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Loiodice, la tête et les jambes

Il aura 18 ans en novembre prochain, sept mois après avoir effectué ses débuts en Ligue 1 avec Dijon à Bordeaux le 28 avril dernier. Depuis, Enzo Loiodice a signé un contrat professionnel pour trois ans, obtenu son bac S, disputé dans la peau d’un titulaire les trois premiers matchs de la saison et vient d’être convoqué avec l’équipe de France des moins de 19 ans. Des évènements que le jeune milieu de terrain gaucher gère avec une étonnante maturité.

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« Tu verras, pour un gamin de 17 ans, il est surprenant. Tu auras l’impression de parler avec un mec de 25 ans, au discours posé et réfléchi. » Avant de bavarder avec Enzo Loiodice, les avis recueillis auprès des journalistes locaux qui l’ont déjà approché, du service communication du club ou tout simplement d’éducateurs du DFCO sont tous unanimes sur l’intelligence du joueur. « C’est quelqu’un de structuré, qui a reçu une excellente éducation. Enzo a un socle familial solide, et il anticipe tout. Quand les choses arrivent, il sait les gérer puisqu'il s’y était préparé. Franchement, il est étonnant. C’est pour cela que ses performances en Ligue 1 sont bonnes. C’est un garçon déjà très professionnel, qui sait ce qu’il veut. En U19, l’équipe n’était pas forcément la même quand il n’était pas là  » , explique Grégory Peres, l’entraîneur de l’équipe B du DFCO (National 3) et qui a coaché Loiodice en U19 la saison dernière.

Trois minutes à Bordeaux pour commencer

Au printemps dernier, quand l’effectif bourguignon diminuait à vue d’œil à cause des blessures, Olivier Dall’Oglio avait appelé plusieurs jeunes pour faire le nombre à l’entraînement, mais aussi pour des matchs de Ligue 1, alors que le maintien était déjà acquis. Loiodice fait partie du troupeau. Personne ne le connaît en dehors de la structure du club, mais sept mois plus tard, sa présence ne se discute plus. « J’ai profité des circonstances : il y avait beaucoup de blessés, surtout à mon poste. J’ai eu la chance d’être appelé début avril, mais sans ces évènements, je ne serais peut-être pas arrivé aussi vite. J’ai pu montrer certaines choses lors des entraînements, puis lors des quatre matchs que j’ai joués en L1, dont une fois en tant que titulaire contre Angers lors de la dernière journée (2-1, le 19 mai). Ma première apparition à Bordeaux (1-3, le 28 avril), je m’en souviendrai toujours... J’ai essayé de faire ce que je sais faire, sans en rajouter. Pour moi, c’était déjà extraordinaire de jouer en Ligue 1 » , intervient le milieu de terrain parisien.

Le tremplin des Gobelins

Car Loiodice, qui a été formé au DFCO, est un pur fils de la capitale, né dans le 2e arrondissement. Ce fils d’un agent immobilier et d’une chercheuse, dont le frère aîné (21 ans) joue aussi au foot, a rejoint Dijon à l’âge de 14 ans, après avoir signé sa première licence au Sporting Club de Paris. « J’avais 6 ans, et j’ai ensuite rejoint l’US Gobelins en U12. » Trois ans plus tard, un éducateur évoque le cas Loiodice avec Jean-Carl Tonin, alors en charge du recrutement pour le centre de formation dijonnais. Lequel flaire le bon coup et convie le jeune Parisien à venir effectuer des essais en Bourgogne. « J’avais 14 ans, d’autres clubs. Auxerre, Reims et Saint-Étienne étaient intéressés. J’avais fait des tests dans les deux premiers, mais c’est à Dijon que je voulais aller. » Si son père n’est pas (trop) hostile à voir son plus jeune fils s’exiler à 300 bornes du nid familial, madame Loiodice n’est pas emballée par le projet. Mais alors pas du tout. «  Elle trouvait que c’était trop loin, trop tôt. Je comprends, pour une mère, ce n’est pas facile à accepter  » , explique le fiston. La rencontre avec les responsables de la formation dijonnaise finit par la rassurer. Et la détermination d’Enzo fait le reste.

