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OM : une alliance à resouder

Par Alexandre Lejeune
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OM : une alliance à resouder

Battu à domicile ce dimanche par le LOSC (1-2), l’Olympique de Marseille se lance dans un sprint final sans aucune certitude, la tête en vrac, et en ayant perdu son habituel soutien populaire. Il va falloir bricoler pour accrocher la Ligue des champions.

Qu’Olivier Létang se rassure : seule son équipe a mis à sac la ville de Marseille. Le président lillois – et surtout les autorités – redoutait des problèmes de sécurité dans la cité phocéenne à cause des élections municipales : Benoît Payan et les socialistes gagnent la mairie, alors que quelques heures plus tôt, les Dogues prenaient le Vél’ (1-2).

Pourtant, l’OM avait tenté de jouer la carte du rassemblement (pas national, dans ce cas). Depuis son arrivée sur le banc marseillais, Habib Beye fait attention à chaque mot qui sort de sa bouche. Tout est calculé, et sa communication, certes assez lisse, est plutôt maîtrisée, dans un but précis : tenter de reconquérir le soutien des supporters, lassés par une saison interminable aux mille et un rebondissements. Mais le Sénégalais l’apprend sans doute plus que jamais actuellement : pour retrouver la ferveur populaire, cela ne passera que par le terrain et par les intentions de ses joueurs.

Une équipe trop neutre et une Greenwood-dépendance inquiétante

Ce dimanche, Beye s’est peut-être rendu compte que son équipe n’y est pas encore, à beaucoup de niveaux, et qu’il faudra certainement faire avec les moyens du bord jusqu’à la fin de l’exercice pour limiter la casse. Si la tragique élimination en Coupe de France face à Toulouse semblait avoir assommé pour de bon les derniers espoirs de sauver la saison de l’OM, les résultats qui ont suivi ont tout de même permis aux Phocéens de retrouver le podium et la croyance de pouvoir goûter à nouveau à la Ligue des champions dès septembre prochain. Beye a stabilisé un onze type, en 4-3-3, et insufflé un léger mieux à un secteur défensif en faillite ces derniers mois, mais il n’a pas pour autant trouvé la verticalité qu’il revendiquait vouloir donner à son équipe. Les trois victoires de rang en Ligue 1 (contre Lyon, à Toulouse, et face à Auxerre) ont toutes été poussives, et ce week-end, face au LOSC, quand l’adversité est montée d’un cran, on a vu les carences actuelles de l’OM être exposées grandeur nature.

Son trident Kondogbia – Timber – Højbjerg, certes solide dans l’impact, a été mangé techniquement par le trio Haraldsson – Bouaddi – Bentaleb au milieu, et il le sera encore par n’importe quel entrejeu capable de mettre le pied sur le ballon. Quant au secteur offensif, Igor Paixão se débat, Pierre-Emerick Aubameyang disparaît bien trop souvent des rencontres, Amine Gouiri est cantonné au banc, et seul Mason Greenwood semble imperméable à tous les événements. Alors quand l’Anglais doit quitter ses copains sur blessure, c’est tout l’OM qui balbutie son football. C’est ballot : l’ancien Mancunien sera suspendu à Monaco, dans un match décisif pour le podium, au retour de la trêve internationale.

Et si le calendrier sauvait l’OM ?

Malgré tout cela, Beye est arrivé au micro du diffuseur en parlant d’abord des décisions arbitrales. « On a eu deux faits de jeu en première mi-temps qui nous sont défavorables avec cette première faute de Ngoy sur Paixão, puis Verdonk sur Greenwood. Et aussi l’intervention de Haraldsson qui me paraît dangereuse et violente. Mason ne le voit pas arriver. Monsieur Bastien a décidé de ne sortir que des cartons jaunes », a-t-il lâché à Ligue 1+, sans donner par la suite davantage d’explications sur le jeu petit bras de son équipe, à domicile, dans un match contre un concurrent direct.

Pour attraper un ticket pour la C1, ce qui sauverait légèrement les meubles (et encore), Marseille aura besoin de trouver une recette miracle, car les prétendants derrière sont nombreux. Cela pourrait se faire sans les supporters, dont une partie a débarrassé le plancher du Vélodrome avant le coup de sifflet final dimanche. Peut-être, finalement, que le meilleur atout de Beye n’est autre que le calendrier : après le match contre Monaco, Marseille aura six finales à jouer, dont cinq seront face à des équipes actuellement en deuxième partie de classement. C’est un moyen comme un autre de se rassurer.

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