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On a fait passer un entretien au Lensois venu à Bollaert avec un CV géant

Vendredi soir, Jean Guichard, 21 ans, était à Bollaert-Delelis avec des proches pour voir le RC Lens rouler sur Troyes. Jusqu’ici, rien d’original. Mais il n’est pas venu les mains vides. En tribune Trannin, il a déployé un drapeau de trois mètres de haut, sur lequel il avait fait imprimer son CV. Une initiative qui a fait mouche pour cet étudiant d’une école de commerce, à la recherche d’un contrat à partir de janvier, puisque sa vidéo a été vue plus de 430 000 fois sur LinkedIn. Ça valait bien un petit entretien, préalable à l'embauche.

Tu vas souvent à Bollaert ?
J’y allais régulièrement quand j’étais encore chez mes parents, à Compiègne. Cette saison, j’y suis allé quatre fois. Mon père était supporter de Lens, je le suis devenu aussi depuis le premier match que je suis allé voir. Pour mes 10 ans, j’avais assisté à un triste 0-0 entre Valenciennes et Lens, même pas à Bollaert. Mais rien que le fait de voir les supporters sang et or avec cette motivation, cette envie de profiter d’un moment convivial, ça m’a touché. En allant régulièrement au stade, surtout avec mon père et mes frères, l’amour grandit pour le club et pour ses valeurs de famille, de respect... On joue souvent au foot ensemble. Avec mon père et mes trois frères, on est une équipe de five ! Même s’il y a un traître qui a suivi la voie de mon grand-père, qui était pour le LOSC.

« Ça m’a coûté entre 50 et 150 euros, mais les retombées sont très positives. »

Et donc vendredi, tu as décidé de venir au stade avec un CV géant...
(Rires.) Ça ne s’est pas fait comme ça, il y a une préparation. J’ai eu cette idée folle d’imprimer mon CV sur un drapeau il y a onze mois. J’en ai beaucoup parlé, avec des gens qualifiés. J’ai eu des encouragements comme « C’est génial, fonce, fais-le ! » , et en même temps des interrogations, du genre « Attends, mais comment tu vas faire ? » C’est ce qui m’a aidé à bien me préparer. Pour le design aux couleurs du RC Lens, j’ai reçu une grande aide d’une camarade, Cassandre Teyssier. Mon père Hervé, qui est DRH, m’a aidé à mettre les bonnes choses sur ce CV, même si le but n’était pas forcément de le lire, mais de voir que c’était un CV. Il a fallu trouver le bon imprimeur pour avoir quelque chose qui tienne la route et qui accroche, donc j’ai appelé en demandant le tissu, comment était la toile, etc. Ça m’a coûté entre 50 et 150 euros, mais les retombées sont très positives.



Comment est venue cette idée ?
J’ai fait un rapprochement, tout simplement, entre ma passion et mon travail. Mes deux expériences au Paris FC, dans le business development et le marketing, m’ont beaucoup appris et m’ont conforté dans l’idée que je voulais travailler dans le monde du sport. Quand on pense au RC Lens, on pense à ses supporters. J’avais en tête cet immense drapeau quadrillé rouge et jaune, avec le drapeau français et le drapeau britannique. Pour moi, ça allait dans la logique des choses et je me suis lancé.

« Au stade, le steward m’a demandé d’ouvrir mon drapeau, parce que je l’avais replié. Et au moment où je l’ai ouvert, il a parlé dans son talkie-walkie pour dire : "Bon, c’est un CV géant de trois mètres de haut, qu’est-ce qu’on fait ?" »

Tu n’as pas eu de problème pour entrer dans le stade avec ?
J’avais bien prévenu le directeur de la sécurité que j’arrivais avec un drapeau de trois mètres, il m’avait dit qu’il avait pris note de ma demande et que les vigiles feraient leur travail. Au stade, le steward m’a demandé d’ouvrir mon drapeau, parce que je l’avais replié. Et au moment où je l’ai ouvert, il a parlé dans son talkie-walkie pour dire : « Bon, c’est un CV géant de trois mètres de haut, qu’est-ce qu’on fait ? » Avec ma bande de copains, on a regardé tout autour de nous les stewards qui avaient une oreillette, on s’est mis à rigoler... J’ai pu entrer avec, à la condition de le baisser pendant le match. J’ai pu le sortir avant le coup d’envoi et au coup de sifflet final, c’était une soirée vraiment parfaite.

Donc au moment de venir saluer le public, les joueurs ont pu voir ton CV ?
(Rires.) Ils ont commencé par la tribune Delacourt, puis la Marek, puis la Trannin, où on était. Donc ils font un arc de cercle moins élargi pour rentrer jusqu’au vestiaire. Quelques-uns se sont arrêtés de loin, qui ont plissé les yeux et qui se sont demandé : « Mais c’est quoi, ça ? » Je n’ai pas encore eu de retour d’un joueur ou d’un membre du staff sportif. En tout cas, ça a interpellé et ça nous a bien fait rire.