Rap, jazz et aviation

C’était il y a presque quatre ans, et le jeune milieu de terrain logeait au centre de formation. Aujourd’hui, avec son premier contrat professionnel en poche, Enzo Loiodice vit dans son propre appartement. « Je suis pro, mais je n’ai pas changé mes habitudes, car j’étais déjà rigoureux au niveau de l’alimentation, du repos, de l’hygiène de vie. Je devais m’inscrire à l’IUT après mon bac. Cela ne s’est pas passé comme prévu, mais je suis très heureux de ce qui m’arrive. » Grégory Peres ne se fait pas de soucis quant à l’apprentissage des exigences du haut niveau. « Il est très responsable. La console de jeux, les réseaux sociaux, ce n’est pas vraiment son truc. Pour un gamin de son âge, c’est assez rare. Depuis que je le connais, je me suis rendu compte que c’est un vrai buvard. Il absorbe tout et très vite. » Et quand ses potes sortent, lui préfère rester à la maison. « Déjà, l’année dernière, je ne sortais quasiment jamais. Je suis assez casanier. J’avais mes études, le foot, je savais ce que je voulais » , tranche, avec aplomb, celui qui occupe son temps libre à lire, écouter de la musique – « du rap américain ou français, de la variété française, du jazz » – et qui se dit passionné par l’aviation. « J’espère un jour pouvoir passer mon brevet de pilotage, car c’est vraiment quelque chose qui m’intéresse, presque autant que le foot. »

Dall’Oglio : « Il a une vraie réflexion sur le jeu »

Car Loiodice est un vrai amoureux de son sport, ce qui n’est pas le cas de tous ceux qui peuplent les vestiaires professionnels. « Il a une vraie réflexion sur le jeu. Pour son âge, il a une réelle aisance, technique et tactique. Physiquement, ce n’est pas un monstre (1,76 m, 60 kg), mais il est solide. C’est un marathonien, qui compense son manque de puissance par son sens de l’anticipation » , intervient Olivier Dall’Oglio, avec qui le jeune milieu de terrain échange beaucoup. « Olivier est un formateur. Il y a beaucoup d’échanges entre lui et Enzo. Avec le staff de l’équipe pro, le joueur va beaucoup progresser, car le coach et ses adjoints savent comment travailler avec ce type de joueur. Ils vont savoir le gérer » , reprend Peres. Évidemment, Loiodice a encore beaucoup à apprendre, «  notamment dans son jeu long, dans l’utilisation de son pied droit et dans sa capacité à déséquilibrer l’adversaire. Mais je ne suis pas inquiet, il comprend vite  » . Dall’Oglio, qui raffole de ce genre de profil à façonner, n’a pas hésité à le titulariser lors des trois premières journées. À Nice (0-4), Loiodice a même délivré sa première passe décisive en L1, permettant au Marocain Nayef Aguerd d’ouvrir le score. « Il avait montré des choses intéressantes en fin de saison dernière, il a continué lors de la préparation, et je suis satisfait de ce qu’il fait depuis le début du championnat. Parfois, il faut un peu le canaliser à l’entraînement, car il ne sait pas toujours doser ses efforts » , poursuit Dall'Oglio.



Timide, mais pas effacé, vite adopté par un vestiaire réputé facile, Loiodice savoure l’instant présent et les bonnes performances du DFCO, seule équipe avec le Paris-SG à avoir fait le plein au mois d’août. « On ne s’enflamme pas. Je vais vous sortir une phrase bateau, mais on prend les matchs comme ils viennent. L’objectif est de se maintenir, si possible le plus vite possible. Et puis moi, si je devais m’enflammer, je sais que je serais très vite recadré... »

Par Alexis Billebault, à Dijon
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