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Lille : et sans pression, c'est mieux ?

Enfermé dans son projet de développement sportif, le LOSC, déjà éliminé de la Ligue des champions, s'apprête à recevoir l'Ajax alors que Christophe Galtier digère encore la fuite de deux membres de son staff vers Tottenham. Ainsi va la vie dans un club qui doit en permanence retravailler les composantes de son cadre.


Gérard Lopez a toujours aimé les gouttes. Celles qu’ils laissaient apparaître sur son front d’adolescent au milieu des années 1980, d’abord, en allant bosser trois fois par semaine au Foot Locker d’Esch-sur-Alzette, au Luxembourg, ou lorsqu'il filait découper des poissons aux côtés de son père dans les halles de Rungis, quelques années plus tôt. Celles qu’il voyait sur le crâne de ses idoles d’enfance, ensuite : Charles Barkley, José Touré, Mike Tyson. Surtout Tyson, d’ailleurs, le même Tyson qu’il a ressorti de sa poche il y a quelques jours dans un entretien donné à La Voix du Nord, publié dans un hors-série consacré aux 75 ans du LOSC, afin d’imager exactement ce qu’il attend aujourd’hui de son club : « On veut être des leaders pour être respectés et craints. Pour moi, en sport, la crainte, c’est l’ultime respect. Je pense à la carrière de Mike Tyson. Sa carrière est tombée à l’eau quand il n’a plus été craint. Avant, les boxeurs avaient peur de lui. C’est un grand classique du respect par la crainte. Le respect du beau geste, c’est pour ceux devant la télé. Aujourd’hui, Lille est le Petit Poucet de la Ligue des champions. Il y a une sorte de crainte, car on surprend, on a cette capacité à faire mal. » Mais ça, c’était hier, soit avant une terrible concession lâchée par Lopez en personne vendredi soir dans un couloir du Parc des Princes, quelques minutes à peine après la cinquième défaite de la saison du LOSC en Ligue 1. À savoir : « Oui, c’est un Lille plus faible que la saison dernière. » Et c’est un Lille qui, à l’heure de recevoir l’Ajax mercredi soir, n’est plus craint par grand monde. Drôle de nœud.

Football mirage


Un nœud qu’il est d’abord possible de chiffrer : le LOSC n’a remporté qu’un seul de ses dix derniers matchs toutes compétitions confondues. C’était face à Bordeaux (3-0), fin octobre, et cela avait fait presque tomber Christophe Galtier - alors victime d’une hypoglycémie - à la renverse. Depuis ce succès isolé, les Nordistes ont été balayés trois fois en déplacement (Marseille, Valence, Paris) et n’ont pu se défaire d’un Metz accrocheur (0-0). On a surtout retrouvé durant cette période un LOSC frileux offensivement, incapable d’exploser en transition comme il savait si bien le faire la saison dernière (Nicolas Pépé est parti, on le sait), presque bloqué psychologiquement. À Paris, vendredi soir, où Galtier avait de nouveau décidé de placer la paire Ikoné-Araujo sur la proue d’un 3-5-2, voilà ce que le technicien nordiste en a dit : « Cette fois encore, à l’approche des seize mètres, il manquait trop de justesse et de prises d’initiatives... (...) Finalement, on ne les a pas sortis de leur zone de confort. » Et c’est bien le problème.


