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Iker Casillas en 10 dates

Raconter brièvement la vie sportive d’Iker Casillas relève de l’exploit. Ainsi, à travers dix dates marquantes de sa carrière, retrouvez le parcours de la jeune pousse de Móstoles, devenue en quelques années légende vivante du Real Madrid et de la Roja.

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  • 20 mai 1981 : La naissance d’un Saint


    « Je ne suis pas un Galactique, je ne suis qu’un gamin de Móstoles. » À l’instar d’un Raúl gêné aux entournures par la politique tout en strass et paillettes du Real Madrid de Florentino Pérez, Iker Casillas ne s’accommodera jamais de son statut de capitaine marketing. Lui, l’enfant de la banlieue de Madrid, n’oubliera jamais ses origines modestes et populaires. Mieux, il les entretiendra au fil des années et appose même son nom à l’artère centrale de Móstoles ainsi qu’à son stade. Pour autant, comme l’indique son prénom, Casillas dispose également d’origines basques, une région où il a passé une partie de sa tendre enfance et qui explique, en partie, son caractère taiseux.

    Le jeune Iker, pas peu fier de son premier équipement merengue

  • 12 septembre 1999 : Les débuts merengues


    Débarqué à l’âge de neuf ans au centre de pré-formation du Real Madrid, il en gravit les échelons à la vitesse de la lumière. Une précocité que confirme la date de ses débuts. Ainsi, lorsqu’il défend pour la première fois les cages de l’équipe fanion merengue, il ne compte que 18 printemps au compteur. Signe du destin, c’est sur la pelouse du mythique San Mamés qu’il distille ses premières parades. Une rencontre qui se termine sur le score de deux partout, et dont le principal instigateur, l’entraîneur gallois John Toshack, se rappelle comme « l’un des moments les plus importants de sa carrière » . Pour sûr, quelques mois plus tard, San Iker remporte sa première C1 au poste de titulaire. À 19 ans. Écœurant.

    La perte de virginité de Casillas
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  • 15 mai 2002 : Glasgow, le premier exploit San Iker


    Loin de faire l’unanimité dans son club, le jeune Iker entame la saison 2001/02 avec la chasuble de remplaçant. Une étiquette de doublure qu’il alterne tout au long de l’exercice avec le vétéran César Sánchez, pour finalement définitivement l’endosser lors du sprint final. Au coup d’envoi de la finale de Ligue des champions face au Bayer Leverkusen, il se place donc aux côtés de Vicente del Bosque sous la guérite d’Hampden Park. Et ce, jusqu’à la 68e minute, lorsqu’il doit remplacer au pied levé son homologue blessé. S’ensuit une fin de match agonique qui voit le jeune Iker Casillas réaliser trois prouesses de haut vol et offrir, au même titre que Zinédine Zidane, la Novena au peuple blanc. Quelques semaines plus tard, bis repetita : alors doublure de Cañizares, il gagne ses galons de titulaire avec une Roja qui s’envole pour le Mondial asiatique.

    Les arrêts miracles de Casillas face au Bayer
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  • 27 avril 2008 : Le meilleur match de sa carrière


    « Tout simplement le meilleur match que j’ai joué depuis que je suis au Real Madrid. » À l’heure d’évoquer sa plus belle partition sous la liquette blanc meringue, Iker Casillas ne cesse de rappeler cet après-midi d’avril 2008. Dans un Santiago-Bernabéu comble, prêt à fêter une Liga qui lui tend les bras, le portier madridista sort le grand jeu et stoppe toutes les tentatives des Leones. Un 100 % d’arrêts, dont un penalty détourné, qui lui vaut les louanges de ses coéquipiers - « Un monstre » , selon le novice Pepe - comme des aficionados - qui passent presque plus de temps à fêter le natif de Móstoles que le prochain titre de Liga. Par là même, cette saison lui offre son premier et seul trophée Zamora de gardien le plus imperméable du pays.

    Le chef-d’œuvre d’Iker, selon Iker
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  • 22 juin 2008 : Casillas brise les penaltys italiens et écrit l’histoire espagnole


    Lorsqu’il débarque sur le territoire austro-helvétique, Iker Casillas traverse le meilleur moment de sa carrière. Et le plus faste, en atteste sa prestation de haut vol en quarts de finale de l’Euro. Face à une Italie championne du monde en titre, le portier et désormais capitaine de la Roja sort le grand jeu. Comme le narre son ami de toujours Xavi Hernández au Pais : « Luis m’avait changé en fin de match. Je suis entré dans une furie… Depuis le banc, j’avais extrêmement peur. Et ce jusqu’aux penaltys, car je savais qu’il y avait Iker. J’ai grandi avec lui et je sais qu’il apparaît toujours au bon moment. Je savais que lors de cette nuit de Vienne, Iker était là et qu’il allait changer l’histoire. » Pour sûr, une semaine plus tard, la Roja s’assoit sur le toit du Vieux Continent.

