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Thomas Meunier, Chef de Bruges

Lorsque Thomas Meunier signe au PSG à l’été 2016, il est quasi inconnu du grand public en France. On sait de lui qu’il a joué l’Euro 2016 avec la Belgique, et les plus avertis à son sujet aiment rappeler qu’il sort d’une saison couronnée de succès avec Bruges. Tout au plus. Une appréciation bien loin de refléter les cinq années de Meunier du côté de la Venise du Nord, qu’il retrouve en Ligue des champions ce mardi avec le maillot parisien sur le dos.

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L’été prochain, Thomas Meunier sera libre de s’engager avec le club de son choix. « Pour l'instant, c'est simple, il n'y a rien du tout, confiait le Belge à beINSPORTS ce dimanche. Je joue mes matchs et, que ce soit le staff technique ou la direction, tout le monde suit attentivement mes prestations. » L’envie de l’international belge, elle, n’a jamais bougé d’un iota. Pour Meunier, l'objectif est de rester à Paris. C’est aussi prolonger un rêve. Prolonger l’ivresse d’un cas de figure que le gamin de Sainte-Ode ne matérialisait que dans ses fantasme les plus fous. « Pour un joueur de foot, ce n'est pas donné dans une carrière de pouvoir faire partie d'un groupe qui a l'ambition de gagner une Ligue des champions. Il n'y a pas beaucoup de joueurs qui peuvent dire : "J'ai joué avec Neymar, Cavani, Verratti, Mbappé." » Oui, Thomas est lucide. Il l’a toujours été d’ailleurs. C’est sûrement pour cela qu’à l’aube de retrouver le FC Bruges en Ligue des champions, les souvenirs de sa vie d’avant rejaillissent. Ceux qui lui rappellent qu’un an avant de signer chez le finaliste de la C1 édition 1978, il travaillait à l’usine automobile de Saint-Gobain Autover. Qu'il évoluait au troisième échelon du football belge à Virton et, surtout, que sa notoriété se résumait à ses buts les plus spectaculaires exposés sur YouTube. Oui, depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. À Bruges plus qu'ailleurs.

Le grand saut


Pour le storytelling, Thomas Meunier aime raconter que ce sont ses faits d’armes postés sur Internet qui ont participé à le faire signer au FC Bruges en janvier 2011. Un véritable raccourci pour Sébastien Grandjean, son ancien coach à Virton, avec qui Meunier garde toujours contact aujourd’hui : « C’était un garçon qui faisait la différence grâce à son talent technique. Il n’était pas encore l’athlète accompli qu’il est aujourd’hui. C'est normal, à 17-18 ans, le squelette grandit plus vite que l’appareil musculaire. En revanche, techniquement, il était au-dessus du lot. Il ridiculisait des garçons comme Karim Belhocine, qui est aujourd’hui l’actuel coach de Charleroi. » Que Karim se rassure : il n’est pas le seul à subir les blagues de Toto le buteur. L’adolescent longiligne, qui évolue en position de « neuf ou neuf et demi » , est présenté par le FC Bruges comme « le jeune buteur de Virton » qui « effectuera le grand saut vers la Division 1 » . Rien que ça. « Tout le monde disait que Bruges, c’était trop grand pour lui, rembobine Grandjean. Il faut quand même se rappeler que le Bruges de l’époque, ce n’était pas encore l’équipe qui domine le championnat aujourd’hui. »


La première année de Meunier dans le Nord est une réussite. Il inscrit son premier but face à Westerlo lors de la 1re journée, et boucle surtout une saison avec 26 matchs au compteur sous la houlette (en grande partie) du coach allemand Christoph Daum. Au sein du club, l’instabilité règne à tous les étages et les entraîneurs se succèdent. Au début de la saison 2012-2013, Daum est remplacé par Georges Leekens qui vient de lâcher la sélection belge. Meunier apparaît de moins en moins, la faute à de petits pépins physiques. Mais les déconvenues de son équipe, notamment en éliminatoires de Ligue des champions, puis en championnat par la suite, vont bouleverser l’ordre établi. Pour le plus grand bonheur de Meunier, qui ne le sait pas encore.

Barré en pointe par... Carlos Bacca


Le 15 novembre 2012, Juan Carlos Garrido est nommé à la tête de l’équipe première du FC Bruges. L’ancien coach de Villarreal croit en Thomas Meunier. Mais pas vraiment comme buteur en série. « Quand je suis arrivé, Thomas faisait partie des éléments offensifs et voulait jouer dans ce registre, commente le technicien espagnol. Mais, devant, il y avait aussi Carlos Bacca, Maxime Lestienne, Refaelov ou encore Víctor Vázquez. On lui a quand même donné sa chance lors d’un match face à Malines, mais il a livré une performance, disons, qui n’atteignait pas le niveau de celles que les autres joueurs offensifs de l’équipe pouvaient aligner. » Mais pas de panique : Garrido a quand même un plan pour Thomas. « On avait des problèmes avec nos latéraux, et lors d’un match de Ligue Europa contre Maritimo, j’ai fait passer notre latéral droit Tom Hogli à gauche et j’ai mis Thomas à droite. Il n’était pas forcément à l’aise d’entrée, mais il avait été pas mal. On avait perdu 1-0 (2-1 en réalité, N.D.L.R.), mais on a tout de suite senti qu’il avait les qualités pour évoluer à ce poste. » Sur le coup, Meunier ne comprend pas et s’entête à vouloir jouer devant. Il n’est d’ailleurs pas le seul à douter de ce changement de poste. « Je persiste encore aujourd’hui à dire que même s’il n’avait pas été replacé arrière latéral droit, il serait devenu un joueur tellement important en neuf et demi ou en deuxième attaquant, assène Sébastien Grandjean. Et il aurait été international aussi ! Il est presque trop technique pour un latéral droit. On nous avait demandé notre avis, à moi et aux deux anciens internationaux Marc Degryse et Gert Verheyen, lorsque Garrido avait annoncé vouloir faire de lui un latéral droit. Et on était tous les trois d’accord pour dire que c’était presque du gâchis ! Même si aujourd’hui, pour qu’il soit titulaire et qu’il aille en équipe nationale, il faut reconnaître que c’était bien joué. »


