semble courir après le record de changements de clubs détenu par Sebastián Abreu. Entre 2010 et 2014, « Cacha » a usé six tuniques (Peñarol, Botafogo, Tijuana, Palerme, Chicago, Morelia). Actuellement salarié au Mexique, Arévalo parle de son goût pour les déménagements et des hautes ambitions de la Celeste pour le Mondial.

L’Uruguay est tombé dans le groupe de la mort. N’avez-vous pas peur d’être éliminés dès le premier tour ?

On le prend comme un défi. Notre groupe est compliqué, mais si on passe la phase de poules, on en sortira renforcés, et je crois qu’on pourra alors croire à la possibilité d’un titre. Nous, on veut gagner le Mondial (interview réalisée avant le match contre le Costa Rica, ndlr). Le pays entier attend qu’on réalise le même exploit qu’en 1950. Ça nous met sans doute plus de pression que d’habitude, mais on doit rester serein,, et montrer ensuite ce que l’on sait faire sur le terrain. La dernière fois, on a atteint la demi-finale. Là, on veut faire encore mieux. On veut le titre.

L’Uruguay a pourtant connu une phase éliminatoire difficile…

Il semble que l’Uruguay ne peut pas se qualifier directement. On doit en passer par les barrages. Je ne peux pas vraiment expliquer pourquoi, c’est comme ça. Beaucoup pensaient même qu’on serait éliminés quand on a perdu quatre matchs de rang, mais on s’est heureusement rendu compte à temps qu’on pouvait renverser la situation. Notre victoire au Venezuela a été capitale (0-1, 11e journée), elle nous a permis de revenir dans la course à la qualification. Pour surmonter cette épreuve, on a pu compter sur un groupe qui est toujours resté uni, qui a su se parler…

Six mois après le Mondial, tu quittes Peñarol pour Botafogo. Pourquoi ce choix ? Aucun club européen ne t’a contacté ?

En Angleterre, on m’a voulu. Je voulais partir, mais ça n’a pas pu se faire. Des problèmes d’agent, de business…

Tu as évolué dans six clubs depuis le Mondial 2010. Que réponds-tu si on te qualifie de mercenaire ?

Je ne vois pas les choses ainsi. En fait, en général, ça s’est très bien passé pour moi dans tous les clubs par lesquels je suis passé et cela amène à recevoir des offres. Partout, je me suis bien éclaté. Enfin, aujourd’hui j’espère me fixer enfin dans un club (ndlr : quelques jours après cette interview, Arévalo a rejoint les Tigres, qui l’avaient prêté à Morelia).

Tu as notamment réalisé une très bonne saison avec Palerme. Pourquoi avoir alors quitté la Serie A pour partir en MLS, au Chicago Fire ?

J’avais envie de rester, mais il y a beaucoup d’agents qui s’interposent, ce que je n’aime pas. Ce fut compliqué, mais l’offre était très bonne, tout simplement. On peut penser que la MLS est un championnat inférieur à la Serie A, mais pour moi c’est un championnat compétitif qui compte quelques joueurs de grand talent, de grande expérience. J’espère avoir apporté quelque chose à ce club, à mes ex-coéquipiers.

Tu parles d’agents, d’intermédiaires, tu appartiens à un groupe d’investisseurs comme cela est de plus en plus commun en Amérique du Sud ?

Non, seulement à un agent. Je veux qu’on trouve une nouvelle équipe rapidement, pour jouer le Mondial sereinement. J’espère que d’autres agents ne nous mettront pas des bâtons dans les roues pour signer rapidement…

Au final, quel est l’élément principal qui te pousse à changer de club ?

Pour m’amuser. Le football est un sport merveilleux, moi, je ne pense pas à l’argent, j’ai la chance de découvrir des pays, des régions différentes et j’en profite. Accumuler de l’expérience dans divers pays enrichit un joueur. Je suis peut-être un peu nomade, mais maintenant je voudrais me poser.
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Propos recueillis par Thomas Goubin, au Mexique

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