Une caméraUne caméra qui illustre les papiers contenant une vidéoPhylactèrePictogramme représentant un phylactère (bulle utilisée dans les bandes déssinées) servant à illsutrer les commentaires envoyés par les lecteursTrophéePictogramme représentant un trophée. Ce picto illustre la section résultats / classement de SOFOOT.com Logo FacebookIcone facebook faisant le lien avec la page Facebook de notre siteFlècheUne flèche servant à la navigation. Le sens de la flèche change en fonction du contexte où elle est utiliséeLogo Google +Lien vers notre page Google+Icone "Hamburger"Icone composé de trois lignes noires horizontales identiques, les unes au dessus des autres, servant à illustrer la notion de "menu".Logo, InstagramPetit appareil photo servant à lier vers notre page InstagramPouce vers le hautPictogramme représentant une main fermée en poing avec le pouce dressé vers le haut. Illustration de la notion de "like" des réseaux sociaux MoinsLe signe mathématique "moins" Appareil photoUn appareil photo qsui illustre les articles avec photoPlusLe signe mathématique "plus" LoupePictogramme représentant une loupe, illsutrant la notion de "recherche" sur le site.Répondre àUne flèche arrondie, pointant vers la gauche et servant à évoquer la réponse à un commentaireEtoileEtoile à 5 branches, illustrant la notion de "mise en favoris"Logo twitterPetit oiseau illustrant le lien vers notre compte Twitter
MATCHS 6 Résultats Classements Options
Abonne-toi à SOFOOT Boutique (Photos, T-Shirt, goodies, etc.)
  1. //
  2. // Superligue

Roxana Maracineanu : « Cette Superligue, cela ressemble un peu à une traîtrise »

Le projet de Superligue ne pouvait laisser le gouvernement français indifférent ou silencieux. Le président de la République s’est exprimé et s’est réjoui qu’aucun club de Ligue 1 n’ait rejoint le camp des félons. Mais l’enjeu dépasse la réaction à chaud et pose de fait sur la table des questions aussi essentielles que la fonction ou la mission de l’État face à ce type de conflits au sein du sport professionnel, ainsi évidemment que le rôle que va jouer l’échelon européen. La ministre déléguée aux Sports, Roxana Maracineanu, entre donc sur le terrain.

Modififié
Comment avez-réagi à l’annonce de la création de cette Superligue ?
Je l’ai déjà dit, pour moi, il s’agit d’abord d’un « séisme » . Même si effectivement, l’idée existe depuis un moment. Toutefois, qu’elle aboutisse maintenant, alors que nous traversons un épisode compliqué avec la pandémie actuelle, cela ressemble un peu, à mes yeux, à une traîtrise par rapport aux autres clubs. Eux aussi sont en difficulté, et nous avons besoin de solidarité, entre pays, entre sport amateur et sport pro, etc. Et justement, à ce moment précis, ils décident de lancer leur Superligue...

De Paris à Munich, la résistance prend forme

« Il importe surtout de préserver les instances telles qu’elles existent aujourd’hui. Je ne suis pas convaincue que la concurrence à outrance soit bénéfique dans le sport. »

Que peut être le rôle du gouvernement ou de l’État devant pareille situation ?
Notre marge de manœuvre consiste à accompagner les décisions des instances sportives internationales. La même chose s’est produite dans le basket voici 20 ans, il faut donc être attentif. Il faut protéger le mouvement sportif au niveau européen. Thomas Bach, président du CIO, a attiré l’attention des gouvernements à ce propos. La position de la France demeure de rappeler que si on n'interdit pas la libre concurrence, il faut accorder une sorte de priorité au système historique existant. Il s’impose de maintenir bien sûr de la solidarité, éviter une ligue fermée, conserver le principe de la pyramide compétitive et le mérite sportif, même si je pense que les tenants de la Superligue trouveront un moyen ou un autre de répondre à ces injonctions. Il importe surtout de préserver les instances telles qu’elles existent aujourd’hui. Je ne suis pas convaincue que la concurrence à outrance soit bénéfique dans le sport. J’en ai fait l’expérience personnelle quand j’étais nageuse, avec l’arrivée du circuit des petits bassins de 25 m qui venait concurrencer les compétitions en bassin olympiques de 50 m. Il faut prendre le temps de bien réfléchir aux conséquences, y compris en matière de santé pour les sportifs.

« Il faut arriver à penser au niveau européen une relation particulière entre l’UE et le mouvement sportif, à l’instar de ce qui peut exister en France, avec des contreparties évidemment. »

C’est au niveau européen que doit se régler la question ? On sait que les promoteurs de la Superligue risquent de porter l’affaire devant les tribunaux européens...
C’est un sujet qui revient régulièrement depuis deux ans que je suis en poste, quand je me réunis avec mes collègues de l’UE. Il faut arriver à penser au niveau européen une relation particulière entre l’UE et le mouvement sportif, à l’instar de ce qui peut exister en France, avec des contreparties évidemment. Seulement, depuis l’arrêt Bosman qui a fait entrer le sport dans le champ de la libre concurrence et de la libre circulation des travailleurs, les instances sportives internationales et les organisateurs d’événements sportifs sont considérés comme des entreprises privées comme les autres. Ma position reste que c’est à eux (UEFA, etc.) de venir démontrer en quoi ils possèdent quelque chose de spécifique à faire valoir face aux entreprises privées qui arrivent sur le marché (équité, ouverture des compétitions, intégrité des sportifs), pour ensuite discuter avec les États européens de la manière d’affirmer la nature de notre relation. C’est évidemment compliqué. Les 27 membres de l’UE n’ont pas tous la même façon d’établir leur rapport au mouvement sportif. Cela dit, la présidence de l’Union sera assurée à partir du 1er juillet par la Slovénie, et ensuite ce sera la France. La Slovénie a, de ce point de vue, la même conception que nous. J’ai eu la ministre des Sports slovène au téléphone plusieurs fois, et elle partage mon approche. Comme Monsieur Čeferin est aussi slovène, cela facilitera peut-être les contacts. En attendant la présidence française.


Le gouvernement va-t-il continuer d’encourager les clubs français à refuser la Superligue ?
Ils ont décidé, eux-mêmes, de ne pas rejoindre la Superligue. Nous saluons cette décision, que nous soutenons en cohérence avec ce que je viens d’expliquer plus haut. Les clubs allemands ont fait de même pour protéger leur modèle qui, par ailleurs, est moins dépendant des droits télévisés.



Propos recueillis par Nicolas Kssis-Martov
Vous avez relevé une coquille ou une inexactitude dans ce papier ? Proposez une correction à nos secrétaires de rédaction.
Modifié

Faut vous le dire combien de fois ? Remballez votre Superligue !




Dans cet article


Partenaires
Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons Tsugi MAILLOTS FOOT VINTAGE Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine Olive & Tom
Hier à 17:20 Mediapro demande une aide de 230 millions d’euros au gouvernement espagnol 92 Hier à 16:35 23 ans plus tard, la Salernitana de retour en Serie A 38
Hier à 15:15 Affrontements entre des supporters de Numancia et les proches d’un joueur 13 Hier à 14:20 L’historique Recreativo de Huelva relégué en D5 espagnole 12 Hier à 12:50 Un but du milieu de terrain en D1 suédoise 1
Partenaires
Olive & Tom Pronostic Foot 100% Gratuits ! + de 100 Matchs analysés / semaine MAILLOTS FOOT VINTAGE Tsugi Foot.Fr : Boutique De Foot : Maillot, Survêtement, Chaussures, Ballons
Hier à 12:30 Obraniak futur entraîneur du Touquet en N3 52