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C1 – Liverpool/Real, 4-0 au fer rouge

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C1 – Liverpool/Real, 4-0 au fer rouge

Liverpool était en tenue de gala face au Real Madrid (4-0) dans un Anfield des grands soirs. Une nouvelle fois, les Reds ont été injouables dans leur compétition fétiche. Who's next ?

Il y avait deux anniversaires sur la pelouse. Celui de Lassana Diarra, qui fêtait ses 24 ans. Et celui de Steven Gerrard, qui célébrait son centième match européen. Comme on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même, le capitaine des Reds s’est offert un doublé et une qualif’ pour l’occasion. Le Français, lui, n’a rien reçu d’autre qu’une bonne branlée en compagnie de toute son équipe, surclassée de la première à la dernière minute. Pourtant, Diarra n’a pas démérité. Il fut même souvent très bon. Mais que faire pour le Real quand Liverpool évolue à ce niveau ? C’est une certitude, il faudra être diablement costaud pour écarter ces Diables Reds en Ligue des Champions.

Une entame rouge pied au plancher

Une nouvelle fois, Rafael Benitez a gagné la bataille des idées. Juande Ramos pensait peut-être, comme la plupart des observateurs, que Liverpool allait patienter, tranquille, en attendant le contre. Après tout, les Rouges n’emballent vraiment que quand la proie menace de se carapater. Mais dès le coup d’envoi, on sentit que ce serait différent. Peut-être même un peu avant d’ailleurs. Souvent, Anfield donne le tempo de la soirée, régulièrement transcendé en Coupe d’Europe, souvent mou du chant en Premier League. Dès lors, faut-il vraiment s’étonner de la différence de productions des Reds dans ces deux compétitions ? Mardi soir, le kop avait de l’énergie à revendre. Un You’ll never walk alone à faire trembler les couloirs exigus des vestiaires, un autre par-dessus l’hymne de la Champion’s League : on avait compris, Anfield avait mis les petits plats dans les grands.

Dès les premières minutes, les “Anglais” (une blague à la lecture des compos d’équipe mais bon) confisquaient le cuir. Gerrard, surmotivé pour sa première titularisation depuis plus d’un mois, trouvait à l’entrée de la surface Fernando Torres dos au but pour un premier geste de très grande classe : contrôle en talonnade pour effacer Cannavaro, bien pataud sur le coup, et frappe premier poteau, arrêtée par un Iker Casillas déjà au parfum de la soirée à venir. D’ailleurs, sur le corner, le portier de l’équipe d’Espagne allait chercher sous la barre une reprise dropée par Javier Mascherano. Du coup, une dizaine de minutes plus tard, personne ne mouftait vraiment en voyant Torres déposer Pepe (faute ? pas faute ?), servir Kuyt et reprendre victorieusement la petite remise du Néerlandais (1-0). En un petit quart d’heure, Liverpool avait validé son 13e billet pour les quarts de finale de la C1. Car, sincèrement, il fallait en avoir fumé de la très bonne pour imaginer un possible retournement de situation.

Et encore, Casillas était chaud-bouillant

En effet, encore plus qu’à l’aller, le Real se faisait proprement bouffer sur le plan athlétique. Au vrai, il n’y avait guère que Diarra pour soutenir la comparaison, et parfois même un peu mieux que ça. Hélas pour l’international tricolore, il était absolument seul (hormis Casillas) à surnager. L’arrière-garde merengue ? Dépassée par la vitesse des Rouges. L’entrejeu ? Une boucherie sous le pressing infernal orchestré par Mascherano et sa clique de morts de faim. RIP Gago. L’attaque ? Sans commentaire. Martin Skrtel et Jamie Carragher n’ont pas passé beaucoup de soirées aussi peinardes et on ne parle même pas de Pepe Reina, qui a dû se cracher plus d’une fois dans les gants pour ne pas les laisser se dessécher. Pas de bol pour Madrid, l’arbitre, en plus, n’était pas non plus dans un soir inoubliable. Comme sur ce penalty accordé à Liverpool, dix minutes après l’ouverture du score, pour une main pas franchement évidente de Gabriel Heinze à la lutte avec Torres. Y’a des soirs comme ça…

Mais de tout ça, Gerrard se fichait comme de sa dernière pinte : transformation de la sentence à contre-pied (2-0). Les dernières illusions du Real ? Pulvérisées au retour de la pause par une demi-volée sous la barre signée du skipper des Reds sur un superbe débordement de Ryan Babel, franchement bon ce soir, du reste. La suite oscillait entre fausses-bonnes occasions madrilènes et tentatives d’humiliation liverpuldiennes, bien écartées par Casillas, assez brave pour le coup. Juste pour se marrer, Liverpool permettait même, en fin de partie, au nouvel entrant Dossena d’y aller de son but, son premier en Ligue des champions (4-0). Et un pion pris par Dossena, qui est quand même un bon à rien de première catégorie, c’est vachement humiliant.

Mais ce n’est rien par rapport à ce qui attend le Real à Madrid pour sa 5e élimination de rang en huitièmes de finale. Liverpool, lui, poursuit sa route avec une double idée. Primo : les années impaires réussissent décidément très bien aux Reds en C1, vainqueurs en 2005 et finalistes en 2007. Secundo : ils échangeraient bien une nouvelle épopée européenne contre un titre de champion d’Angleterre qui les fuit depuis 19 ans. Justement, samedi, c’est le clash de l’année à Manchester pour la dernière occasion pour Liverpool de revenir sur United. L’occasion de voir si les Reds peuvent enfin appliquer dans les joutes domestiques leur incomparable science continentale de la victoire.

Dave Appadoo

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