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Gervais, une page se tourne

Ce week-end, le Racing Club de Lens a annoncé la nomination d'Eric Roy comme directeur sportif. Avant de compléter l'information d'une mention très discrète au retrait de Gervais Martel comme président. S'il reste au club, l'historique patron du Racing a visiblement décidé de passer la main. Deux anciens de la maison dressent son bilan.

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« Désolé, mais je ne préfère pas m'exprimer sur cette éviction. Ah bon ? Dans le communiqué, c'est écrit que c'est de sa volonté ? Je n'y crois pas, désolé, mais je ne m'exprimerai pas, car j'ai trop d'estime pour l'homme. » Le départ de Gervais Martel a forcément interpellé cet ancien du Racing Club de Lens qui a choisi de faire profil bas. Pour Jean-Guy Wallemme, plus enclin à répondre, c'est la même incrédulité. « J'ai du mal à croire qu'il ait accepté de partir de lui-même, je pense que la décision vient d'au-dessus, ou alors il ne se met en retrait qu'en apparence, il garde une certaine influence ? » Quoi qu'il en soit, l'ancien joueur emblématique des Sang et Or reste admiratif, malgré la fin de parcours difficile du président lensois. «  Avec Éric Sikora, parmi les gens qui ont fréquenté le club récemment, je suis l'un des rares à avoir connu le président d'avant Martel (Jean Bondoux de 1979 à 1986 et Jean Honvault de 1986 à 1988, ndlr). Je suis donc bien placé pour dire qu'il y a beaucoup apporté. » Une montée en Ligue 1, plusieurs qualifications européennes, puis un titre de champion de France en 1998.

À l'époque, Franck Queudrue n'était pas encore passé pro, mais cela ne l'empêche pas d'ouvrir l'album de souvenirs. « J'étais déjà amoureux du club, et dans la foulée, je me souviens que l'on gagne une Coupe de France (une Coupe de la Ligue, ndlr), puis on fait une demi-finale de Coupe de l'UEFA, pour l'une de mes premières saisons pros. » Une époque où Gervais Martel est omniprésent, « mais sans empiéter sur les prérogatives de son entraîneur, il y avait une relation de confiance » , situe Queudrue. Notamment avec l'homme du titre, Daniel Leclercq, qui accepte le boss dans le vestiaire, « et de temps en temps lui dit : "Président, quelque chose à ajouter ?" Monsieur Martel ne parlait jamais si le coach ne lui proposait pas. »

« Au début, on était obligés de faire du porte-à-porte pour les sponsors »


Pour Wallemme, la réussite de Martel, c'est d'avoir su défendre les valeurs du club et de la ville, et dans de nombreux cas, « d'avoir su faire confiance aux gens qui partageaient ces valeurs, comme moi pour faire remonter l'équipe en Ligue 1, ou Éric Sikora aujourd'hui pour sauver le club. » Le palmarès du Racing, le succès de la Gaillette, et les affluences conséquentes de Bollaert sont autant de trophées pour la présidence Martel, « alors qu'au début, on était limite obligés de faire du porte-à-porte pour dénicher des sponsors » , se souvient Jean-Guy Wallemme. Pour Queudrue, qui a ensuite monnayé ses talents en Premier League anglaise, si Lens a connu de grandes heures, « c'est en grande partie à lui qu'on le doit. Le club, la ville et la région... »

Problème pour le président historique, une large partie du public aurait tendance à retenir les grandes difficultés des dix dernières années, initiées par le recrutement de Guy Roux à l'été 2007. Un début de saison catastrophique, le départ précipité de l'ancien bâtisseur de l'AJ Auxerre, puis la relégation. Ou comment foutre en l'air les ambitions de récurrence en Ligue des champions de Martel. « Bien sûr, après coup, on peut dire que Guy Roux c'est une erreur, et qu'elle a fait très mal » , souligne Queudrue avec le recul. Mais pour Wallemme, ce mauvais virage n'a pas tenu à grand-chose. « À ce moment-là, il pense qu'il tient l'entraîneur idoine pour faire passer un cap, mais la mayonnaise ne prend pas, et ensuite cela peut aller très vite. Dans le football, il y a une dimension économique importante, et dans le football moderne, il ne suffit plus d'avoir 40 000 personnes au stade pour remplir ses caisses, il faut plus. »

