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Arsenal ne perd pas le Nord de Londres

par Philippe Colo
3' 3 minutes
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Arsenal ne perd pas le Nord de Londres

153e derby du nord de Londres cet après-midi à l'Emirates Stadium. Face à un Tottenham qui a déjà dépensé tout l'argent de la vente probable de Gareth Bale au Real Madrid, les radins d'Arsenal alignent un 4-3-3 qui a fait ses preuves ces dernières semaines. Et il faut croire que, gagner un derby, c'est surtout une affaire d'expérience.

Dans la plupart des équipes, il y a toujours ce type, en défense, qui inspire une peur toute particulière à tous ses supporters : la peur de la bourde. Ce Jérémy Morel, à Arsenal, c’était Per Mertesacker. Arrivé de ce côté-ci du nord de Londres il y a deux ans, il a longtemps incarné la gaucherie. Mais au commencement de sa troisième saison chez les Gunners, Per n’est plus du tout le même homme. Vous aurez peut-être du mal à le croire, mais Per a fait un match de papa, cet après-midi à l’Emirates Stadium. Brassard de capitaine au bras, l’ancien de Werder Brême a été l’incarnation d’une équipe qui n’a presque pas changé depuis deux ans, et qui est à chaque fois plus mature.

Pourtant, la feuille de match est l’illustration parfaite de la critique compulsive que tout le monde du football fait à Wenger. Les blancs de Tottenham alignaient quatre recrues au coup d’envoi. Aucune du côté rouge. Sauf que dans les faits, du moins en ce début de saison, les critiques se trompent. Arsenal joue bien, est beau à voir, et surtout – nouveauté majeure – est efficace. À l’image d’un Mertesacker, impressionnant de maîtrise donc, les locaux affichent une domination technique quasi totale au milieu de terrain, et se procurent une première occasion dès la deuxième minute, sur coup franc, obligeant Lloris à une belle claquette. Si les Spurs refont un peu surface – surtout à travers les bons appels de Soldado, et les débordements de Chadli – l’équipe de Villas-Boas ne semble jamais capable de réellement inquiéter Per et ses potes. Sans surprise, c’est bien l’équipe de Wenger qui ouvre le score à la 23e minute, par l’intermédiaire, comme d’habitude en ce moment, de Giroud. Tout part de Mertesacker qui récupère la balle très tranquillement dans un duel. En trois passes, Walcott est sur le côté de la surface, centre pour Giroud qui coupe la trajectoire dans le but. Encore un but pour l’ancien de Montpellier, et l’occasion pour l’Emirates d’entonnerLalalala Giroud sur l’air de Hey Jude.

Capoue blessé

Si le match est plaisant à voir, et que les offensives se succèdent sur les deux buts, la mise en place tactique assez peu aventureuse rappelle que nous sommes en début de saison. Pas de pressing haut, et deux blocs qui restent assez bas. Les grosses occasions sont donc assez rares, et il faut attendre la 32e pour voir une énorme sortie de Lloris dans les pieds de Walcott, à 30 mètres de ses buts.

La seconde période part sur les mêmes bases, avec un Lloris qui tient la baraque, à coups de parades ou sorties magnifiques sur trois occasions successives de Giroud puis Walcott. Et heureusement pour les Spurs, parce qu’avec un milieu quasi inexistant, et une défense beaucoup trop lente pour les petits gabarits adverses, l’addition aurait pu être bien plus salée. Mais 1-0 ou 3-0, Arsenal s’en fout. Ce qui compte, surtout dans un derby, c’est la victoire. Un derby dont Capoue ne verra pas la fin, gravement touché à une cheville. Alors, à la 80e, tonton Arsène sort Walcott pour Sagna et blinde la défense. Et le moins qu’on puisse dire c’est que, là aussi, les Gunners ont gagné en maturité. Bien regroupés derrière, tous les joueurs de l’équipe, de Koscielny à Giroud, se battent comme des morts de faim pour tenir le score. Et boum, 1-0 score final. Arsenal empoche les trois points, mais se prouve surtout qu’elle n’est pas qu’une équipe qui joue bien. Depuis le dernier derby perdu, en mars dernier, elle a appris, d’une façon ou d’une autre, à gagner. Et, cette saison, peut-être pas que lors de la phase retour.

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par Philippe Colo

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