Cette saison, le LOSC peine à se réinventer et à redevenir imprévisible. Rien de surprenant lorsqu'on connaît le modèle d’achat-revente du club, ce qui force, saison après saison, son chef de bord à reconstruire un nouveau cadre. En arrivant à Lille, Galtier savait pourquoi il signait et la semaine écoulée a fait remonter à la surface certaines conséquences : mercredi dernier, quelques heures après la nomination de José Mourinho sur le banc de Tottenham, le technicien français voyait deux de ses hommes de base - son adjoint, João Sacramento, et son entraîneur des gardiens, Nuno Santos - prendre l’Eurostar. Pourquoi ? Comment ? Car c’est ce que dicte sa feuille de route, incarnée par Luis Campos, conseiller sportif de Lopez qui n’est pourtant pas salarié du LOSC : soit la même qu’il tenait fermement à Monaco et qui laisse les meilleurs éléments s’envoler une fois qu’ils ont été dragués par plus grand. Hier, c’était Nicolas Pépé, Thiago Mendes, Youssouf Koné et Rafael Leao. Aujourd’hui, c’est au tour de Sacramento et Santos. Demain viendra celui de Victor Osimhen, sur les épaules de qui repose actuellement la quasi-intégralité du rendement offensif lillois, Campos ayant déjà annoncé que « si tout se passe normalement, à la fin de la saison, il y aura un gros transfert » pour l’attaquant nigérian. Et ce, après seulement 15 titularisations chez les Dogues.


« L'avantage, c'est qu'on n'a aucune pression »


De fait, Osimhen est désormais le symbole d’un football mirage, où un club repose pendant une saison, en partie, sur les performances d’un type qui vient seulement de s’installer en ville et qui repartira moins d’un an plus tard. Dans le cas de l’ancien buteur de Charleroi, on peut même parler d’une assurance-vie, Victor Osimhen ayant planté neuf buts cette saison pour le LOSC, soit autant que tous les autres attaquants de l’effectif (Rémy, Ikoné, Araujo, Yazici, Bamba), là où Pépé était davantage suivi l’an passé (Jonathan Bamba avait fini la saison avec 14 buts, Leao avec 8 buts et le trio Rémy-Araujo-Ikoné avec 14 perles à eux trois). Un constat qui fait tiquer Lopez - « Quand Victor n’est pas là, les autres ne marquent pas, c’est aussi simple que ça » - et que Galtier résumait à Paris à une histoire de « culot » : « On en a manqué sur le plan offensif, mais aussi de décisions spontanées pour amener le danger. Ce n’est pas un problème de détermination, c’est un problème de retenue sur le geste offensif, de mauvaise dernière passe. » Partant, l’Ajax, demi-finaliste de la dernière édition, meilleure attaque du groupe (10 buts), de son championnat (47 buts, quatre buts marqués lors de chacune de ses cinq dernières sorties) et monstre piqué au vif par sa glissade à Chelsea lors de la dernière journée (4-4 après avoir mené 1-4), se transforme en défi immense, d’autant que le LOSC va débouler sur la piste sans Adama Soumaoro et José Fonte, rentré de Paris avec une gêne au mollet, et donc avec une doublette Djaló-Gabriel dans l’axe.



Mais Galtier n’a plus peur, car le LOSC ne peut plus se brûler : il peut seulement briller. Alors, mardi soir, le coach nordiste est venu appuyer sur la nécessité de prendre cette rencontre avec « beaucoup d’envie, de détermination et sans pression » . Pourquoi ? « Car l’avantage, c’est qu’on n’a plus aucune pression. Là, c’est un match de Ligue des champions, chez nous, face à l’une des meilleures équipes d’Europe. C’est la plus belle des vitrines. » Une vitrine que les Lillois vont de nouveau chercher à faire exploser, eux qui avaient été loin d’être ridicules à l’aller à Amsterdam malgré le résultat (0-3). « Évidemment, il serait bon qu’on soit plus efficaces, a soufflé Christophe Galtier mardi soir. Mais j’ai vu que Navas avait été placé dans l’équipe type ce week-end et, après le match aller à Amsterdam, Onana avait été élu homme du match. Donc ça prouve que l’on se crée des situations, il faut que ça continue et ça va tourner. Il faut que mes joueurs se libèrent, qu’ils insistent, je suis convaincu qu’ils vont redevenir efficaces. » Mercredi soir, face à un Ajax privé de Blind et Veltman, ce sera la clé multiple : efficace face au but, efficace défensivement, efficace dans le pressing, efficace dans les transitions. Mike Maignan, lui, promet : « Ce sera un meilleur match que les quatre précédents. » Cela ne serait pas de trop pour éponger les gouttes.



Par Maxime Brigand, à Lille
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