Quelles ont été les réactions au moment où tu as déployé ton drapeau dans la tribune ?
Beaucoup de rires, de « Moi je t’embauche direct » et d’étonnement. Des gens se demandaient : « Mais c’est quoi, ça ? Qu’est-ce qu’il vient faire ici ? Qu’est-ce que c’est que ça ? » J’ai expliqué pas mal de fois la démarche. Après, il y a des personnes assises derrière moi qui n’ont pas pu voir l’entrée des joueurs parce que j’ai brandi cet étendard. J’avais le droit de le montrer jusqu’au coup d’envoi, donc j’en ai profité jusqu’à ce moment-là, et je suis allé m’excuser auprès des personnes que j’ai pu gêner.

Ce match contre Troyes, c’est la meilleure soirée que tu as passée à Bollaert ?
Complètement, à 1000%. Il y a l’aspect sportif avec cette victoire éclatante du RC Lens, mais aussi l’achèvement d’un projet pour moi, avec des membres de ma famille et des copains à qui j’ai fait découvrir Bollaert. Tout ce mélange était incroyable.

Actuellement, il est où ce drapeau ?
Pour l’instant, chez moi. J’avais comme projet de l’envoyer au RC Lens pour qu’ils le voient et terminer comme cela, mais vu l’ampleur de la vidéo et les retours déjà reçus, je pense que je vais le garder en souvenir. Ça ne m’étonnerait pas qu’il finisse dans la chambre de mon petit frère, il a beaucoup de drapeaux en décoration. En rentrant après ma semaine de cours, je pense qu’il va finir sur son mur.

« J’ai eu des retours en moins de 24 heures : des offres d’emploi, des appels, on m’a envoyé des descriptions de poste par mail et par message privé sur LinkedIn... »

Tu as eu quelques touches depuis vendredi ?
Depuis la vidéo, oui. Ça a commencé à se voir doucement sur LinkedIn et j’ai eu des retours en moins de 24 heures : des offres d’emploi, des appels, on m’a envoyé des descriptions de poste par mail et par message privé sur LinkedIn... Le buzz de la vidéo dépasse complètement mes attentes ou ce que j’aurais pu imaginer. Je dirais que j’ai eu entre 20 et 25 demandes de contact pouvant conduire à une offre. C’est très satisfaisant, et très perturbant en même temps. La prochaine étape, c’est de calmer un peu cette effervescence pour me poser et réfléchir aux propositions.



Ton téléphone chauffe plus que celui de Jonathan Clauss en ce moment ?
Non, je ne pense pas ! Mon téléphone n’a jamais autant chauffé, c’est certain, mais non. D’ailleurs, en parlant de Clauss, mon petit frère était dégoûté parce qu’il avait une super pancarte « Jonathan Clauss, ton maillot » , mais il l’avait déjà donné en Marek malheureusement. J’ai mis un petit rush dans la vidéo en espérant que si un membre de l’équipe sportive du RC Lens le voit, peut-être que...

Ça marchera peut-être mieux s’il inscrit son message sur un drapeau de trois mètres.
(Rires.) On aurait dû échanger nos rôles !

« Je doute que le LOSC m’appelle, mais si ça arrivait, j’y réfléchirais, bien qu’il y ait toujours un petit côté amer. »

Tu cherches quoi exactement comme poste ?
J’espère faire partie d’une équipe de ressources humaines, recruter de nouveaux talents dans un établissement sportif, mais je ne veux pas me fermer de portes parce que j’ai beaucoup de cordes à mon arc. Mon école, l'ESCE, est tournée vers l’international, donc ça peut être un poste lié au rayonnement d’une marque ou d’une entreprise. J’ai aussi les cordes marketing et business developer avec mes expériences au Paris FC. Ces quatre dimensions - ressources humaines, international, marketing, business development - peuvent se mixer.

Travailler au RC Lens, ce serait le rêve ultime ?
Que ce soit maintenant, en janvier ou plus tard, je sais que cette case RC Lens sera cochée, c’est certain. C’est toujours une histoire de timing, surtout à des postes très prisés, où il y a peu de turnover. Aujourd’hui, j’ai cette certitude que je passerai par le RC Lens du côté administratif au moins une fois dans ma carrière professionnelle, et ça représenterait un accomplissement.

Et si le LOSC t’appelait ?
Si le LOSC m’appelait... Ce serait très cordial, je ne fermerais pas la porte à l’opportunité de travailler dans un club qui est champion de France. J’écouterais les propositions. Je doute que le club m’appelle, mais si ça arrivait, j’y réfléchirais, bien qu’il y ait toujours un petit côté amer. Au moins, je ferais plaisir à un de mes frères !

Propos recueillis par Quentin Ballue
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