Surtout qu'avec ses allers-retours en Ligue 2, le Racing vit au-dessus de ses moyens jusqu'à l'asphyxie. Ce qui amène Martel à sa seconde « erreur » , probablement la plus spectaculaire, avec la venue d'Hafiz Mammadov comme actionnaire majoritaire. L'Azéri assure un recrutement pour une remontée rapide, se permet de promettre des recrues façon Zlatan Ibrahimović, avant de finalement disparaître dans la nature et laisser le club en grandes difficultés financières.

Mammadov, une nécessité vitale


En première ligne, Gervais Martel prend cher, mais Queudrue comme Wallemme prennent sa défense encore aujourd'hui. « On ne peut pas parler d'erreur ici, car si Mammadov ne vient pas, le club finit en CFA, assure Queudrue. Comment imaginer le scénario qui allait se produire à partir de la seconde saison ? Personne ne pouvait... » Surtout, en dépit de la dimension grotesque qu'il a fait planer sur l'avenir des Sang et Or, l'homme d'affaires azéri a tout de même permis de sortir le Racing de l'ornière pendant deux saisons, « alors que le club était menacé de disparition et que les investisseurs ne se bousculaient pas pour venir mettre de l'argent » , rappelle Wallemme. Pour l'ancien capitaine, Martel a reçu beaucoup de coups dans cette affaire, alors que son insistance à trouver des solutions et faire face est la preuve même de son attachement au Racing. « Il n'a que 62 ans, mais on voit qu'il est marqué par le poids du stress, des responsabilités... Et dans l'affaire Mammadov, beaucoup seraient partis en courant, lui a fait face et assumé autant qu'il le pouvait. À l'image du Gervais Martel que j'ai toujours connu, à se saigner pour son Racing Club de Lens, à faire le maximum... »

« Il aurait aimé laisser le club en Ligue des champions »


Aujourd'hui, il n'est plus le président du club de son cœur. Sans que l'on sache s'il l'a vraiment décidé, et s'il est vraiment parti. « Car jusqu'à preuve du contraire, président du comité directeur, c'est quand même quelqu'un qui a un poids dans une entreprise normale, souligne Wallemme, qui attend de voir pour se faire une idée. Je pense qu'il gardera encore de l'influence. » Pour Franck Queudrue, le départ de Martel est une page qui se tourne, mais pas forcément une révolution au club, car « Arnaud Pouille, le nouveau numéro 1, c'est quelqu'un qui partage les mêmes valeurs. Avec Eric Roy en directeur sportif et surtout Éric Sikora à la tête de l'équipe – j'espère qu'il y est pour le long terme –, cela donne un attelage à l'image de l'esprit maison. »

L'ancien défenseur estime même que Martel a eu son mot à dire dans l'ensemble du casting : « Il aurait aimé quitter le club en le laissant en Ligue 1, qualifié pour la Ligue des champions, mais là, faute de pouvoir faire mieux, il a installé des gens qui aiment le club et ont ses valeurs. » Une position partagée par Wallemme, qui souligne que « le football de haut niveau ne tient à rien, avec un peu plus de réussite, le club serait peut-être au niveau où Gervais imaginait le placer, en Ligue des champions... » Une situation qui a de quoi donner des regrets aux amoureux des Sang et Or comme Queudrue, qui se veut philosophe : « Si tous les clubs de football allaient au bout de leurs ambitions, notre sport ne serait plus aussi beau, il n'aurait plus d'intérêt... »



Par Nicolas Jucha Tous propos recueillis par Nicolas Jucha
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