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Mayence-Francfort, une rivalité en devenir

Leurs adversaires traditionnels les ayant abandonnés, le FSV Mainz 05 et la Sportgemeinde Eintracht Frankfurt se sont retrouvés à « créer » le Rhein-Main Derby. Pourtant, quand on y regarde de plus près, cette rivalité entre les deux clubs n'est pas si anodine que cela.

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Des derbys et des rivalités, il y en a dans toute l'Allemagne. Mais que fait-on quand l'adversaire n'est plus en mesure de lutter ? On s'en cherche un autre, histoire de montrer qu'on est vraiment le plus fort. Dans les années 60-70-80, ça s'écharpait pas mal entre la Sportgemeinde Eintracht Frankfurt et les Kickers Offenbach, sur le pré comme dans les tribunes (voire ailleurs). Mais le club de la banlieue a coulé depuis, et les deux clubs ne se sont retrouvés qu'en DFB-Pokal au cours des années 2000. Même constat du côté de Mayence : avant, le 1.FC Kaiserslautern régnait en maître sur la Rhénanie-Palatinat, et parfois même sur le reste du pays. Et puis le FSV Mainz 05 est arrivé, tout doucement, il y a une dizaine d'années. Après une série de valses entre l'élite et son antichambre, Mayence a laissé son partenaire en galère, pour mieux s'amuser avec les grands.

« Personne ne vous connaît en Europe »


Du coup, Francfort et Mayence se sont retrouvés là, sans personne à chahuter, à chambrer, à insulter. Alors les deux villes, distantes de 42 kilomètres ont commencé à se regarder. « Et pourquoi pas nous, tiens ? » , ont-elles l'air de se dire. Il est vrai que tout est en place pour une jolie opposition de style : d'un côté, Mayence, cité de 200 000 âmes, située sur le Rhin, avec ses étudiants et son carnaval, qui n'a pas trop l'air de se prendre la tête. De l'autre, Francfort sur le Main, près de 700 000 habitants, la BCE, de l'Apfelwein (vin de pomme, à ne pas confondre avec le cidre), l'une des plus belles skylines d'Europe et son aéroport monstrueux (12e rang mondial). Bref, ça parle boulot, business, et ça se prend très au sérieux.

Francfort la grande, Mayence la petite. D'un point de vue Fussball, c'est la même : l'Eintracht, c'est un titre de champion d'Allemagne (1959), 4 Pokale (74, 75, 81, 88) et surtout, une Coupe de l'UEFA en 1980, cette fameuse année où quatre clubs allemands se sont retrouvés dans le dernier carré. Un bon Traditionsverein, comme la Bundesliga les aime, avec ses joies excessives quand le club gagne et ses crises (excessives aussi) quand le club se casse la gueule. Les fans du SGE ont bien raison quand ils balancent à ceux du « Null-Fünf » que personne ne les connaît en Europe ( « In Europa kennt euch keine Sau » ). Mainz, c'est un titre en amateurs en 1982 et deux montées en 1. Bundesliga, en 2004 et 2009. Pas de quoi fouetter un chat ; néanmoins, quand le club joue, c'est un peu comme le vin blanc de la région : quand ça gagne, c'est délicieux, quand ça perd, pas grave, ce n'était pas assez frais, voilà tout.

Une lutte pour la montée comme génèse


Comme pour toute rivalité, il faut un point de départ : celui entre Mainz et Frankfurt se situe en 2003, le 25 mai plus exactement. 34e et dernière journée de 2. Bundesliga. Les deux équipes sont à la lutte pour la montée. Grâce à un quadruplé de Benjamin Auer, Mainz mène 4-0 à Braunschweig au bout de 61 minutes de jeu. Pendant ce temps, Francfort fait 3-3 face à Reutlingen. Puis, tout s'enchaîne très vite. 79e : Abdoul Thiam réduit la marque pour Braunschweig ; 83e : Bakary Diakité marque pour Francfort, avant de récidiver à la 90e. Et dans le temps additionnel, Alexander Schur en met un dernier. Scores finaux : 6-3 pour l'Eintracht, 1-4 pour Mainz 05, et Francfort monte grâce à une meilleure différence de buts (+26 contre +25). À charge de revanche pour Mayence, qui montera la saison d'après et qui, au fil des ans, se stabilisera beaucoup plus que son voisin.


Vidéo

Et finalement, après des années d'attente, le « Rhein-Main Derby » aura enfin lieu dans l'élite. Le 19 novembre 2005, Mainz accueille l'Eintracht dans son Stadion am Bruchweg. Dans un premier temps, Jürgen Klopp hallucine en voyant son défenseur Nikolce Noveski inscrire deux buts contre son camp, coup sur coup (3e et 6e minutes). Mais le futur entraîneur de Dortmund sautera vite de joie en voyant le Macédonien réduire la marque à la 70e, avant de voir son protégé Mohamed Zidan délivrer une passe décisive à Petr Ruman dans les ultimes secondes de la rencontre. Avec deux événements de ce genre, c'est peu dire que cette rivalité ne cesse de grandir. Les matchs sont heurtés, il y a des buts (31 en 13 confrontations dans l'élite), et dans les tribunes, les supporters s'en donnent à cœur joie. Tout ce qu'il reste à faire, c'est choisir son camp. Du moins sa Wurst : celle de Francfort est mondialement réputée, mais celle de Mayence se défend pas mal, paraît-il.

Par Ali Farhat
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