Comme depuis le début de sa carrière, Meunier s’accroche, bosse et finit par s’y faire. Il comprend rapidement qu’il y a une place à prendre, et qu’il a les qualités pour. Il travaille sans rechigner ses manques tactiques et défensifs. Si bien qu’aujourd’hui, près de sept ans après sa métamorphose, il en serait presque à théoriser ce à quoi doit ressembler le latéral moderne. « Le poste de latéral s'est beaucoup modernisé, et c'est fini l'époque à quatre derrière avec des défenseurs qui restent sur place pendant tout le match. On est obligés de participer au jeu offensivement. Pour moi, on agit beaucoup plus comme des milieux qui ont des capacités à récupérer et à attaquer que vraiment comme des latéraux. C'est quelque chose qui me convient, car j'aime courir et j'ai des qualités offensives de par mon passé et, défensivement, je suis très bien entouré, donc je parviens toujours à faire le travail comme il se doit. C'est un poste qui me convient bien, même si le plaisir absolu reste quand même d'être un attaquant. »

« Il courait deux kilomètres de plus que le reste de l'équipe »


Le déclic a eu lieu, et hormis quelques soucis physiques, Thomas Meunier est installé dans le onze de départ et n’en sortira plus jamais. Avec Bruges, il dispute régulièrement la Ligue Europa et goûte même aux préliminaires de la Ligue des champions. Il découvre, dès 2013, la sélection, et commence à mesurer le chemin parcouru. Ce qui ne l’empêche pas de continuer de bosser comme un acharné. Sébastien Bruzzese, son gardien de but lors de la saison 2015-2016 qui mène Bruges au titre, n’a pas oublié ce cadre « qui courait deux kilomètres de plus que le reste de l’équipe » : « Thomas, c’est quelqu’un qui ne parle pas beaucoup, mais qui s’exprime via sa prestance, via le travail qu’il abat. Tout le monde connaissait ses qualités à Bruges. Je suis arrivé au moment de sa dernière année, et une chose sautait tout de suite aux yeux : il n’avait plus rien à prouver dans ce club. Le coach Michel Preud’homme et la direction le savaient, et ce n’est pas pour rien qu’il a été le seul à avoir un bon de sortie après le titre de champion. »

« On refaisait le match en buvant un Orval, une bière qui vient de sa région »


Sportivement, Meunier est au top, mais reste un mec simple en dehors. Quand il ne crée pas de ses mains le nouveau design d’un sponsor du club, il écume les galeries d’art de Bruges et de ses environs. L'année du sacre, il prend d'ailleurs du temps pour rester auprès d'une famille qui commence à s’agrandir. Bruzzese détaille : « On s’est rapprochés, car on vient plus ou moins du même coin. On était dans la même école à quelques années d’écart. La dernière année, il était souvent à la maison en partie, car sa femme était enceinte de son premier enfant. Juste après les matchs, lorsqu'on gagnait, on se retrouvait chez lui après la rencontre pour prendre un petit verre. On refaisait le match en buvant un Orval, une bière qui vient de sa région. Il en avait toujours à la maison. » Un petit rituel qui sera de courte durée. Meunier est prêt à basculer dans une autre dimension, encore. Il est prêt à embarquer pour l’Euro 2016, prêt aussi à rejoindre le PSG contre la modique somme de 7 millions d’euros. Une destination qui aurait d’ailleurs pu être tout autre selon son ancien coach Garrido. Mais pas moins excitante que la Ville Lumière : « Avant qu’il ne parte à Paris, j’avais discuté avec un ami membre de la direction du FC Barcelone. Je lui avais dit : "Signez-le, car c’est un joueur de top niveau." Finalement, ils ne l’ont pas pris. Peut-être car c’est dur pour le Barça de signer un joueur de Bruges. Mais ça démontre surtout que, pour beaucoup, et pas seulement moi, Thomas Meunier avait déjà un très bon niveau avant d’arriver au PSG. Aujourd’hui, il fait partie des 5-6 meilleurs du monde à son poste. » Ce mardi, Thomas Meunier a beau ne s’attendre « à aucun accueil particulier » pour son retour au stade Jan-Breydel, comme il le répétait en conférence de presse d’avant-match, ce rendez-vous avec son passé aura forcément un parfum particulier. Un parfum d'Orval.




Par Andrea Chazy Tous propos recueillis par AC, sauf ceux de TM par beINSPORTS
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