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  • La Malédiction de l'Atlas
  • Episode 2

Atlas, ton univers impitoyable

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Atlas, ton univers impitoyable

Tout au long du tournoi d'ouverture mexicain, sofoot.com vous propose de suivre le feuilleton des aventures de l'Atlas, le club le plus lose du pays. Ca avait mal commencé pour les rojinegros. Cette fois, ils ont touché le fond.

Cela s’appelle une mise à mort. Mis en péril par trois défaites de rang, l’entraîneur argentin, Carlos Ischia, avait bien gagné une semaine de sursis avec le match nul de ses ouailles sur le terrain de l’America Mexico (1-1). Avec ce premier point de la saison en poche, un certain optimisme berçait même la semaine rojinegra. Du discours, les Atlistas allaient jusqu’à passer aux actes lors de la réception de Toluca, où l’embellie entrevue au stade aztèque se confirmait. L’Atlas tenait tête au champion en titre, et dominait dans les grandes largeurs la seconde période. Seul l’entêtement de ses attaquants à choisir l’option la moins évidente semblait condamner l’institution de Guadalajara à offrir un triste 0-0 au stade Jalisco. Mais s’il y a l’instant X, il y a aussi la minute Z, non pas pour celui des Zorros, autre surnom des joueurs de l’Atlas, mais pour Zinha, brésilien naturalisé mexicain et animateur du milieu de terrain d’El Tri à la Coupe du Monde 2006. A la 91e minute, le capitaine de Toluca s’appliquait sur un ballon qui traînait aux vingts mètres et plaçait une frappe précise dans les petits filets rojinegros. Ou comment assommer l’Atlas et renvoyer Carlos Ischia à Buenos Aires.

La fulgurance de Zihna offrait à Toluca son premier succès de la saison. Là est la grandeur des losers, dans cette capacité à négliger sa propre souffrance pour relancer les êtres en difficulté. Viré dimanche soir, l’ex entraîneur de Boca est le treizième technicien essoré par l’Atlas en neuf ans. Un gage d’instabilité, comme le passage de quatre présidents à la tête de l’institution de Guadalajara dans le même laps de temps. Soumis aux inclinations lunatiques des 120 membres de l’assemblé des socios du club, l’Atlas jouit de la même stabilité que les gouvernements de la IVe république, faits et défaits par la chambre des Députés.

Fin 2009, un projet de reprise du club porté par Rafa Marquez, enfant prodige de l’Atlas, avait émergé pour mettre fin à la chienlit. Accompagné du chanteur mexicain, Alejandro Fernandez, et d’un big boss de la tequila, l’ex Barcelonais, finaliste du championnat mexicain en 1999 face à … Toluca, avait finalement retiré son dossier de rachat, écoeuré par le manque de transparence des dirigeants atlistas. Le néo new-yorkais avait alors dénoncé les obstacles posés par la direction dans une interview à El Pais : « Les dirigeants nous ont caché des documents, n’ont pas répondu à nos demandes de faire le jour sur la dette du club, qui est pourtant bien grosse. Simplement, parce qu’ils ne veulent pas perdre le pouvoir » .

Pour remplacer Ischia, ces mêmes dirigeants ont composé un étrange attelage, entre le désormais ex adjoint du coach argentin, José Luis Mata, et le « Maestro » , Benjamin Galindo. Ce dernier occupera la fonction d’auxiliaire, malgré un CV où s’affiche des années à la direction technique de Cruz Azul, Chivas et Santos. Un peu comme si Jacques Santini venait épauler Jean-Guy Wallemme à Lens. Galindo, l’un des milieux de terrain les plus classes de l’histoire du Mexique, a également la particularité d’être une idole des Chivas, l’ennemi intime de l’Atlas. Un peu comme si Jean-Pierre Papin s’asseyait sur le banc du PSG. Ce curieux duo parviendra t-il à faire sortir les rojinegros des abysses ? Début de réponse samedi prochain, sur le terrain de Santos, le leader …

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