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  • Sénégal-Maroc (1-0 AP)

Le Sénégal décroche sa deuxième étoile au bout d’un scénario inimaginable

Par Florian CADU
4 minutes

Dans une finale complètement dingue, marquée par une séquence qui entrera dans l’histoire du football (avec un penalty polémique en faveur du Maroc dans le temps additionnel, le Sénégal qui quitte le terrain en guise de protestation et une panenka manquée par Brahim Díaz), les Lions de la Téranga ont décroché leur deuxième CAN en prolongation.

Le Sénégal décroche sa deuxième étoile au bout d’un scénario inimaginable

Sénégal 1-0 (AP) Maroc

But : P. Gueye (94e)

Une séquence improbable, inimaginable, inconcevable. Les 66 526 spectateurs en étaient persuadés, l’ultime choc de la Coupe d’Afrique des nations 2025 allait se poursuivre en prolongation. Ni le Maroc, ni le Sénégal n’avaient trouvé le chemin des filets dans une partie rythmée et stressante. Et soudain, au bout de discussions interminables et d’une action confuse sur corner analysée par la VAR, un penalty a été sifflé dans le temps additionnel en faveur du pays hôte. Contestations, protestations, attente infinie… et, cerise sur le gâteau, les Lions de la Téranga qui quittent le terrain.

Heureusement, un immense joueur nommé Sadio Mané est parvenu à ramener tout le monde sur la pelouse pour la sentence. Bonne idée, puisque Brahim Díaz s’est totalement foiré. Prolongation il y a donc eu, au bout de laquelle les hommes de Malick Thiaw ont finalement décroché leur deuxième étoile. En réalité, les locaux ont perdu à l’instant même de la panenka : atteints psychologiquement, les soldats de Walid Regragui ont laissé Pape Gueye inscrire une superbe réalisation en laissant échapper « leur » tournoi dans un contexte lunaire…

Bounou, pour dégoûter les Lions de la Téranga

Le grand bonhomme de la première mi-temps ? Yassine Bounou, assurément. En deux arrêts complètement différents, le gardien sauve le Maroc de l’ouverture du score adverse : le portier repousse d’abord une tête signée Pape Gueye à l’arrache à la suite d’un corner frappé dès la cinquième minute, puis le dernier rempart remporte son face-à-face avec Iliman Ndiaye à l’approche de l’entracte en laissant subtilement traîner son pied.

De quoi dégoûter le Sénégal, qui peut compter sur une possession de balle favorable et qui se procure les occasions les plus dangereuses. Car s’ils se montrent déterminés et bien présents devant leur public, les Lions de l’Atlas manquent d’inspiration offensive (aucune frappe cadrée) pour véritablement lancer leur finale. Toujours est-il qu’à la pause, les deux équipes se regardent dans les yeux avec la forte envie de débloquer ce score vierge (malgré une opportunité pour Mané).

Un moment gravé dans l’histoire du foot

Au retour des vestiaires, la physionomie de la rencontre change quelque peu : plus incisif, le Maroc se fait davantage percutant. Servi par Bilal El Khannouss, Ayoub El Kaabi manque par exemple de tromper Édouard Mendy pour quelques centimètres. Une poignée de secondes plus tard, c’est Mamadou Sarr qui vient contrer les plans de l’attaquant au dernier moment, et c’est Abdessamad Ezzalzouli qui rate la cible. Arrivent alors les nombreux changements et une nouvelle situation pour les Lions de l’Atlas, Mendy faisant cependant son travail devant Ezzalzouli. Avant un temps fort pour le Sénégal, Ibrahim Mbaye donnant encore du taf à Bounou et Ismaïla Sarr marquant un but de la tête refusé pour une légère poussette d’Abdoulaye Seck.

Une autre faute est sifflée, encore plus décisive et dans l’autre surface de réparation cette fois, pour un ceinturage d’El Hadji Malick Diouf sur Díaz : penalty après de très longs instants, but… et titre ? Non, le bonhomme du Real Madrid optant pour une panenka facilement stoppée ! Direction la prolong, avec des locaux en infériorité numérique (à la suite de la blessure de Hamza Igamane et le nombre de changements maximal déjà effectué) et un nouvel événement improbable instantané : inspiré, P. Gueye balance un missile qui fait barre rentrante… et qui donne le trophée à sa nation, en dépit de la transversale touchée par Nayef Aguerd ou de l’immanquable manqué par Cherif Ndiaye. Dingue, fou, incroyable.


Sénégal (4-3-3) : É. Mendy – A. Mendy (Seck, 77e), M. Sarr, Niakhaté, Diouf (Jakobs, 106e) – I. Gueye, Camara (I. Sarr, 77e), P. Gueye – Il. Ndiaye (Ib. Mbaye, 77e), Jackson (Ndiaye, 90e+3), Mané. Entraîneur : Thiaw.

Maroc (4-3-3) : Bounou – Hakimi, Aguerd, Masina (El-Yamiqn 88e), Mazraoui (Igamane, 98e) – El-Aynaoui, Saibari, El Khannouss (Targhalline, 80e) – Díaz (Akhomach, 98e), El-Kaabi (En-Nesyri, 80e), Ezzalzouli. Entraîneur : Regragui.

Díaz l'a joué petit Brahim

Par Florian CADU

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