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Deschamps : souviens-toi l'été 2012

Avant le match amical de mardi soir, avant le quart de finale de la dernière Coupe du monde, avant une défaite à Montevideo au printemps 2013, l'Uruguay a un jour servi de première fois à Didier Deschamps. C'était le 15 août 2012, au Havre. Retour sur un dépucelage.

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Il y a douze jours, au siège de la FFF, Didier Deschamps a soufflé un bon coup : « Vous aviez été gentils avec moi, ce soir-là. » Alors que les Bleus accueillent mardi soir l’Uruguay au Stade de France pour un match amical qui a soudainement pris la forme d’une opération rachat après la défaite de l’équipe de France à Rotterdam (2-0) vendredi dernier, c’est un autre souvenir qui remonte : celui du premier jour, de la première pierre, de la première nuit. « Et on se rappelle toujours sa première » , sourit le sélectionneur tricolore, qui fêtera ce mardi sa quatre-vingt-quatrième apparition sur le banc national. Où c’était ? Au Havre. Comment c’était ? « Pas terrible, mais bon. » Avec qui c’était ? L’Uruguay, justement, au cœur d’un été post-Euro 2012 où tous les compteurs avaient été remis à zéro et où Deschamps avait tenu à marquer sa rupture avec Laurent Blanc. Avec déjà deux urgences : le résultat – Blanc, lui, exprimait souvent son souci de maîtriser le ballon et plaçait le « cœur du jeu » au milieu des débats – et le devoir d’exemplarité des convoqués. Et tout a commencé.

Là, la fête est finie

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Liste de messages et zones de vérité


Le résultat : la priorité suprême aux yeux de Deschamps, dont l’objectif premier aura été de trouver une osmose rapide à un groupe de traumatisés par les échecs sportifs.
« On est arrivés à une période où tous les joueurs étaient en vacances ou en phase de reprise. Nous, ça faisait trois ans qu’on travaillait en Ligue 1, on avait disputé la Ligue des champions avec l’OM, donc on avait repéré certains joueurs. On s’est basés sur ça pour commencer, tout en ayant conscience qu’il y avait du travail, beaucoup de travail. » Guy Stéphan
De son propre aveu, l’Euro 2012 n’était « pas son aventure » , la compétition ayant laissé derrière elle l’image d’une équipe de France sans génie et dont l’élimination en quarts de finale contre l’Espagne n’aura même pas été considérée comme un mauvais résultat. Lorsqu’il prend les commandes du navire le 8 juillet 2012, six jours après avoir choisi de quitter l’OM, l’ancien champion du monde 1998 souligne alors d’abord sa volonté de voir des joueurs « heureux » de jouer pour le maillot bleu et affirme qu’il ne faut pas « vivre éternellement avec le passé » . Ses idées sportives ? « On me parle souvent de l’importance du cœur du jeu. Mais les équipes mettent des buts dans les zones de vérité, c’est-à-dire les deux surfaces. Le cœur du jeu permet l’équilibre de l’équipe. Il est capital, mais voilà : ce n’est pas là qu’on marque. Je n’invente rien. Je n’ai pas inventé le football. » De l’esprit de compétition poussé au max.



Pour son premier match contre l’Uruguay, fixé trente-huit jours plus tard, Didier Deschamps doit aussi faire au plus vite et utiliser ses expériences récentes pour monter rapidement sa première liste, ce que raconte Guy Stéphan, son adjoint : « On est arrivés à une période où tous les joueurs étaient en vacances ou en phase de reprise. Nous, ça faisait trois ans qu’on travaillait en Ligue 1, on avait disputé la Ligue des champions avec l’OM, donc on avait repéré certains joueurs. On s’est basés sur ça pour commencer, tout en ayant conscience qu’il y avait du travail, beaucoup de travail. » Ce qui a donné, dans les faits, une liste de messages : Nasri et Ménez suspendus à la suite des débordements de l’Euro, Deschamps décide également de se passer de Yann M’Vila et Hatem Ben Arfa, tout en tendant la main à quelques nouveaux (Yanga-Mbiwa, Varane, Jallet, Capoue).

« Il va falloir se tenir à carreau »


Le devoir d’exemplarité : quelques semaines avant d’arriver sur le banc des Bleus, Didier Deschamps souligne dans L’Équipe que « certaines valeurs ont tendance à disparaître » et sacralise pour de bon la sélection : « Les Bleus, c’est sacré ! » Ce qu’il répète dès son premier discours à Clairefontaine.
« Bon, le principal, c’était de ne pas prendre de but. C’est vrai que ce n’était pas extraordinaire comme match, mais l’Uruguay avait fait demi-finale de Coupe du monde deux ans plus tôt, était venu avec une grosse équipe... » Guy Stéphan
« Lors de sa première prise de parole, Didier a mis l’accent sur les exigences du football de haut niveau, il a fixé des règles strictes, détaille Stéphan. Il fallait insister là-dessus, c’était aussi l’une de nos missions en acceptant le poste : poursuivre le chemin entamé par Laurent Blanc et accentuer la connexion avec le public. » Knysna n’est pas encore totalement effacé des mémoires, certains comportements de l’Euro n’ont rien arrangé, le joueur français a sale réputation, et Deschamps, choisi par Noël Le Graët, va rapidement chercher à nettoyer la chose, interdisant notamment l’utilisation des téléphones portables en salle de soins pour favoriser les échanges entre les joueurs et le staff. « Il va falloir se tenir à carreau » , glisse alors Gaël Clichy. Avant le match contre l’Uruguay, les Bleus n’ont alors que quelques jours, deux séances, mais aussi un objectif déjà scotché à l’horizon : la qualification pour la Coupe du monde 2014, sans laquelle Deschamps, qui avait au départ demandé un contrat de quatre ans et qui n’en aura eu que deux, prendra la porte.

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Benzema et Giroud associés en attaque


Au Havre, la France se pointe alors en 4-4-2 avec Benzema et Giroud en pointe, Mavuba et Gonalons devant la défense, Mapou Yanga-Bbiwa dans l’axe. Le match, lui, est oubliable : une petite cérémonie d’ouverture pour un mandat, là où le précédent s’était refermé sur des illusions de reconstruction perdues. Deschamps est à l’époque le meilleur candidat possible à la succession de Laurent Blanc, cherche à libérer le potentiel d’un groupe qui tient la route et bosse alors déjà sur le produit – le collectif – plutôt que sur un alignement sans idée d’individus. Et c’est ainsi que l’aventure a commencé : par un 0-0 sans lumière, là où Blanc avait chuté en Norvège pour sa première (2-1) et où aucun sélectionneur n’a remporté son premier match sur le banc des Bleus depuis Aimé Jacquet, en février 1994, contre l’Italie (1-0). « Bon, le principal, c’était de ne pas prendre de but, sourit aujourd’hui Guy Stéphan. C’est vrai que ce n’était pas extraordinaire comme match, mais l’Uruguay avait fait demi-finale de Coupe du monde deux ans plus tôt, était venu avec une grosse équipe... » Un mois plus tard, l’équipe de France allait gagner en Finlande (0-1) et dominait la Biélorussie (3-1) : l’histoire commençait, les Bleus allaient perdre contre le Japon et faire un nul en Espagne. Didier Deschamps, lui, parlait d’efficacité avant tout, déjà. Six ans plus tard, l’Uruguay est tombé en quart de finale de Coupe du monde et revient mardi soir au stade de France : aux yeux d'Oscar Tabárez, Deschamps est devenu un « modèle » .





Par Maxime Brigand Propos de Guy Stéphan recueillis par MB
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