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Solskjær, le retour de l'assassin

Revenu à Molde en octobre 2015 après un échec brutal sur le banc de Cardiff, Ole Gunnar Solskjær a été nommé mercredi matin sur le banc de Manchester United, où il est devenu à la fin des années 1990 l'assassin au visage d'enfant. Celui que l'on a longtemps désigné comme l'héritier de Sir Alex Ferguson revient enfin à la maison.

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C'est l'histoire d'un type qui, joueur, passe sa vie sur un banc. Il vient de Kristiansund, un point placé à l'ouest sur la carte de la Norvège, un coin surtout connu pour son festival de photo – le Nordic Light – et pour être le lieu de naissance du poète Arnulf Øverland. Sinon ? Rien, ou pas grand-chose. Alors, lorsqu'il est sur ce banc, Ole Gunnar Solskjær tourne la tête à droite, puis à gauche. Et se prépare, prêt à bondir « à n'importe quel moment » . Tic, tac. Pas une émotion, pas un sourire, rien : un tueur à gages. Pourquoi ce regard ? « Je viens de Kristiansund, et je jouais pour Manchester United, s'expliquera-t-il quelques années plus tard. Il m'arrivait de m'asseoir sur le banc à côté de David Beckham ou de Ryan Giggs. Je ne suis même pas le joueur préféré de mon fils. Alors, qui j'étais pour faire la gueule, sachant qu'en plus la décision de ne pas me titulariser venait du plus grand manager du monde ? » Cet homme, c'est Sir Alex Ferguson, un mentor à qui Solskjær a juré loyauté et fidélité dès le premier jour, un entraîneur dont il note le moindre mot, le moindre geste, la moindre décision dans un carnet qu'il tient au quotidien.


Simple, Ole Gunnar Solskjær, l'enfant supporter de Liverpool, est devenu un mec « fasciné » par le monde opposé : Manchester United, le club qu'il a décidé de rejoindre en juillet 1996 alors que les Reds lui faisaient la cour, tout comme le PSV et le Bayern, et pour lequel il utilisera le « nous » au terme de sa première saison. Moins de trois ans plus tard, le Norvégien y est devenu « l'assassin au visage d'enfant » , un soir de finale de C1, au Camp Nou, grâce à « un but chanceux » : « Ce soir-là, quand Teddy Sheringham a égalisé, j'ai vu la prolongation arriver et je me suis simplement dit que j'avais de la chance d'avoir trente minutes de rab à disputer dans une finale de Ligue des champions. Mais j'ai tout ruiné... » Pour l'histoire et la légende, ce ballon poussé au fond du but d'Oliver Kahn vient se glisser aux côtés de son expulsion volontaire face à Newcastle un an plus tôt. Pour entretenir son rêve, aussi. Un rêve qui reprend vie maintenant, tout de suite. Seul changement : Solskjær a changé de costume.

Vidéo

Héritier de Ferguson, surveillant de Pogba


Aujourd'hui, Ole Gunnar Solskjær a 45 ans et un destin qui lui a été planté sur le front il y a une dizaine d'années : l'ancien supersub aux 126 buts marqués en 366 matchs sous le maillot de United serait l'hériter. Celui de Ferguson, évidemment. C'est l'idée qui circule depuis que le Norvégien a rangé ses crampons, à l'été 2007, moment où, trente secondes après l'annonce, Sir Alex Ferguson a décidé de lui filer l'entraînement des attaquants de l'équipe première pour un an. Dans un premier temps pourtant, Solskjær décide qu'il n'entraînera jamais : trop de presse, trop de pression, trop de tout. Il se dit qu'une fois le foot terminé, « ce sera définitif » . Foutaise : le voilà prêt à mettre à l'épreuve ses notes. Il réfléchit : « Le foot, au fond, c'est quoi ? Créer des problèmes à votre adversaire et solutionner ceux qu'il vous pose. Le reste, c'est principalement de la gestion humaine. Nous sommes avant tout des psychologues. » Ses premiers patients ? Les membres de l'équipe réserve de Manchester United, dont Paul Pogba, un ado que le néo-coach voit comme « un gamin fantastique, brillant » . Un Pogba qu'Ole Gunnar Solskjær va retrouver dès cette semaine, dans le vestiaire de l'équipe première : l'hériter vient d'être nommé coach intérimaire du club jusqu'en juin 2019 à la suite du départ de José Mourinho, et ce, alors que MU vit actuellement son plus mauvais début de saison depuis l'exercice 1990-1991.


« J'ai fait un rêve... »


Comment pouvait-il refuser ? Impossible, et celui qui a tout gagné en tant que joueur – une C1 en 1999, six championnats (1997, 1999, 2000, 2001, 2003, 2007), trois Community Shield (1996, 1997, 2003), deux FA Cup (1999, 2004) et une Coupe intercontinentale en 1999 – ne s'en est jamais caché : « J'ai fait un rêve, celui d'entraîner un jour Manchester United. » Le voilà de retour à la maison, à Old Trafford, en compagnie de Mike Phelan, historique des années Ferguson, pour une pige de quelques mois après laquelle il retournera entraîner à Molde, où il a commencé sa carrière de numéro un en 2011 et où il s'est fait un nom en tant que coach, remportant notamment deux titres de champion de Norvège, avant de partir et de revenir en octobre 2015 après un échec formateur. Cet échec, c'était Cardiff, rejoint en janvier 2014 pour sauver le club d'une descente en Premier League. Résultat ? Un fail total, Solskjær tentant de changer complètement le style d'une équipe en galère avec laquelle il était repassé à Old Trafford, et une expérience qui lui a permis de mûrir.



Le Solskjær qui revient aujourd'hui en Angleterre n'est plus le même : durant sa deuxième expérience à Molde (2015-2018), il s'est offert un beau parcours en C3 lors de la saison 2015-2016, mais a surtout réussi à évoluer tactiquement, allant même jusqu'à s'essayer à la défense à trois, lui qui ne jurait au départ que par le 4-4-2 cher à Ferguson avant d'embrasser le 4-3-3. C'est surtout une caution historique que le board mancunien ramène, doublée d'un homme positif dans le discours et la mise en place d'un environnement positif, là où Mourinho a plombé le moral de certains joueurs, notamment les jeunes : un domaine où Ole Gunnar Solskjær excelle. Samedi, à Cardiff, ce qui est un drôle de hasard, l'histoire reprendra et Manchester United commencera sa phase de grands travaux. La suite ? « On ne sait jamais... » , aime répéter son nouvel entraîneur. Au fond, qui connaît mieux le banc d'Old Trafford que lui ?



Par Maxime Brigand Propos d'Ole Gunnar Solskjær recueillis par MH, tirés du SO FOOT n°93, et du Manchester Evening News.
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