    La séance de penaltys face aux Italiens
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  • 11 juillet 2010 : Arrêt miracle sur Robben, ou le premier Mondial de la Roja


    Le 62e tour de cadran vient de s’enclencher que la défense néerlandaise renvoie un six mètres d’Iker Casillas comme elle le peut. Après trois coups de tête approximatifs, le cuir retombe dans les pieds d’un Sneijder qui lève la tête et aperçoit le départ de Robben. La suite est un tube dont l’Espagne du football ne se lasse pas : seul face à l’attaquant oranje, le portier se couche sur la gauche tout en laissant traîner ses jambes à droite. Des pieds qui lui permettent de stopper la tentative adverse et, par ricochet, de remporter le Mondial. « Plus Robben avançait, plus je me disais que mes chances de stopper sa tentative étaient élevées, développait-il en 2013. Aujourd’hui encore, quand je revois cette parade, je suis ému jusqu’aux larmes. »

    La définition en image de San Iker
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  • 5 septembre 2012 : La reconnaissance royale


    Déjà détenteur du Prix du Prince des Asturies des sports en 2010 avec l’intégralité de la Roja, Iker Casillas retrouve telle récompense en 2012 à la suite du nouveau sacre européen de la sélection. Ce prix, qui distingue les sportifs les plus aguerris et, surtout, solidaires, il le partage avec son ami Xavi, rencontré pour la première fois lors du Mondial U-17 égyptien en 1997. Dès lors, une complicité rare s’installe entre les étendards respectifs du Real Madrid et du FC Barcelone. Malgré des bas - cf. le coup de téléphone entre les deux hommes après des insanités entendues dans les Clásico de l’ère Mourinho -, mais surtout beaucoup de hauts - un triplé historique Euro-Mondial-Euro -, les deux comparses se rendent des hommages appuyés. Ainsi, alors que le Catalan annonce son départ du FCB, il en profite pour remémorer à tous « l’importance de Casillas pour son club et pour son pays » .

    Deux belles têtes de vainqueur et une coupe de cheveux répréhensible


  • 22 décembre 2012 : La Rosaleda et le crépuscule d’un roi


    Quand José Mourinho s’empare du trône madridista, le FC Barcelone de Pep Guardiola truste les titres autant que les louanges. Une situation insupportable pour Florentino Pérez, qui décide de faire entrer le loup portugais dans la bergerie du natif de Móstoles. La relation entre les deux hommes, d’abord cordiale, prend une tournure bien plus exécrable à partir de ce déplacement à la Rosaleda. Une rencontre que le capitaine Iker suit depuis la guérite et qui entraîne une explication totalement loca du Special One : « À mon avis, Adán est meilleur. C’est la seule opinion qui tienne. » Adán meilleur que Casillas ? Sérieusement ? Une journée plus tard, le hasard fait bien les choses et rend à Casillas sa place dans les cages, le jeune Adán étant expulsé dès les premières minutes.

    Des images introuvables, jusqu’à l’arrivée de José
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  • 23 janvier 2013 : Mestalla et la chute d’un roi


    Un mois et un jour après l’épisode de la Rosaleda, le hasard (re)frappe de plein fouet Iker Casillas. Ou plutôt, la main d’Iker Casillas. Car de ce déplacement de Copa del Rey sur la pelouse du Valence CF, le capitaine madridista en reviendra avec une main dans le sac. L’action, au premier abord anodine, révèle finalement une fracture de la main gauche du Madrilène après un dégagement raté de son coéquipier Arbeloa… José Mourinho saute alors sur l’occasion et recrute dès le lendemain le portier remplaçant du FC Séville, Diego López. La suite ne sera plus jamais la même pour Casillas : relégué sur le banc jusqu’à la fin du mandat du Portugais, il ne retrouve une place de titulaire qu’en Ligue des champions malgré l’arrivée de Carlo Ancelotti. Surtout, la rupture avec une frange du Bernabéu est engagée.

    Le geste sacrément technique d’Arbeloa
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  • 23 mai 2015 : La der des ders au Bernabéu


    L’anonymat de l’adversaire en explique peut-être la faible importance laissée dans la mémoire collective. Et pourtant, cette dernière journée de la Liga 2014/15 est bien la dernière apparition d’Iker Casillas sous le maillot blanc immaculé du Real Madrid. Un match terminé sur le score de 7-3 et qui connaît pour ultime buteur le milieu de Getafe Medhi Lacen : « Personnellement, c’est un moment inoubliable. Déjà que je ne marque pas beaucoup, le faire au Bernabéu est un instant magique. L’ambiance était étrange. Lorsque son nom a été annoncé par le speaker, il y a eu un mélange de sifflets et d’applaudissements. Au coup d’envoi, on se doutait pourtant que cela pouvait être la der de Casillas. Le climat vraiment était pesant autour de lui, alors qu’après autant de saisons au top et en tant que capitaine du Real, il aurait mérité bien mieux. Quant au fait d’être le dernier buteur contre Casillas le Merengue, c’est un moyen pour moi de rester dans l’histoire du football espagnol. Mes potes m’ont pas mal chambré là-dessus. Je ne voulais pas les croire jusqu’à ce que je regarde la conférence de presse des adieux de Casillas durant l’été. » Triste fin pour un si grand saint.

    La dernière apparition de Casillas sous le maillot du Real Madrid, snif
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    Par Robin Delorme
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