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Romero, le disciple de Van Gaal

Paumé en club, brillant en sélection, Sergio Romero profite d'un sacré concours de circonstances pour garder les cages de Manchester United. Et de sa relation avec Louis van Gaal, son premier mentor.

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Le 9 juillet 2014, dans la nuit humide de São Paulo, quelques minutes seulement après que Javier Mascherano est passé à la postérité en laissant son anus sur le champ de bataille, Sergio Romero écrit le plus beau chapitre de sa carrière en détournant les tentatives de Vlaar, puis Sneijder lors de la séance de tirs au but, offrant à l'Argentine sa première finale de Mondial depuis 24 ans. Sur son banc, la mine renfrognée, Van Gaal ne peut qu'assister, impuissant, à la démonstration de son ancien poulain, synonyme de fin de rêves de grandeur pour des Pays-Bas maudits.

Mais voilà, il faut croire que malgré les apparences, le technicien batave n'a pas la rancune tenace. Ainsi, le 27 juillet dernier, Manchester United annonce le recrutement de Romero et un contrat de trois ans, plus une année en option pour l'Argentin. Pourtant, les Red Devils comptent encore dans leur effectif l'un des tout meilleurs portiers mondiaux, en la personne de De Gea, ainsi que Víctor Valdés ou encore Anders Lindegaard. Un transfert qui pose donc pas mal de questions, surtout que, s'il brille en sélection, Romero, depuis son départ de l'AZ Alkmaar, présente une courbe de performances sinusoïdale, entre ses prestations sous la tunique de l'Albiceleste et ses quelques apparitions en club, où il ne convainc personne.

De Gea indécis, Valdés anéanti


Placardisé les deux dernières saisons à Monaco, puis à la Samp', Romero débarque donc dans l'un des plus gros clubs du monde après avoir disputé 20 matchs en club en deux ans. De là à y voir un service rendu par Van Gaal à un vieil ami ? Pas vraiment, car comme Marcelo Bielsa, Van Gaal a ce côté « tout ou rien » , une forme d'intransigeance poussée à l'extrême. De Gea, tout auréolé du titre de meilleur gardien de Premier League, n'a toujours pas réglé la question de son avenir chez les Red Devils. Il n'est pas convoqué pour les deux premiers matchs de la saison, point. Valdés « n'applique pas les principes de sa philosophie » ? Il peut oublier sa place dans le vestiaire, et même son costard officiel, orné du blason des Red Devils. Enfin, pour le Danois, la messe semble dite depuis longtemps puisqu'il n'a pas disputé un seul match officiel depuis l'arrivée de Van Gaal sur le banc.

Conversations secrètes


A contrario, Romero a toute la confiance de Van Gaal, lui qui le fait venir d'Argentine à l'AZ Alkmaar en 2007, alors qu'il vient de fêter son 20e anniversaire. Auréolé quelques semaines plus tôt du titre de champion du monde U20 avec l'Argentine, Romero appréhende quelque peu son arrivée aux Pays-Bas, d'autant que les bruits courants sur la discipline imposée par Van Gaal ne lui ont pas échappé, comme il le confiait récemment au Mirror : « On m'avait dit que Van Gaal obligeait les joueurs à parler hollandais, et que la règle ne pouvait être brisée pour aucun joueur. Lorsque je suis arrivé aux Pays-Bas, c'était un nouveau monde pour moi. J'avais passé toute ma jeunesse dans mon premier club, au Racing, en Argentine. Mais ensuite, j'ai découvert que le coach n'était pas aussi dur qu'on le décrivait. Il m'aidait en me parlant en espagnol tous les jours, en parlant tout doucement pour que les autres joueurs ne l'entendent pas, et apprennent qu'il avait brisé sa propre règle. C'était une touche humaine, et chaleureuse. »

Fracture d'invincibilité


Résultat, l'Argentin prend confiance, et participe activement à la conquête du titre lors de la saison 2008-2009 avec une période d'invincibilité de 950 minutes entre novembre et février. Lorsqu'il finit par craquer, le 5 mars 2009 lors du quart de finale de la Coupe des Pays-Bas face au NAC Breda, Romero s'en veut tellement qu'il se fracture la main d'un coup de poing enragé dans le mur du vestiaire. Un geste qui lui vaudra d'être qualifié d'idiot par son entraîneur, mais qui prouvera définitivement à Van Gaal qu'il possède avec Romero un joueur à la mentalité adéquate. Un gagnant doublé d'un perfectionniste, comme lui.

C'est d'ailleurs Van Gaal qui apprendra à Romero quelques mois plus tard sa première convocation avec l'Argentine A : « C'est Van Gaal qui a fait de moi un international. Je n'oublierai jamais le matin où il m'a dit qu'il avait parlé à un certain M. Maradona et que le sélectionneur voulait me convoquer. » Pour sa première avec les Red Devils face à Tottenham, Romero a donc rendu toute sa confiance à Van Gaal, en s'imposant sur sa ligne plusieurs fois en fin de rencontre pour préserver le 1-0. Et si sa relance au pied laisse à désirer, Romero s'est attiré les faveurs du public, et de Van Gaal, pour qui il se sent toujours aussi redevable : « Je dois tant à Louis van Gaal. Personne ne me voulait, mais j'arrive au meilleur moment de ma vie de footballeur. » Pour le plus grand bonheur des Red Devils ?

Par Paul Piquard
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