En poursuivant votre navigation sur SOFOOT.com, vous acceptez nos CGV relatives à l’utilisation de cookies
et des données associées pour vous proposer des contenus et services adaptés à vos centres d’intérêts
. Gérer les paramètres des cookies.
MATCHS 12 Résultats Classements Options
  1. //
  2. // FC Barcelone/Arsenal (3-1)

Busacca, scandaleusement célèbre

Avec un carton rouge sévère et des décisions largement discutables tout au long de la partie, Massimo Busacca a flingué la fête barcelonaise. Coutumier des polémiques, l'arbitre est loin d'être un saint. Pour une fois qu'un Suisse ne laisse pas neutre...

Modififié
« C'est vraiment une mauvaise blague ! » . En zone mixte, Van Persie l'a de travers. A la limite du hors-jeu, l'attaquant batave contrôle le ballon et dévisse une frappe qui manque le cadre. Sauf que l'arbitre assistant a levé son drapeau. Hors-jeu. Zélé, Massimo Busacca applique le règlement au pied de la lettre et dégaine un second carton jaune couperet. Rouge ! 56e minute. Le match bascule. En conférence de presse, les Gunners sont d'humeur fucking disgrace : « Il a tué le match » , se lamente Wenger. Une décision surprenante surtout lorsque l'on sait que Busacca se présente comme un arbitre à la coule : « Quand j'entre sur le terrain, je laisserais volontiers mes cartons au vestiaire » .

« Dieu c'est l'aide supérieure dont j'ai besoin »

Considéré comme le top du top des arbitres helvétiques, Massimo Busacca est tessinois. Promis à l'oubli en tant que défenseur de quatrième zone, il se découvre meilleur un sifflet entre les dents que balle au pied. Alors il construit sa carrière grâce à une bonne condition physique, de la psychologie et du bon sens côté jugement : « C'est indispensable de connaître les tactiques des équipes, leur façon de jouer court ou long, afin d'opérer les bons déplacements pour être au plus près du jeu » . Rapidement, l'homme en noir est à l'étroit au pays du secret bancaire : « C'est un très bon arbitre mais il a un peu la grosse tête. Le week-end, quand il revient d'un match de Ligue des Champions, ça lui arrive de mal parler aux joueurs, de nous chambrer. En même temps, si on nous compare à Messi... » , avoue un joueur de l'AXPO Super League. Brillant, polyglotte, Busacca squatte la table du gratin mondial. Jugez plutôt le CV : deux Coupes du monde (2006 et 2010), l'Euro Suissautrichien, une finale de Ligue des Champions (2009) et une finale de Coupe de l'UEFA (2007). Quoi de plus normal pour Busacca le pieux ? Béni par Benoît XVI à la veille de la finale de Ligue des Champions romaine, adepte de signes de croix XXL, Busacca, secondé par des assesseurs apôtres, peut s'en remettre au Créateur quand vient le temps de faire les choix : « Dieu, c'est un guide, c'est l'aide supérieure dont j'ai besoin » , lance-t-il au quotidien suisse Le Matin. Une transcendance qui permettra à Busacca d'être élu meilleur arbitre du monde en 2009 par l'IFFHS. Un Graal ? Non, le début des emmerdes...

Doigt d'honneur, urine et bisbilles


A quarante ans, le démon de midi gagne Busacca. Septembre 2009, lors d'une rencontre de Coupe de Suisse, il adresse un doigt d'honneur aux supporters des Young Boys de Berne qui l'insultent. La photo fait le tour du monde. Tollé et trois matchs de suspension malgré le mea culpa de l'intéressé : « Ma réaction aurait dû être une performance sans erreur et non une mise à niveau avec certains spectateurs » . L'auréole est une nouvelle fois saccagée quelques jours plus tard. Au Qatar, on l'accuse de s'être allégé les flancs en plein match. Vidéo. Nouveau tour du monde. Busacca, lui, nie en bloc : « Je ne sais pas ce que j'ai fait à ce moment précis. Peut-être que j'ai remis mon t-shirt dans mon short... » , jure-t-il. Les polémiques ne l'empêchent pas d'être absous et de s'envoler en Afrique du sud. Justement, il commence par arbitrer un Afrique du sud – Uruguay au cours duquel il exclut durement le portier Bafana Bafana et accorde un pénalty à Suarez et sa bande. Le sélectionneur Parreira tempête : « C'est le pire arbitre qu'on ait vu dans cette compétition jusqu'à maintenant. Il ne mérite pas d'être ici ! » . Crucifié, Massimo devra plier bagage, quitter le pays en martyr alors que, selon les spécialistes de l'arbitrage, la finale lui tendait les bras. Habitué aux déluges médiatiques, Busacca devrait faire le dos rond après Barcelone-Arsenal. Une nouvelle pénitence. D'autant que Massimo n'est pas homme à se remettre en cause, planqué derrière une sorte de fatalisme mystique : «  Comme tout arbitre, j'ai commis plein d'erreurs. Je ne suis pas Dieu » . Pas Dieu, mais Tout-Puissant. Durant quatre-vingt-dix minutes...

Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié



Hier à 18:30 La Fondation Lionel Messi pas très utile selon les Football Leaks 34
Partenaires
Gérez comme un pro votre équipe de sport amateur Olive & Tom
dimanche 14 janvier Le low-kick fou de Tony Chapron 165
À lire ensuite
Schalke, que du bonus