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Chelsea, la tête aussi

Par Florian Cadu
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Chelsea, la tête aussi

Outre son jeu séduisant amené par Maurizio Sarri cette saison, Chelsea se distingue également par une certaine force psychologique qui lui permet de récolter de nombreux points en fin de match. L'égalisation de Ross Barkley contre Manchester United au bout du temps additionnel en est une nouvelle preuve.

L’espace de vingt minutes, il a cru être le héros de la partie. Auteur de deux buts en seconde mi-temps, Anthony Martial avait réussi à renverser l’adversaire qui semblait pourtant supérieur à son Manchester United. Manque de bol, cet adversaire se nommait Chelsea, samedi. Et cette saison, les matchs des Blues sont souvent divertissants jusqu’au bout.

Le choc de la neuvième journée de Premier League n’a pas échappé à la règle. Alors que beaucoup pensaient la rencontre clôturée et le résultat entériné, Ross Barkley a pointé le bout de son nez et a balancé la quille dans les filets de De Gea juste après des tentatives de David Luiz et d’Antonio Rüdiger. Le chrono indiquait alors la 96e minute, et les Red Devils savaient qu’ils venaient de passer à côté des trois points au gré d’une ultime action.

Difficile de résister jusqu’au bout

Une réalisation tardive qui a donc permis à Chelsea de grappiller une unité tout en conservant son invincibilité depuis l’arrivée de Maurizio Sarri, mais qui témoigne aussi d’une certaine force de caractère déjà démontrée cette saison. S’ils sont bien plus séduisants que par le passé proche en raison de la philosophie imposée par leur nouvel entraîneur italien, les Londoniens semblent en effet solides psychologiquement parlant. Ainsi, pas moins de 45% de leurs buts inscrits en Premier League (à savoir neuf sur vingt) l’ont été dans le dernier quart d’heure de jeu, et on ne compte plus le nombre de pions décisifs dans cette période donnée.

Cette habitude a démarré dès la deuxième journée de Premier League, quand Marcos Alonso a achevé à la 81e minute des Gunners revenus au préalable de 2-0 à 2-2. Newcastle (87e) a également été battu sur la fin alors qu’il pensait le partage des points acquis. Et bien d’autres équipes ont subi les accélérations d’Eden Hazard et compagnie dans la dernière ligne droite. Même en League Cup sur le terrain de Liverpool, les Bleus ont renversé en six minutes des Rouges qui menaient jusque-là (goalsd’Emeron à la 79e et d’Hazard à la 85e).

Tuer à petit feu

Le jeu exercé par Chelsea peut en partie expliquer cela. Avec plus de 63% de possession de balle en moyenne toutes compétitions confondues et 91% de passes courtes, les Blues font énormément courir les concurrents qui les défient. À tel point que ces derniers finissent la rencontre épuisés et plus tout à fait aussi concentrés que contre d’autres teams. Ce constat peut aussi s’appliquer, de manière plus relative, à la fin de la première mi-temps (le second moment où les hommes de Sarri sont les plus percutants se trouve entre la 30e et la 45e minute, avec 20% de buts inscrits).

Mais cette capacité à tuer l’ennemi en fin de match doit également beaucoup au calme et à la sérénité de leurs auteurs eux-mêmes. Il suffit de contempler l’égalisation de Barkley contre United pour se donner une idée de la confiance affichée par les Londoniens : alors qu’il ne reste qu’une poignée de secondes à disputer, Hazard, positionné dans l’axe en dehors de la surface de réparation, préfère chercher le décalage sur l’aile droite plutôt que d’envoyer une praline dans la boîte en espérant que la chance trouvera la tête d’un de ses partenaires. Les prochains à venir tester l’invincibilité bleue sont en tout cas prévenus.

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